La seconde guerre mondiale

                                              

 

 

CHRONIQUES  DE  LA  VIE  AERIENNE

  EN  RHÔNE-ALPES

 

 

 LA  SECONDE  GUERRE  MONDIALE

 

 

 

août 1939,  à la mobilisation en août 1939, toutes les unités de l'Armée  de l'Air présentes sur la Base aérienne de Bron  passent sur pied de guerre. En fin de mois, elles ont regagné leur terrain d'affectation dans leurs zones d'opérations.

 

1er septembre 1939,

            déclaration de guerre à l'Allemagne et début de la Seconde Guerre mondiale.

            à la déclaration de guerre, la base aérienne de Bron est vide de ses escadres, seuls la Compagnie de l'Air 210/105 et le Parc aéronautique 5/105 constituent  la Base aérienne 105. Le Groupe Aérien Régional de Chasse (GARC 562 ex GARL 562) qui deviendra en janvier 1940 le Groupe de Chasse III/9, implanté dur le terrain de Bron en dehors de la base aérienne, doté de 12 Dewoitine 501, est chargé de la couverture aérienne de la région lyonnaise.

 

3 septembre 1939, tout trafic aérien civil et commercial est interdit.

 

automne 1939, le 405ème Régiment d'Artillerie de Défense Contre les Aéronefs (RADCA) a ses quartiers, à Sathonay, dans la banlieue lyonnaise. Il dispose, pour protéger la région lyonnaise des incursions d'avions ennemis d'un :

            réseau d'alerte composé de compagnies de guet dans le nord-est de la région ;

            une quinzaine de batteries de défenses antiaériennes sont positionnées autour de Lyon, dont cinq dans l'est lyonnais (121ème batterie à Bron-Parilly équipée de canons de 75, 122ème batterie à Décines équipée de canons de 75 long pour le tir antiaérien, 123ème batterie au fort de Saint Priest équipée d'un canon de 75, 124ème batterie à Vénissieux, 125ème batterie à Vaulx en Velin équipée d'un canon anglais de 94 mm, section de mitrailleuses lourdes de 13,2 mm ceinturant le terrain d'aviation de Bron. Toutes ces batteries dépendent du 41ème Groupe de DAT (Défense Aérienne du Territoire) dont l'Etat-Major est installé au Fort de Bron. 

 

16 novembre 1939, organisation du Dépôt d’Instruction de l'Aviation Polonaise en France (DIAP).

 

15 décembre 1939, le DIAP est installé sur la Base aérienne de Bron.

 

12 décembre 1939, le Wibault 281 T 12 n°10, immatriculé F-AMTT, baptisé « L'Imbattable » appartenant à la Compagnie Air France mais réquisitionné par l'Armée de l'Air s'écrase, vers 13 h 10, au lieu-dit « Fontclause » sur la commune de Caloire (Loire). L'appareil effectuait un vol de liaison entre Lyon-Bron et Paris-Le Bourget. A bord de l’appareil : le sergent-chef Maurice Suau, pilote, est éjecté, et les cinq autres membres d'équipage trouvent la mort. 

 

15 décembre 1939, ce jour-là, l’Armée de l’Air perd un grand nombre de ses appareils, de tous les types (plus de soixante-dix), par suite de l’inexpérience de ses pilotes et de l’aggravation des conditions météorologiques sur la Vallée du Rhône. C’est la radio allemande par la voix du speaker de Radio-Stuttgart qui annonce le désastre.  Cet événement est resté longtemps frappé du secret d’Etat.

Partis dans la matinée du terrain d’Avord à destination de d’Istres, les appareils qui atteignent la Vallée du Rhône, en milieu de journée, connaissent divers accidents :

            un bimoteur Bloch 200, s’écrase au sol sur la commune du Breuil (Rhône). Les trois membres d’équipage, qui sautent en parachute, sont indemnes.

            le bimoteur Bloch 210, n°183, appartenant à la 4ème escadrille du 2ème groupe de la 51ème escadre de bombardement s’écrase au sol, vers 13 h 10, à 700 mètres de la localité de Saint Martin d’Août (Drôme). Des six membres d’équipage ; l’adjudant-chef Bouvet et le caporal-chef Lucas qui ont sauté en parachute s’écrasent au sol, leur parachute s’étant mal ouvert, les sergents Dugourd, Bonzon et Porcher qui ont également sautés en parachute sont indemnes, le lieutenant Bonnardel qui est resté dans l’appareil est grièvement blessé. 

            le Bloch 200, n°9, appartenant à la 4ème escadrille du 2ème groupe de la 51ème escadre de bombardement s’écrase au sol, en cours d’après-midi, dans les «Bois du Gresou» sur la commune de Divajeu-La Répara (Drôme.Trois membres d’équipage  sont retrouvés carbonisés dans les débris de l’avion : sergents Descoudras et Lautrette et aviateur Saulnier. 

 

            le bimoteur Caudron 445 Goéland, n°39, se pose en catastrophe, en cours d’après-midi, au quartier de Paillassier, au sud de la ville de Valence. (Drôme) Les trois membres d’équipage sont indemnes.

             le bimoteur Caudron 445  Goéland, n°89, se pose en catastrophe, en cours d’après-midi, au quartier «des Grises», sur la commune de Saint Sorlin en Valloire (Drôme).  Les trois membres d’équipage sortent indemnes de l’appareil et passeront un mois, de fermes en fermes dans la région, avant que l’autorité viennent les chercher...

            le bimoteur  Caudron Goéland 445 n°43  fait un atterrissage forcé  en bordure nord  de la localité deSablons (Isère) en milieu de journée, par temps de neige, le bimoteur Caudron Simoun n° 345 de l’Ecole de pilotage d’Istres, fait un atterrissage forcé à proximité du hameau de Mallevieille sur la commune de Lesperon (Ardèche), à proximité de Langogne. Les deux membres d’équipage sortent indemnes de cet accident. L’appareil fait partie d’un vol de convoyage d’une centaine d’aéronefs entre les bases aériennes d’Avord et d’Istres. 

 

à l'automne 1939, sont mis en place des écoles de pilotage à Andrézieux-Bouthzéon et à Roanne-Renaison dans la Loire De nombreux accidents, plus ou moins graves, sont survenus dans ces écoles lors du survol de  la région :

23 décembre 1939, à Charlieu, le Potez 63-11, n°118 ;

7 janvier 1940, à Bouthéon, le Salmson D 6 n°194 ;

10 janvier 1940, à Pradines, le Caudron C 278, immatriculé F-ARXS ;

24 février 1940, à Bouthéon, le Salmson D 6 n°302 ;

26 mats 1940, à Roanne, le Caudron C 275, immatriculé F-AQQV ;

6 avril 1940, à 3 kilomètres de Bellegarde en Forez, collision en vol du Caudron C 275       n°8015 avec le Caudron C 275 n° 7561

1er mai 1940, à Bellegarde au sud de Roanne, collision entre le Caudron Luciole, immatriculé F-ARYQ et le Caudron Luciole, immatriculé F-ARQF.

10 mai 1940, à Bouthéon, le Romano n°82 du dépôt de l’Aviation polonaise de Bron est accidenté au lieudit « Les Essarts ».

 

début janvier 1940,  l'escadre de chasse de nuit  2/562 fait mouvement de Montpellier vers Bron. Cette unité qui prendra le nom d’escadrille de chasse de nuit V/13 s’installera ultérieurement sur le terrain de Loyettes

 

24 janvier 1940, ce sont plus de 3.000 aviateurs polonais qu’il faut loger à Bron et dans ses alentours.

 

16 mars 1940, lors d’une mission d’entraînement, deux avions de chasse du Groupe III/9 stationné à Bron, se heurtent en plein vol au-dessus de Chaponnay (Isère). Le Bloch 151 n°76, piloté par l’adjudant Viossat, s’écrase au sol en tuant son pilote, alors que le sous-lieutenant Mottard peut sauter en parachute de son Dewoitine 501 n°121.           

 

26 avril 1940, le Caudron « Phalèn ex C 282/8, n° 6917/81, immatriculé F-AMZT, appartenant au bataillon de l’air 107 basé à Ambérieu en Bugey (Ain) fait un vol d’essai lorsqu’il accroche une ligne électrique au hameau de « la Roue » sur la commune de Jujurieux (Ain). Le pilote, le sous-lieutenant Adrien Bourbon et le mécanicien l’adjudant André Martin trouvent la mort dans cet accident.

 

vendredi 10 mai 1940, à 4 h 12, les messages des postes de guet avancés signalent des avions douteux se dirigeant vers la région lyonnaise.

Au Groupe de Chasse III/9 stationné à Bron, l'ordre de décollage est donné par le Capitaine Tournus. La première patrouille d'alerte, sur Bloch 151, composée de l'adjudant-chef Chapour et du sergent Sauze prend l'air. Elle est suivie d'une deuxième patrouille, sur Bloch 151, composée du sous-lieutenant Combebias et de l'adjudant Baritel. Le capitaine Billon décolle à son tour à bord d'un Dewoitine 501.

Neuf avions allemands, probablement des Heinkel 111, volant par groupes de trois arrivent à basse altitude sur le terrain d'aviation de Bron. La DCA de la région lyonnaise entre en action.  Un de ces avions volant à une trentaine de mètres d'altitude largue deux bombes, à l'ouest de la base aérienne, détruisant une baraque et incomplètement une autre.  Une trentaine de bombes de 50 à 100 kg sont larguées, d'autres appareils mitraillent les hangars d'aviation, le bâtiment du parc aéronautique et l'aéroport. Les dégâts matériels ne sont pas très importants sur la base, mais il y a des dégâts matériels à Bron, des maisons et des fermes sont incendiées à Vaulx en Velin au quartier de la Côte, de nombreuses bombes à retardement tombent dans la cité ouvrière de l'usine de la Soie artificielle du sud-est. Toutefois, les pertes humaines sont sensibles : 16 tués : 8 aviateurs polonais, 8 aviateurs français et 5 parmi la population civile du voisinage ; ainsi que 35 blessés français. 

Lors de ce bombardement, toutes les batteries de l'est lyonnais sont intervenues. Par tirage au sort, c'est la batterie de Bron-Parilly, qui se voit attribuer une victoire. En effet, vers 4h 30, le Heinkel 111 H 6, codé 9K-DS, de la 8ème escadrille du 3ème Groupe de la 51ème escadre de bombardement, touché par les tirs antiaériens s'écrase en brûlant en bordure de la commune de Colombier-Saugnieu et de Chavagneux. Les cinq membres d'équipage ont sauté en parachute : Adjudants Ellgas, Wagner et Bauerle, sergent Heiser et caporal Neumayer; quatre sont capturés, le cinquième qui a disparu dans les bois sera fait prisonnier dans les heures qui suivent.

A 4 h 30, l'alerte par sirène sur la ville de Lyon ne fut donnée qu’environ quinze minutes après l'attaque et le début des tirs de la DCA.

Dans l'après-midi, vers 16 heures, une nouvelle alerte a lieu, mais de moindre importance que celle du matin. Deux personnes sont tuées sur la base aérienne de Bron.

En cours de journée, les unités aériennes qui sont présentes sur le terrain d'aviation de Bron rejoignent leur terrain de dégagement prévu à l'avance :

  • à Satolas, pour le Groupe de Chasse III/9.
  • à Corbas, pour le DIAP, les escadrilles polonaises à l'instruction et pour le Groupe de Chasse polonais 1/145.
  • dans l'est lyonnais pour les unités spécialisées.

 

10 mai 1940, l’aviation allemande attaque les points sensibles de la région lyonnaise et de la Vallée du Rhône. Le Groupe de chasse III/9 basé à Bron, ainsi que les batteries de défense aérienne attaquent les bombardiers ennemis.

Vers 5 heures, un Heinkel 111, codé 9 KS-DS, appartenant à la 8ème escadrille du 3ème groupe de la 51ème Escadre de bombardement basé à Landsberg, à l’Est de Munich, est abattu par une batterie de défense aérienne entourant l’agglomération lyonnaise. L’appareil s’écrase au sol en brûlant à           1 kilomètre au sud-ouest du cimetière de Charvieu-Chavagneux (Isère). L’équipage qui se compose de l’Unteroffizier Heiser, pilote, et des Feldwebell  Ellgas, Wagner, Bauerle et du Gefreiter Neumayer, a sauté en parachute, et fait prisonnier. 

 

samedi 11 mai 1940,  trois alertes sont données sur la ville de Lyon à: 2 h 30, 5 h et 15 h 30.

 

mardi 14 mai 1940, vers 16 h, des appareils ennemis survolent le terrain de Bron (69), quelques bombes sont larguées. On relève 2 victimes.

 

12 mai 1940, le Caudron Goëland 445 n°165 appartenant au Dépôt d’Instruction de l’aviation polonaise de Bron, décolle du terrain de Corbas. Suite à des problèmes techniques, il fait un atterrissage forcé, au Sud du fort de Corbas (Isère).

 

15 mai 1940, au retour d’une mission de reconnaissance sur la région, un bimoteur du Groupe de reconnaissance II/55 stationné sur le terrain de Marcilloles (Isère), fait un atterrissage train rentré. Il s’agit du Bloch 131 n°139 avec comme équipage : Lieutenant Rambaud, pilote, Lieutenant Durand observateur, Sergent-Chef Sève, radio et Caporal-Chef Vasseur, mitrailleur. Tous sont indemnes

 

18 mai 1940, le Groupe de reconnaissance II/55 fait mouvement vers Le Bourget. Par suite des mauvaises conditions météorologiques, un appareil fait demi-tour et s’écrase au sol à l’atterrissage sur le terrain de Marcilloles (Isère), vers 17 heures. Il s’agit du Potez 63-11 n°666 avec pour équipage : le pilote, Lieutenant Manescau, le navigateur-radio Sergent-Chef Carassou, tous deux sont tués, le mitrailleur Sergent-Chef Martini est blessé.

 

19 mai 1940, un pilote du Dépôt d’Instruction de l’Aviation Polonaise, W. Dobrzynski   se tue sur le terrain de Bron (Rhône), lors d’un vol d’entraînement sur Caudron 714 « Cyclone ».

 

mai 1940, en pleine nuit, un Dornier 17 allemand s’écrase au sol sur la route de Chaleins à Messimy (Ain). Les occupants de l’appareil restent introuvables. On apprendra plus tard que les trois occupants ont sauté en parachute dans la région de Dijon, et que l’appareil a effectué 180 kilomètres sans pilote.

 

samedi 1er juin 1940, les premières vagues d'avions ennemis se présentent, vers 11 h 45, sur la ligne de guet, au nord-est de Lyon. Un grand nombre de bimoteurs Junkers 88 et Heinkel 111 sillonnent le ciel de notre région, venant du nord-est et se dirigeant vers le sud-ouest. Dans la région Rhône-Alpes, on note : 10 h 20, sur le terrain d'aviation de Saint Etienne de Saint Geoirs: deux ou trois bombes sont larguées en bordure du terrain sur lequel stationne les Groupements aériens d'observation 2/514 et 523, ainsi que la Compagnie de l'Air 202/125 ; 12 heures, une alerte est donnée sur la région lyonnaise et se poursuivra jusque tard en soirée. Il y a des tirs de DCA, mais pas de bombardement ; 12 h 05, sur le terrain d'aviation d'Ambérieu en Bugey : huit à douze avions en deux groupes larguent quinze bombes provoquant des dégâts matériels sur les installations à l'est du terrain, causant un mort et huit blessés. Il n'y a pas d'unités de l'Armée de l'Air stationnée sur le terrain, mais seulement un site industriel procédant au montage des bimoteurs LeO 45 ; 12 h 15, sur le terrain d'aviation de Chambarrand-Marcilloles : trente avions en deux groupes larguent quelques bombes. Sur le terrain stationne le Groupe de Reconnaissance 2/14, en cours de constitution, qui sera équipé de Potez 63/11, ainsi que la Compagnie de l'Air 151/105 ; 12 h 27, à Givors, vingt -deux avions bombardent les haut-fourneaux Prenat et une faïencerie. On relève quinze morts et cinquante blessés ; 12 h 30, à Saint Rambert d'Albon, sept avions larguent dix bombes sur l'embranchement ferroviaire en direction de Peyraud ; 12 h 45, à Salaise sur Sanne, huit avions larguent di- huit bombes sur les voies ferrées, interrompant  la circulation des trains sur la ligne Lyon-Valence ;      14 h 45, sur le terrain d'aviation d'Ambérieu en Bugey, douze avions bombardent le terrain sans faire de dégâts matériels ; 15 h 15, au Péage de Roussillon, douze avions larguent une dizaine de bombes qui endommagent les embranchements ferroviaires des usines Rhône-Poulenc et Rhodiaceta ; 15 h 30, dans la région de Saint Rambert d'Albon, trois avions larguent quatre bombes sur la gare d'Andance; un remorqueur est mitraillé sur le Rhône ; 15 h 40, à Ambérieu en Bugey, six avions bombardent l'agglomération et la gare de triage ; 16 h 14, sur le terrain d'aviation d'Ambérieu en Bugey, vingt-huit avions larguent quinze bombes; cinq LeO 45 stockés en bordure de l'usine de montage sont détruits ; 16 h 40, sur le terrain de Saint Etienne de Saint Geoirs, douze avions larguent quarante bombes qui tombent en dehors des limites du terrain ; 16 h 45, dans la région de Chambéry, onze avions larguent six bombes en dehors des limites du terrain d'aviation de Challes les Eaux, un dépôt d'essence est atteint aux environs de Chambéry, les gares de Chambéry et d'Aix les Bains sont touchées. On compte un mort et cinq blessés. Il en est de même sur Montmélian, on déplore 1 tué et 4 blessés ; 16 h 45, quatre-vingt bombes sont larguées sur la gare de triage de Portes les Valence, mais les voies ne sont que peu endommagées.

L'activité de la DCA sur la région lyonnaise a été faible, compte tenu de la haute altitude des appareils d'une part, et que l'engagement a été lancé en dehors des sites protégés, d'autre part.

L'alerte a été donnée, à 11 heures, aux patrouilles d'alerte qui engagent le combat aérien. Celui-ci se poursuivra tout l'après-midi contre les vagues d'avions ennemis au-dessus de la région s'étendant d'Ambérieu en Bugey au Péage de Roussillon.

Les éléments combattants des unités engagées, dont c'était le premier combat, ont attaqué avec la plus grande énergie, et beaucoup d'inexpérience, d'où des combats confus et non dirigés. Il en résulte :

  • au Groupe de Chasse III/9, une quinzaine de Bloch 151 engagés, 25 sorties, 7  avions indisponibles en fin de journée, 2 pilotes blessés.
  • au sous-groupement de chasse polonais, une douzaine de Dewoitine 500 et 501, ainsi que des Morane 406 sont engagés, 13 sorties, 3 avions indisponibles en fin de journée, un avion perdu et son pilote tué. Le sous-lieutenant Raymond Kalpas, à bord de son Morane 406, trouve la mort en combat aérien. Son appareil s'écrase au sol à Chonas l'Amballan.
  • à l'Escadrille de Chasse de nuit V/13 sont engagés une douzaine de Potez 63/11, 12 sorties, 3avions indisponibles en fin de journée, un mitrailleur blessé.

De l'engagement des chasseurs français contre les bombardiers allemands, il en résulte des pertes aux formations ennemies :

  • l'adjudant-chef Baritel du GC III/9 attaque un Junkers 88 dans la région du lac de Paladru, vers 15h 30. L'appareil fait un atterrissage forcé sur la commune de Vions, entre Ruffieu et Culoz. Il appartient au 2è groupe de la 51è escadre de bombardement basée à Munich-Riem, dans le sud de l'Allemagne. L'équipage est fait prisonnier : adjudant-pilote Muller, caporal-observateur Sartor, sergent-radio Dickhut  et du sergent-mitrailleur Spriess .
  • le lieutenant polonais Gabszewicz , en participation avec d'autres pilotes, attaque un Heinkel 111 qui fait un atterrissage forcé, vers 12h 30, sur la commune de Surjoux, près de Bellegarde sur Valserine. Il appartient à la 1è escadrille du 3è groupe de la 55è escadre de bombardement. L'équipage est fait prisonnier : lieutenant-pilote Will, adjudant-chef-radio Marquardt, caporal-chef-radio Lohr, adjudant-chef Dettke et caporal Getz, les deux premiers sont indemnes, les troisième et quatrième sont blessés, le cinquième a été tué dans l'avion).

 

1er juin 1940, un Heinkel 111 de la 1ère escadrille du 3ème groupe de la 55ème escadre de bombardement de la Luftwaffe, en mission de bombardement dans la vallée du Rhône, est attaqué par la chasse régionale, et fait un atterrissage forcé au lieudit « La Chapelle » sur la commune de Surjoux (Ain). L’équipage est composé : Sous-lieutenant Will, pilote ; Adjudant-chef Bruno Marquardt, radio ; caporal-chef Lohr, 2ème radio ; adjudant-chef Dettke et Getz Jacob, caporal. Les deux premiers sont indemnes, les troisième et quatrième blessés, le cinquième était mort dans l’avion.

 

1er juin 1940, l’aviation allemande attaque tous les terrains d’aviation de la région lyonnaise, et l’ensemble des unités de chasse disponibles engage le combat avec les avions ennemis. Le Groupement de chasse de l’aviation polonaise stationné sur le terrain de Corbas-Saint Symphorien participe aux combats avec ses Morane 406. En fin de matinée, lors d’un combat aérien au-dessus de la région de Vienne, l’appareil du Sous-Lieutenant Raymond Kalpas est abattu par l’aviation allemande. De l’appareil qui a explosé au sol, sur la commune de Chonas l’Amballan (Isère), on retire le corps sans vie du pilote.

 

1er juin 1940, après avoir été touché lors d’un combat aérien, le Junker 88 du 2ème Groupe de l’Escadrille 51 (II/KG 51 Edelweiss) de la Luftwaffe fait un atterrissage forcé, vers 15 h 30, au lieudit « Pont de la Rose » sur la commune de Vions (Savoie). L’appareil était parti du terrain de Fuerstenfeld Bruck dans le sud de l’Allemagne pour bombarder des objectifs dans le sud-est de la France.

 

2 juin 1940, vers 10 heures, un Junker 88 de la Luftwaffe, probablement touché par les tirs de DCA ou en combat aérien s’écrase au lieudit « Le Planay » sur la commune de Bramans (Savoie). Quatre corps carbonisés non identifiés seront inhumés au cimetière de Bramans. D’après les pertes allemandes de ce jour-là, il pourrait s’agir d’un appareil appartenant à la I/KG 51.

 

dimanche 2 juin 1940, dans la matinée, nouvelle offensive de l'aviation ennemie. Notre aviation de chasse est surprise par la présence de chasseurs Messerschmitt 110 qui accompagnent les bombardiers ennemis. De furieux combats aériens vont se dérouler dans le ciel de la région.

Les principales attaques aériennes se concentrent : à 8 h 45, à Etoile sur Rhône, la voie ferrée Lyon-Marseille est coupée en trois endroits à la suite du bombardement par trois appareils. On déplore : deux morts et quinze blessés ; 8 h 55, sur le terrain d'aviation d'Ambérieu en Bugey, six avions larguent chacun une bombe ; 9 heures, sur le terrain d'aviation de Valence-La Trésorerie, occupée par la Compagnie de l'Air 121/105, deux bombes tombent en lisière ouest du terrain ;9 heures, à Beauchastel, vingt bombes coupent la voie ferrée Lyon-Le Teil. On compte : deux morts et un blessé ; 9 heures, sept bombes tombent au quartier du Lac à Privas ; entre 9 h et 9 h 45, alerte sur la ville Lyon et bombardement de la base aérienne de Bron en plusieurs vagues : la première vague de dix-sept avions volant à 2500 mètres venant du sud vers le nord et une deuxième vague de 9 appareils. Sur la base aérienne de Bron, on dénombre 229 points d'impacts de bombes avec des entonnoirs au sol de 7 à 15 mètres de diamètre qui semblent provenir de bombes de 50 à 500 kg. Les dégâts sont importants : le poste de commandement et le central téléphonique sont détruits ; le parc à voitures est partiellement endommagé ; vingt casernements détruits ou endommagés ; des hangars d'aviation sont endommagés ; les soutes à essence sont en feu (30000 litres d'essence partent en fumée). Parmi les unités de l'Armée de l'Air encore présentes sur le terrain, la Compagnie de l'Air 210/105, le bataillon de l'Air 145, le parc aéronautique 17/105, le 1er Groupe d'avions de transport et la Compagnie de munitions 17/105, on déplore : deux morts parmi les militaires français, trois parmi les militaires polonais ainsi qu'une dizaine de blessés. De nombreuses victimes civiles et des dégâts aux habitations dans le voisinage ; entre 9 et 10 heures, à Livron, les embranchements ferroviaires sont atteints, ainsi qu'à Portes les Valence, Saint Marcel les Valence, Bourg les Valence, et Soyons où on relève un blessé ; entre 9 h et 9 h15, la gare de triage de Saint Priest  est bombardée ;  9 h 30, le terrain d'aviation de Loyettes occupé par l'Escadrille de Chasse de nuit V/13 et par la Compagnie de l'Air 152/105 est mitraillé par un Heinkel volant à très basse altitude et qui largue, en outre, douze bombes qui n'éclatent pas, aux abords du village de Marcilleux. Quelques Potez 63/11 sont endommagés.

En cette matinée ensoleillée et légèrement brumeuse, la DCA de la région lyonnaise n'a pas été très active compte tenu de l'altitude des appareils (4.000 mètres). C'est donc à l'aviation de chasse d'intervenir, dès 8 heures, en ce matin du 2 juin. Les attaques sont prononcées par les mêmes unités que la veille, avec fougue, mais sans réelle stratégie. Les combats se soldent par une victoire probable du sous-lieutenant Picot en collaboration avec le Capitaine Perdrizet et le sergent Farriol de l'Escadrille de Chasse de nuit V/13, ainsi qu'avec des pilotes polonais. L'avion ennemi, un Heinkel 111, est signalé comma abattu entre Nantua et Bellegarde sur Valserine. Des précisions ultérieures considèrent que ce Heinkel 111 P-2, codé GI+HS, appartenant au 8./KG 55, a fait un atterrissage forcé en Suisse, dans la région de Neuchâtel.

Ce même jour, vers 10 heures, un Junkers 88 s'écrase au sol au hameau du Planay sur la commune de Bessans en Maurienne (Savoie). L'équipage qui a péri carbonisé appartiendrait au KG 51.

 

nuit du 11 juin 1940,  depuis l'Angleterre, 38 bombardiers de la Royal Air Force bombardent l'usine Fiat à Turin (Italie).  Au retour, ils survolent la Haute Savoie et l'Ain. Sur la Suisse, 3 appareils larguent leurs bombes sur Genève et la région de Renens et Daillens dans le canton de Vaud. On compte des morts et des blessés.

 

vers le 15 juin 1940, un bimoteur LeO 45, très probablement  à la suite d’ennuis techniques, réalise un atterrissage forcé, au quartier des « Montchauds », sur la commune d’Eurre, (Drôme), à l’ouest de Crest. L’équipage est indemne.

 

15 juin 1940, le DIAP se relie vers le sud de la France

 

17 juin 1940, toutes les unités de l'Armée de l'Air présentes dans la région se replient dans le sud de la France.

 

17 juin 1940, dans son repli vers le sud de la France, le Groupe de Reconnaissance I/55 fait escale sur le terrain de Feurs (Loire). De ce terrain, un Potez 63-11 fait une mission en vol rasant pour repérer les mouvements des colonnes ennemies sur l’axe Roanne-Digoin-Montbard. Au-dessus de cette localité, l’appareil est touché par la Flack. Un obus éclate dans la cabine de l’observateur, le Lieutenant de Lessans est tué sur le coup.  L’appareil parvient à regagner le terrain de Feurs.

 

18 juin 1940, c'est à Montbrison dans la Loire, que la guerre, la vraie -exit- la « drôle de guerre » se manifeste brutalement : sans alerte, vers 17 heures, après avoir survolé à basse altitude des ambulances militaires sur la route de Feurs, plusieurs avions mitraillent brièvement le quartier du Calvaire. Pas de victimes, légers dégâts, mais suivant déjà la route de Saint Etienne, un appareil lâche quelques bombes de petit calibre sur le hameau de Gouteland, puis toute la formation bombarde, à la bifurcation, à Bonson, des voies ferrées de Montbrison et de Saint Bonnet le château, les vastes bâtiments de la boulangerie militaire. Des soldats s'enfuient dans les champs, ils sont mitraillés impitoyablement, comme plusieurs civils à la gare des voyageurs. On relèvera 37 victimes.

De là, ces avions piquent plein sud : leur objectif sera les Aciéries de Firminy, leurs grands ateliers dont toutes les fabrications vont à l'armement. Aucune alerte dans la région, et les deux postes de DCA (une batterie sur la hauteur de Troussieux, un poste de mitrailleuses à Raboin) servis par des réservistes, ne pourront ouvrir le feu qu'au moment où les assaillants seront hors de portée. Volant, assez bas, ils ont lâché des chapelets de bombes de petit calibre sur l'usine, causant des dommages aux laminoirs, à la fonderie, à la centrale électrique, et aux environs : à la gare, au marché aux bestiaux, aux maisons de la longue rue Verdié, prise en enfilade jusqu'à la grande artère (RN 88) où défilent en nombre militaires et civils. Ce bombardement est accompagné de mitraillages qui font à l'usine et dans la ville de nombreuses victimes.

Des témoins n'ont pas oublié.

Le tragique bilan de ce bombardement ne fut jamais vraiment établi : à l'issue du bombardement, on relèvera 18 morts et une soixantaine de blessés. Le maire, Albert Allaud, dans la délibération du 7 août 1940, parlera de 30 morts et 123 blessés, tous civils, sauf 2 militaires. Bien des victimes décédèrent plus tard des suites de leurs blessures. Albert Boissier, qui était correspondant de presse, écrira : 60 morts et plus de 200 blessés.

Cette formation aérienne se dirigea sur Monistrol sur Loire vers 17 h 30, trois bombardiers ennemis ont lancé cinq bombes sur une ferme au Flachat, tuant du bétail, deux bombes au centre-ville, détruisant une maison, et huit bombes aux abords du pont du Monteil où trois personnes furent tuées, 15 blessés dont 7 grièvement, transportées à l'hôpital du Puy. Puis le groupe d'avions a survolé Yssingeaux. 

Ce bombardement aurait été effectué par des Heinkel 111 du KG 55 en opérations d'interdiction sur l'axe Montbrison -Saint Etienne ainsi que pour l'attaque de la gare de Firminy.

 

18 juin 1940, un appareil allemand, sans doute touché par la chasse française, s’est posé sur le ventre au lieudit « Fleyriat » à Viriat (Ain). Il s’agit d’un Junkers 88 A du 3ème Groupe de l’Escadre de bombardement 51. (L’insigne du Groupe étant l'Edelweiss). Les trois membres d’équipage sont faits prisonniers, il s’agit de : Von Dalwigk Egon, Hermann Wilhhelm et de Brandl Johann.

 

18 juin 1940, le Groupe aérien d’Observation 2/514 qui stationne sur le terrain de Saint Etienne de Saint Geoirs (Isère), reçoit l’ordre de se replier sur celui de Sisteron-Théze. Dans la soirée, un Potez 63-11 de l’unité s’écrase au sol au décollage. Les trois membres d’équipage sont tués : Le pilote, Sous-Lieutenant Klein, Adjudant Coullet et Sergent-Chef Tenin.

 

19 Juin 1940, le bimoteur Potez 63/11 n°196, appartenant au Groupe de Reconnaissance 2/14, basé sur le terrain d’Orange-Plan de Dieu, est désigné pour effectuer une mission de reconnaissance à vue sur une zone s’étendant de la vallée du Rhône à la vallée de la Loire. En remontant la vallée du Rhône, l’appareil rencontre des conditions météorologiques de plus en plus médiocres. Vers 6 heures 30, à hauteur de Tournon sur Rhône, dans le brouillard, le pilote perd le contrôle de son appareil. Ce dernier part en vrille et s’écrase au sol sur la commune de Cheminas (Ardèche). L’équipage qui se compose du sergent Frayssines, pilote, du lieutenant Cochetel, observateur et du sergent Coulommiers, radio-mitrailleur, saute en parachute. Si la descente des deux premiers membres d’équipage se déroule normalement, le sergent Coulommiers s’écrase au sol, son parachute s’étant mis en torche.

 

19 juin 1940, dans la matinée, un bimoteur Dornier 17 de la Luftwaffe, qui descend la vallée du Rhône en direction de Valence, est attaqué par la patrouille d’alerte du Groupe de Chasse III/I, équipée de Morane 406. L’appareil est sérieusement touché par les tirs du Lieutenant Trariel, mais il parvient à s’échapper dans les nuages. Le Commandant de Laveissière, Chef du Groupe de Reconnaissance 2/14, qui participe, ce matin-là, à la recherche de son appareil accidenté à Cheminas, confirme avoir vu l’avion allemand qui a fait un atterrissage forcé, près de Tournon (Ardèche), et que l’équipage a été fait prisonnier. A ce jour, nous n’avons pu localiser le lieu de cet atterrissage forcé.

 

19 juin 1940, trois avions de chasse (probablement du type Dewoitine 520 de l'Armée de l'Air ou de l'Aéronavale) font un atterrissage forcé, l’un au quartier de « La Tauleigne », et les deux autres au quartier des « Rognons », sur la commune de Cros de Géorand (Ardèche). Les pilotes, indemnes, auraient saboté leurs appareils avant de se faire conduire en taxi au Puy en Velay.

 

19 juin 1940, l'armée allemande occupe le terrain d'aviation de Bron.

vers le 20 juin 1940, dans son repli vers le sud de la France, Le GAO 512 abandonne un Potez     63-11 endommagé sur le terrain du Creux de La Thine à Saint Rambert d'Albon (Drôme). Le sergent–pilote René Berthon incendie son appareil (en 1944, on retrouvera René Berthon, pilote de B 26 Marauders, à Bron.)

 

21 juin 1940, l'offensive aérienne italienne au-dessus de la Tarentaise débute à 6 h 30 ce 21 juin. Afin de venir en aide à la percée de deux divisions (dont une mécanisée) de la 4ème armée en direction de Bourg Saint Maurice, six bombardiers Fiat Br 20 du 13° stormo attaquent les fortifications au sud-est de la ville (fort Malgovert). Le largage de 36 bombes de 100 et 250 kg se fait à une altitude de 1500 mètres et un projectile de 250 kg touche de plein fouet un pont sur l'Isère. A la même heure, douze bombardiers Br 20 du 7° stormo arrivant du Petit Saint Bernard, vallée des Chapieux, attaquent les positions fortifiées au nord-est de la ville. Ils larguent 24 bombes de 250 kg et autant de 100 kg. Selon le compte rendu italien de l'époque, la ville de Bourg Saint Maurice n'est pas touchée par ces bombes lors des diverses attaques aériennes. Les fortifications aux alentours de la cité, malgré un bombardement important pour l’époque, ne subissent aucun dégât important. Les mauvaises conditions atmosphériques empêchent les équipages de repérer leurs objectifs et les obligent à lâcher leurs cargaisons de bombes à travers les couches nuageuses.

A 9 h 30, nouvelle opération de bombardement : quarante-trois bombardiers Br 20 des 13, 7 et 43° stormo apparaissent dans le ciel de Haute Tarentaise et larguent 170 bombes de 100 et 250 kg. Dix- sept Br 20 du 43° stormo attaquent, malgré les nuages abondants, la zone du Petit Saint Bernard et en particulier le fort de la Traversette (La Redoute Ruinée). Cinq Br 20 du 13° stormo s'en prennent encore une fois aux forts fortifiés de Bourg Sait Maurice. Huit Br 20 du 7° stormo attaquent les batteries françaises (Vulmix), à l'ouest de la ville, bombardent et touchent la voie ferrée entre Aime et Moutiers, ils lâchent 12 bombes de de 100 kg et 4 de 250 kg. Onze Br 20 du 25° gruppo tentent de bombarder les forts (La Plate-Truc) au nord-ouest de la ville. Seulement deux de ces appareils reconnaissent leurs objectifs et bombardent à travers la masse nuageuse.

 

23 juin 1940, depuis les terrains d’aviation situés dans le sud de la France, nos appareils interviennent pour attaquer les convois allemands en rive droite de l’Isère. Le Bloch 152, n°630, appartenant au Groupe de Chasse II/6 est abattu par la Flak. Le pilote, le sergent-chef Boyer, qui a sauté en parachute, est fait prisonnier en arrivant au sol sur le terrain d’aviation de Saint Paul les Romans (Drôme).

 

24 juin 1940, tous les appareils français disponibles dans le sud de la France attaquent les convois et engins blindés ennemis qui circulent sur les routes du Dauphiné. A son retour de mission, le Morane 406, piloté par le sergent Lagrange appartenant à la 2ème escadrille du Groupe de Chasse III/I est touché par la Flak. Son appareil en flammes, le pilote blessé saute en parachute et se pose dans les environs de Grignan (Drôme).

 

24 juin 1940, les colonnes blindées allemandes sont, dans leur avance, renseignées par les éternels et toujours présents, que sont les 'mouchards'. Vers 18 heures, à l’issue d’un combat aérien, le Heinschel 126, codé-EBN, appartenant à l’unité de reconnaissance S (H)/13 de la Luftwaffe est abattu par le sous-lieutenant Marchelidon du Groupe de Chasse I/II, sur Morane 406. Les deux aviateurs allemands : Joachim Lessing et l’oberleutnant Jahn trouvent la mort à bord de leur appareil qui se pose en catastrophe, au quartier des « Fayolles », sur la commune de Beaumont-Monteux (Drôme).

 

24 juin 1940, les attaques sur les convois allemands se poursuivent sur la rive gauche de l’Isère. Vers 20 heures, le Morane 406, n°1056, du sous-lieutenant Raphenne est abattu par la Flak et s’écrase au sol, au lieudit « Les Perrières » sur la commune de Mours Saint Eusèbe (Drôme), à 4 kilomètres au nord de Romans. C’est le dernier pilote français qui sera tué lors de ce conflit, puisque l’Armistice avec l’Italie est signé le 25 juin 1940, à 1 h du matin. Une plaque commémorative est apposée sur le monument aux morts de la localité, le 24 juin 2004. Le sous-lieutenant Henri Raphenne est As de Guerre 1939/1940 avec 5 victoires homologuées.

 

24 juin 1940, l'Armistice est signé.

 

5 juillet 1940, les occupants se retirent de la zone dite 'libre', et quittent l'aéroport de Bron.

 

10 juillet 1940, mise en place à l'aérogare de Bron d'une Commission d'Armistice germano-italienne. Des détachements spécialisés de la Luftwaffe sont présents dans les services de la navigation aérienne et de la météorologie. L'aéroport de Bron devient escale technique pour les avions commerciaux de la Lufthansa dans les liaisons entre l'Allemagne et l'Espagne, et aussi le Portugal. Les personnels réquisitionnés d'Air France assurent l'avitaillement des appareils et l'aide à l'atterrissage.

 

20 juillet 1940, le Farman 224 n°4 L 235 militarisé, ex immatriculation F-APMD, est accidenté sur le terrain de Feurs (Loire).

 

août 1940, création sur la Base aérienne de Bron  de la Base de stockage qui accueille les personnels de l'Armée de l'Air en congé d'Armistice. Cette base deviendra, en 1942, un foyer important de la Résistance.

 

13 août 1940, le Groupe de chasse 1 /1 venant d'Agen, doté de Bloch152, fait mouvement vers Bron

 

28 août 1940, ouverture au service postal intérieure de la ligne circulaire Vichy-Lyon-Marseille-Toulouse-Vichy jusqu'au 1er janvier 1942.

26 septembre 1940, des personnels d'Air France sur des avions d'Air Bleu assurent la ligne Vichy-Limoges-Bergerac-Clermont Ferrand-Feurs-Grenoble-Lyon-Vichy jusqu'au 3 mars 1941.

25 septembre 1940, le Junkers 90, immatriculé D-ADLH, appartenant à la Deutche Lufthansa, doit se poser à Bron.  Venant de Stuttgart par temps de brume, prend son terrain trop long à 11 h 30. En freinant sur l'herbe mouillée, l'appareil se met en travers et démolit deux distributeurs d'essence. Les dégâts sont purement matériels, les cinq hommes d'équipage et les dix neufs passagers sont indemnes. 

7 octobre 1940, le Secrétariat d'Etat à l'Aviation demande à l'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées du Rhône un projet d'exécution d'une piste d'envol en dur sur les terrains appartenant à l'Etat, situés sur la commune de Chassieu, à l'est de l'aérogare.

 

mi-novembre 1940, le Caudron  445 Goéland, immatriculé F-BAEE, est accidenté sur le terrain de Feurs (Loire).

 

23 novembre 1942, les Groupes de bombardement I/38 et II/38, dotés de LeO 45, font mouvement d'Istres vers Bron.

 

nuit du 26  au 27 novembre 1942, la Base aérienne de Bron est occupée par l'armée allemande. Tout le personnel militaire est consigné sur la base. Dans les jours qui suivent, ce personnel est renvoyé dans ses foyers.

 

28 novembre 1942, ordre de dissolution et de démobilisation des forces armées françaises.

 

1941, début des travaux de réalisation d'une piste bétonnée d'une longueur de 1.100 mètres et de 60 mètres de largeur pour une dépense autorisée de 7.200.000 francs.

 

11 janvier 1941, le Vickers Wellington Mk LC, serial R 1244, code WS, du 9 Squadron de la Royal Air Force, décolle du terrain de Honington avec pour mission le bombardement de Turin. Lors du vol de retour, l’appareil fait un atterrissage forcé vers 23 heures à Mizérieux, (Ain) à 1 km à l’est de l’église du village. Les six hommes d’équipage indemnes sont internés par les autorités françaises   Ces aviateurs seront internés dans le fort de Saint Hippolyte du Fort (Gard), le 16 janvier 1941. Ils décident de s’évader au plus tôt et se divisent en deux groupes : le premier groupe comprenant les F/Sgt Willis et Sgt Vivian, Blaydon et 2/Lt Parkinson du Royal Sussex Regiment venant de Marseille est arrêté à la frontière espagnole à Bourg Madame. Il est mis en prison pendant une semaine à Perpignan, avant d’être reconduit à Saint Hippolyte du Fort le 20 février. Cependant, ce groupe réussira une nouvelle évasion et se retrouvera en mai 1942 en Angleterre ; le deuxième groupe comprenant les Sgt Bratley, Goldingay et Parjes s’évade également après avoir transité à Marseille pendant trois semaines. Lors de son passage en Espagne, il connaît la période usuelle d’emprisonnement avant d’être remis à l’Ambassade d’Angleterre à Madrid. Le groupe rejoint Liverpool le 16 mai 1942. Goldingay sera tué au combat dans la nuit du 27 au 28 avril 1944, inhumé dans le cimetière de Durnbach près de Munich ; Parkes, DSO, sera tué au combat dans la nuit du 25 au 26 août 1944, inhumé dans le cimetière de Durnbach près de Munich, Blaydon, DFM, sera tué au combat dans la nuit du 7 au 8 août 1944, inhumé au cimetière de Saint Vigor d’Ymonville en Seine et Marne. A la fin de la guerre : Btatley, Vivian, et Willis sont cités à l'ordre du jour.

 

21 février 1941, un Heinkel 111 de la Luftwaffe, lors d’une mission sur l’Angleterre, est touché par les tirs de la DCA. De nuit, sans radio, à bout de carburant, l’appareil est abandonné par son équipage, probablement au-dessus de la région du Puy en Velay (Haute-Loire). L’appareil aurait poursuivi son vol pour venir s’écraser au sol, à proximité d’une ferme au quartier Gigour, aux confins des communes de Romans (Drôme) et de Saint Bardoux. (Témoignages des membres de l’équipage revenus sur les lieux, quelques années plus tard).

 

19 mars 1941, vers 6 h du matin, deux aviateurs allemands sautent en parachute d’un Me 110   qui s’écrase à 1 km dans l’ouest de l’Abbaye de Pradines (Loire).

 

24 juin 1941, dans les clauses des conditions d’armistice, les Allemands tolèrent l’existence d’unités aériennes. C’est ainsi que le Groupe de Chasse I/1, équipé de Bloch 151 et 152 est stationné sur la base aérienne de Lyon-Bron. Ce jour, vers 9 heures, lors d’un vol d’entraînement, un Bloch de cette unité s’écrase au lieudit « Léman » (au même emplacement, où un avion de chasse s’était écrasé le 13 Janvier 1933) sur la commune de l'Isle d'Abeau (Isère)), à la suite d’un incident technique. Le Sous-Officier pilote, Gaston Ecoffet trouve la mort dans cet accident.

 

3 septembre 1941, le bimoteur Caudron C 445/1 « Goeland », n°8680/125 immatriculé F-BAAZ, appartenant aux Services Civils des Liaisons Aérienne (SCLA) assure une liaison aérienne entre Marignane et Ambérieu en Bugey. Par une brume épaisse, vers 10 heures 30, l’appareil s’écrase au sol, au lieudit « Maupertuis » sur la commune de Panossas (Isère). Les deux membres d’équipage : le pilote, Maurice Pichon et le radio, Etienne Cazenave (personnels d’Air France), ainsi que les deux passagers, le Commandant Fesneau et le Capitaine de Longevialle de l’Etat-Major de la 4ème Région aérienne, trouvent la mort. 

 

1er janvier 1942, aménagement des lignes aériennes pour économie d'essence : Vichy-Lyon-Marseille-Toulouse-Vichy devient Vichy-Lyon-Marseille et pour Vichy-Toulouse-Marseille-Lyon-Vichy, suspension du service postal et seulement en passager trois jours sur sept.

 

30 mai 1942, à environ 3 kilomètres au sud de Thoissey (Ain), parachutage à l'aveugle pour BCRA/SOE, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la RAF piloté par F/L Frank 'Bunny' Rymills, de Maurice de Chevigné alias Salm W alias Eel, radio de Jacques Soulas alias Salmon alis Salm.

 

1er juin 1942, à proximité d'Anse, à 5/6 kilomètres de Villefranche sur Saône (Rhône), parachutages pour SOE RF, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la RAF piloté par F/L Walczak, à la réception Emile Georges Duboudin alias Alain alias Playwright et Marcel Claes, du Major Robert Boiteux alias Nicholas alias Spruce et Robert Sheppard alias Patrice alias Palm. Robert Sheppard qui atterrit sur le toit d'une maison, près de la gendarmerie d'Anse est fait prisonnier.

 

3 juin 1942, dans un champ proche à l'est d'Uchizy, à 5,5 kilomètres de Pont de Vaux (Ain), parachutages pour SOE RF/BCRA, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la RAF piloté par P/O Anderle, à la réception François Chatelain et Louis Richard alias Michel Ronsard, de Pierre Brossolette alias Pedro alias Paul Briant et Capitaine Jacques Robert alias Arthur Rewez alias Molécule alias Denis.

 

24 juillet 1942, proche de Boisset les Montrond, au sud de Montrond les Bains (Loire), sur la DZ Milan, message 'Reçu bonnes nouvelles d'Emile et Camille', parachutages pour SOE RF, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la RAF piloté par P/O Frank 'Bunny' Rymills, à la réception Gaston Tavian alias Collin alias Tir, du radio Jean Orabona pseudo Philippe Sera alias Grimaldi alias Brill alias Lor W (radio dstiné à la Corse), d'Henri Bertrand alias Bar alias Crayfish et du radio Xavier Rouxin alias Bar W alias Crayfish W. Jean Orabona se blesse mortellement à l'atterrissage.

 

27 août 1942, à proximité de Valence (Drôme), parachutage pour SOE F, à partir d'un Halifax du 161 Squadron de la RAF, de John Ashford Renshaw Starr alias Emile.

 

28 août 1942, le DC 3, (ex DC 3, immatriculé OK-AIG de la CSL, ligne d'Etat tchécoslovaque, loué à la Deutsche Lufthansa), immatriculé D-AAIG, appartenant à la Deutsche Lufthansa, venant de Stuttgart avec 16 passagers, signale que la roue gauche du train d'atterrissage ne sort pas et demande assistance. Au toucher du sol, l'appareil fait un cheval de bois d'un demi-tour et l'aile gauche touche le sol. L'équipage et les passagers sont indemnes.

 

28 août 1942, à 30 kilomètres au nord de Grenoble (Isère), parachutage pour SOE F, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la RAF piloté par F/O Wodzicki, du radio Adolphe Rabinovitch alias Arnaud, alias Catalpha.

 

31 août 1942, à 1, 8 kilomètre au nord-ouest d'Arbigny (Ain), sur la DZ Marabout/Faisan, atterrissage pour SOE RF/BCRA, opération 'Boreas II-Mercure', du Lysander Mk IIIA V9597 piloté par F/L W.G Lockhart, à la réception Jean-Louis Tangre alias Tarn alias Lot, J. Latour alias Langlois, Gauthier, Henri Morier alias Legrand alias Furet alias Jean Petit du réseau Ebene/Phalanx, du radio Pierre Delaye alias Joseph alias Var avec 3 postes émetteurs à destination du réseau Phalanx. L'appareil se pose dans la nuit du 31 août au 1er septembre, plusieurs versions divergent, soit à l'atterrissage ou au décollage, le train d'atterrissage ripe sur les bords d'un fossé en immobilisant l'appareil : train d'atterrissage et hélice brisés. N'étant pas en mesure de décoller, le Lysander est incendié. Le pilote regagnera l'Angleterre après un embarquement en Méditerranée. Pierre Delaye sera tué par la Gestapo à Loyettes (01), le 11 mai 1943.

 

nuit du 10 au 11 novembre 1942, l'armée allemande envahit la zone dite 'libre'.

 

22 novembre 1942, à la ferme Ducarre, près de Saint Romain la Motte, à 8 kilomètres au nord-ouest de Roanne (Loire), parachutages pour SOE RF /BCRA, à partir d'un Whitley du 138 Squadron de la RAF piloté par le F/Sgt Smith, du saboteur Gilbert Mus alias Frot A alias Whale alias Marius et du radio Georges Denviolet alias Frir W alias Gudgeon Minor alias Joe, de 2 postes émetteurs et d'une balise Eureka Perch 3.

 

23 novembre 1942, les Groupes de bombardement I/38 et II/38, dotés de LeO 45, font mouvement d'Istres vers Bron.

 

nuit du 26  au 27 novembre 1942, la Base aérienne de Bron est occupée par l'armée allemand. Tout le personnel militaire est consigné sur la base. Dans les jours qui suivent, ce personnel est renvoyé dans ses foyers.

 

27 novembre 1942, à la suite du décollage du terrain d'Ambérieu en Bugey (Ain) dans des circonstances assez obscures, un LeO 45 s’écrase sur le terrain.

 

28 novembre 1942, ordre de dissolution et de démobilisation des forces armées françaises.

 

nuit du 11 au 12 décembre 1942, le bombardement de la région d'Annecy (Haute Savoie) pat les Alliés n'est pas expliqué. Il s'agit, très probablement, d'une erreur de localisation. Vers 21 heures, des fusées éclairantes suivies de bombes incendiaires tombent sur le quartier de Loverchy. On estime à 400, le nombre de bombes larguées, des cratères de 3 mètres de diamètre sont constatés. Dans les environs, d'autres dégâts sont constatés à Copponex, Viry, Saint Roch et à La Balme de Sillingy. On relève 5 morts et des funérailles solennelles sont faites aux victimes.

 

décembre 1942, le commandement de la Nachtjagdraumführer 109 (NJRF 109) est créé à Bron et dissout en février 1944.

 

1943, afin de soustraire les personnels de l'Armée de l'Air en congé à l'obligation du Service du Travail Obligatoire (STO), il est créé un certain nombre d'' 'unités maintenues':

            Groupe de Sécurité Aérienne Publique (SAP) 1/171 dont l'Etat-major est implanté au fort Saint Jean sur les contreforts de la Croix Rousse à Lyon, et dont dépend un réseau de postes de guet disséminés sur des points élevés de la région, qui ont pour mission de surveiller les survols aériens du territoire et de transmettre leurs observations à cet Etat-major. La plupart des personnels de ces postes de guet passeront à la Résistance en 1944.

            les Pompiers de l'Air avec des détachements à Lyon et Givors qui interviendront lors des bombardements ;

            la Musique de l'Air.

            Jeunesse et Montagne.

 

1943, les entreprises françaises de Travaux publics, sous contrôle de l'occupant, poursuivent et finissent la piste d'envol bétonnée. D'autres travaux sont entrepris sur l'aéroport de Bron : allongement de la piste vers le sud d'environ 300 mètres, construction de pistes de circulation, d'abris pour avions, de hangars de campagne et ce divers aménagements dans la plaine de Chassieu et de Genas.

 

nuit du 4 au 5 février 1943  le Lancaster I, serial ED352, code DX-Q, du 57 Squadron du 5 Bomber Group de la Royal Air Force, basé à Scampton (Lincolnshire), décolle pour une mission de bombardement sur Turin. Par très mauvais temps, l’appareil s’écrase contre la paroi de «Belleface» dans le Massif de la Pointe de la Terrasse, face au hameau de Crêt Bettex, à une dizaine de kilomètres  au nord  de Bourg Saint Maurice (Savoie). Les sept membres d’équipage trouvent la mort. Une épaisse couche de neige recouvre les lieux à cette époque. La neige ayant disparu, des recherches furent entreprises par l’armée d’occupation italienne. Fin Juin 1943, deux cadavres, puis trois sont retrouvés dans un névé. Le 1er juillet 1943, les autorités italiennes ont requis la municipalité de Bourg Saint Maurice afin de faire procéder à la construction de cercueils et au creusage de fosses en vue d’inhumer les corps de ces aviateurs. Huit corps renfermés dans six cercueils sont transportés par camions du hameau des Chapieux à Bourg Saint Maurice par les soins des autorités italiennes. Le 5 juillet 1943, un service religieux est célébré dans l’église paroissiale, et l’inhumation des corps se fait dans le cimetière de la localité en présence de la municipalité, de l’adjudant de gendarmerie, des officiers et des troupes italiennes qui rendirent les honneurs militaires.

 

14 janvier 1943, au lieudit 'La Gaillarde', à 4,5 kilomètres au nord-est de Loyettes (Ain), sur la LZ Lièvre  (45° 47’ 40’’ N - 05° 15’ 30’’ E), atterrissage pour le BCRA réseau Phalanx, dans cadre de l'opération Corinne SIS n° 21,  Lysander D MA du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par FL Hugh Verity, à la réception Pierre Delaye alias Joseph alias Var du réseau Phalanx ; arrivées de deux paquets et au départ de Christian Pineau, Capitaine Boris Fourcaud et André Boyer alias Brutus du réseau Froment/Brutus.

 

15 janvier 1943, au lieudit 'Les Combes', à 1,6 kilomètre à l'ouest d'Ars sur Formans (Ain), sur DZ (45° 59’ 30’ N - 04° 48’ 04’’ E), pour le compte de SIS/MI 16, organisation d'Emile Champion alias Parrain (Jade-Fitzroy), opération Buttercup/Perch 15,  parachutage par un Halifax du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par P/O Cresswell ; arrivée de Gilberte Champion et Pierre Gambs (Jade-Firzroy).

 

26 janvier 1943, à 2,4 kilomètres au nord-est de Loyettes (Ain) et à 6,3 kilomètres au nord de Crémieu (Isère) sur DZ (45° 46’ 58’’ N - 05° 14’ 05’’ E), dans le cadre de la mission Gulliver, opération SIS ? parachutage à partir d'un Halifax du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par Sqn/Ldr Hodg, d'un agent ???

 

nuit du 4 au 5 Février 1943,  le Lancaster Mk-1, serial W4118, code ZN-Y, 106 Squadron du 5 Bomber Command de la Royal Air Force, décolle du terrain de Syerston (Nottinghamshire) à 18 h 10 pour une mission de bombardement sur Turin. Cet appareil, qui avait été livré en unité, le 6 Août 1942, totalisait 33 missions et un total de 340 heures de vol. Il était surnommé « Admiral Prune » et décoré d’une tête de Mickey Mouse Il avait été piloté par le célèbre Guy Gibson aux commandes duquel il participa à la mission, très connue, sur les usines du Creusot « Opération Robinson », le 17 Octobre 1942. L’appareil s’écrase en brulant, à proximité du lieudit « Le Perrussel » sur la commune de Valsonne dans le département du Rhône, à 30 kilomètres au nord-ouest de Lyon. Johnstone, Darlington, Powell et Baker sont retirés carbonisés de l’appareil, des quatre survivants : Thompson, Sutton, Ward et Picken : divers témoignages indiquent que les trois premiers blessés sont faits prisonniers et internés dans un camp de prisonniers en Allemagne, seul le sort de Picken est inconnu. 

 

19 février 1943, à 4,6 kilomètres au sud-ouest de Feurs, sur LZ de l'aéroport de Feurs-Chambéon (45°42’20’'N - 04°11’55’’E) dans la Loire, message 'La retraite de Russie recommence', dans le cadre de l'opération 'Tundra' SIS n° 25  organisation Claude Lamirault alias Fitzroy, atterrissage d'un Lysander du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/O Franck 'Bunny' Rymills, à la réception Michel Thoraval et Antoine Hermann ; au départ : Lieutenant Michel Thoraval et Commandant Bonnefous.

 

11 mars 1943, l'accès de l'aérogare de Bron est interdit à tout le personnel civil. Toutefois, des personnels civils réquisitionnés travaillent aux émetteurs TSF de Saint Priest et à la station de radiogoniométrie à Chassieu. La station météo de l'Office National de la Météorologie (ONM) est transférée de l'aéroport au belvédère des Essarts dans le parc de Parilly à Bron.

En juillet1944, une grande partie du personnel des télécommunications du Service de la Navigation Aérienne, noyauté par la Résistance, sera arrêté et déporté.

 

19 mars 1943, à 3,5 kilomètres au nord-est de Villefranche sur Saône, sur LZ Pluto (46° 01’ 10’’ N - 04° 44’ 10’’ E), dans le département du Rhône, dans le cadre de l’opération Hector-Pluto, un Lysander du Squadron 161 de la Royal Air Force piloté par F/O Rymills doit se poser sur cette LZ, mais le pilote ne trouve pas le terrain. Cette opération aura lieu le lendemain.

 

20 mars 1943,  à 3,5 kilomètres au nord-est de Villefranche sur Saône, sur LZ Pluto (46° 01’ 10’’  N - 04° 44’ 10’’ E), dans le département du Rhône, dans le cadre de l'opération  Hector-Pluto SIS n°29,  atterrissage d'un Lysander du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par W/Cdr Guy Sagesse Pickard, responsable de l'organisation Paul Rivière alias Marquis alias Sif Bis alias Perch Secondo, à la réception Ferdinand Rodriguez-Redington alias Pie ; arrivée de Léon Faye alias Aigle ; au départ,  Capitaine Pierre Dallas alias Cornac, Docteur Zimmern et Colonel Delamaire.

 

23 mars 1943, à Lentigny, au sud-ouest de Roanne, sur la DZ Poire/Rire, dans la Loire, dans le cadre de la mission Haddock/Swordfish, opération Pomme, pour l'organisation SOE RF/BCRA, parachutage à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la Royal Air Force piloté par S/L Austin, à la réception SAP Joseph Monjaret alias Sif X alias Frit et Robert Dupuis alias Bob alias Bernard Gendre ; arrivées du Capitaine Bruno Larat alias Luc alias Haddock, Sous-Lieutenant Pierre-Henri Rateau alias Arthur alias Eminence alias Pape alias Swordfish.

 

30 mars 1943, pour un vol d’entraînement à la navigation, le Focke Wulf 58 C « Weihe », codé TD+QE, serial 3652, appartenant à l’Ecole de navigation n°4, décolle du terrain de Lyon-Bron à 13 h 15. Volant très bas au-dessus du Lac du Bourget, l’appareil plonge dans les eaux, au large du village de Conjux (Savoie). A bord de l’appareil : Ernst Chronz pilote, et l’élève-pilote Kurt Becker trouvent la mort ; Otto Steiback radio et l’élève-pilote Rudolf Schiere sont saufs. Le 25 février 1988, l’appareil fut détecté à une profondeur de 115 mètres 

 

7 avril 1943, la Luftnachrichten-shule 4 est transférée officiellement de Budweiss en Allemagne à Bron. Cette école de radio-navigants dispose de 150 instructeurs et peut accueillir jusqu'à 1.500 stagiaires. Elle est dissoute le 18 août.

 

11 avril 1943, à 2, 9 kilomètres de Perrex et 18,7 kilomètres au sud-est de Viriat dans l'Ain, sur DZ (46°13'50'' – 05°14'05''E), pour le compte de MIS/M16, dans le cadre de l'opération Lupin/Pimento, parachutage d'un agent, à partir d'un Halifax du Squadron 161 de la Royal Air Force piloté par F/Lt. Foster ; arrivée : Denise **Lamirault alias Panthère (réseau Jade-Firzroy).

 

13 avril 1943, à 2,5 kilomètres au nord-ouest de Feillens, au nord-est de Mâcon, sur LZ Marguerite code     B 23 7F 16 L (46° 20’ 45’’ N - 04° 51’ 54’’ E) dans l'Ain, message 'Le train partira', dans le cadre de l'opération Halibut pour le compte du SOE RF/BCRA, atterrissages de deux Lysander du 161 Squadron de la Royal Air Force pilotés par S/L Hugh Verity et F/L Franck 'Bunny' Rymills, à la réception Bruno Larat ; arrivées d'Alain Grout de Beaufort alias Tomcod alias Jac alias Pair et de Jacques Setruck alias Stickleback alias Luc A et de 12 postes radio ; départs d'Henri Queuille alias Pierre Mazagol, d'Emmanuel de La Vigerie, alias Bernard, de Jean-Pierre Lévy alias Tir F et de Daniel Mayer alias Villiers. Le 26 juin 2010, inauguration par Christian Morin, Ministre de la Défense, d’une stèle commémorative.

 

14 avril 1943, dans le Massif du Semnoz, sur la commune de Viuz la Chiesaz, à 6, 7 kilomètres au sud-ouest de Saint Jorioz et à 12 kilomètres au sud-ouest d'Annecy en Haute-Savoie, sur DZ (45° 47’ 50’’ N / 06° 06’ 14’’ E), parachutage pour le compte du SOE F, dans le cadre de l'opération Perch 7/Spindle 7, à partir d'un Halifax du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/O Leggate ; arrivée du Captain Peter Morland Churchill.

 

15 avril 1943,  à 3 kilomètres à ouest-nord-ouest d'Arbigny, sur LZ Junot  (46° 28’ 45’’ N - 04° 55’ 44’’ E) dans l'Ain, pour le compte du SOE  RF/BCRA, opération Dogfisch, atterrissage à partir d'un Hudson  du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par /W/Cdr Guy Sagesse Pickard, à la réception Brunot Larat et Paul Rivière ; arrivées du Lieutenant Francis-Louis Closon alias Coulanges alias Pilotfisch alias Cou et de Jean-Louis Bernard-Fraval alias Leaffisch alias Jean-Louis, ainsi que de 12 valises ; départs : Pierre Laroque, G.Buisson, Guy Fassiaux alias Sif 3, Martin alias Sif 2, Henri Deschamps alias Frit 2, André Klotz et du Docteur Robert Blochet.

 

15 avril 1943, au lieudit 'La Gaillarde', à 4,5 kilomètres au nord-est de Loyettes, sur la DZ Lièvre (45° 47’ 40’’ N - 05° 15’ 30’’ E) dans l'Ain, dans le cadre de l'opération Antinea SIS n° 30, atterrissage d'un Lysander du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/L Bridger, à la réception Pierre Delaye alias Var 3 ; arrivée, 4 paquets ; départs, Robert Wackherr alias Lecomte alias Georges Bonnet (réseau Amarante/Pourpre), Henri Morier alias Le Grand alias Furet (réseau Ebène/Phallanx) et Claude Pineau (fils aîné de Christian Pineau).

 

16 avril 1943, à 3, 5 kilomètres au nord-est de Villefranche sur Saône, sur LZ Pluto (46° 01’ 10’’ N - 04° 44’ 10’’ E), dans le Rhône, dans le cadre de l'opération Ulysses SIS n° 32, atterrissage d'un Lysander du Squadron 161 de la Royal Air Force piloté par F/Lt Franck 'Bunnys' Rymliss, à la réception Ferdinand Rodriguez-Redington alias Pie et Capitaine Henri Cormouls alias Pegase ; arrivées, Lieutenant Pierre Dallas alias Cornac et Henri Léopold Dor alias Faon (réseau Alliance) ; départs, Commandant Cros alias Auroch, Pierre Berthommier alias Goeland et Robert Rivat alias Pinson  alias Pinso (réseau Alliance).

 

29 avril 1943, vers 15 heures 30, un bimoteur LeO 45, probablement aux couleurs allemandes, mais piloté par du personnel français requis d’Air France, s’écrase au sol lors d’un vol d’essais au quartier de « La Femme Morte » sur la commune de Vénissieux (Rhône).

 

15 juin 1943, à 2,5 kilomètres au nord-ouest de Feillens, sur LZ Marguerite (46° 20’ 45’’ N - 04° 51’ 54’’ E) dans l'Ain, message Ecoute mon cœur qui pleure, dans le cadre de l'opération Knucle/Duster, pour le compte de SOE RF/BCRA, atterrissage d'un Hudson du 161 Squadron de la Royal Air Force avec pour équipage : G/L Hugh Verity, Capitaine Philipe Livry-Level et Sgt Shine, à la réception Bruno Larat alias Luc et Geneviève Fassin alias Jannick ; arrivées Claude Bouchinet-Serreulles alias Sophie alias Claude Sauvier alias Inkfisch alias Scapin et Pierre Pery alias Gustave alias Pistol ; départs, Henri Frenay alias Charvet alias Nef, Paul Rivière alias Sif Bis, Raymond Fassin alias Perch alias Sif, Claude Marcus, Capitaine de Vaisseau  Robert, Général Arnault, Jean Ayral et radio Maurice de Chevignié alias Eel.

 

nuit du 12 au 13 juillet 1943, vers 00 h 35, le Lancaster, codé ED 412, appartenant au 207th squadron de la Royal Air Force, percute le massif montagneux du Grammont, à la frontière franco-suisse, entre Saint Gingolph et Novel. (Haute Savoie) L’appareil a été probablement touché par la DCA helvétique alors qu’il survolait le territoire suisse au cours de sa mission de bombardement sur l’Italie. Compte tenu de l’approche du lieu de l’accident, ce sont les secours suisses qui se rendent sur place. Des débris fumants de l’appareil, ce sont sept corps carbonisés qui sont retirés.

               

24 juillet 1943, au lieudit 'Curebourse', à 2,5 kilomètres au nord-ouest de Saint Vulbas, sur la DZ Figue (45° 51’ 00’’ N - 05° 16’ 35’’ E), dans l'Ain, message 'Le jour se lève', dans le cadre de l'opération Buckler/Figue pour le compte du SOE RF/BCRA, atterrissage d'un Hudson du 161 Squadron de la Royal Air Force avec pour équipage S/L Hugh Verity, Capitaine Philippe Livry-Level, et Sgt Shine, à la réception Paul Rivière alias Galvani ; arrivées, Jean_Pierre Lévy, alias Lenoir alias Ferry alias Tir F et Emmanuel d'Astier de La Vigerie alias Bernard alias Louvoi ; départ,s Bernard Lepecq alias Chinchilla, François de Menthon alias Joyeux alias Tertius, André Déglise-Favre alias Vicomte alias Stephani alias Laplace, radio Gerard Brault alias Kim W alias Crab Minor alias Senegalais, Maurice Roschbach, Georges Libert alias Berthier, radio Victor Beaufol alias Dubois et Michl Cailliau alias Charette alias Vergennes.

 

nuit du 14 au 15 août 1943, le Handley Page Halifax Mk III, serial JD 180, code     NF-O, du 138 Squadron de la Royal Air Force, décolle le 14 aout à 21 h 40  de Tempsford pour une mission de parachutage à la Résistance (Opération Pimento). L’appareil s’écrase au sol, au lieudit « Pont de Tasset » sur la commune de Meythet. (Haute Savoie). De l’équipage, un seul rescapé qui s’évade.

 

nuit du 16 au 17 août 1943, le Short Stirling Mk III, serial EH-884, code HA-X, du 218th Squadron de la Royal Air Force, décolle du terrain de Downham Market, pour une mission de bombardement sur Turin. Probablement abattu par un chasseur de nuit allemand, l’appareil s’écrase au sol au sud-ouest du hameau de Saint Germain sur la commune d’Ambérieu en Bugey (Ain). Parmi les sept membres d’équipage, deux sont rescapés les cinq autres membres d’équipage sont morts 

 

19 août 1943, au Col de Cou, à 3,4 kilomètres au sud-est de Fessy et à 12, 4 kilomètres au sud de Thonon les Bains en Haute-Savoie, pour le compte du SOE RF/BCRA, parachutages depuis un appareil du 624 Squadron de la Royal Air Force ; arrivées d'Emile Pougnon alias Emile Poirier alias Edouard et du radio Jacques Langlois alias Bidaud.

 

19 août 1943, à 3,5 kilomètres au nord-est de Villefranche sur Saône, dans le Rhône, sur LZ Pluto (46° 01’ 10’’ N - 04° 44’ 10’’ E), pour le compte du SOE RF/BCRA, dans le cadre de l'opération Chapeau SIS n° 51, à partir d'un Lysander du 161 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/Lt Vaughan-Fowler, à la réception Andrew Georges Carudel alias Durham alias Armand ; arrivée, Colonel Pierre-Jean Herbinger alias Bressac(réseau Mithridate) ; départs, Nazolin et Madame Robert Tainturier. .

 

23 août 1943, à 2,  kilomètres, au nord-ouest de Feillens, dans le nord-est de Mâcon, sur LZ Marguerite (46° 20’ 45’’ N - 04° 51’ 54’’ E) dans l'Ain, pour le compte de SOE RF/BCRA, dans le cadre de l'opération Trojan Horse, atterrissage d'un Hudson du 161 Squadron de la Royal Air Force avec pour équipage : W/Cdr Hodges, Broadley et Reed, à la réception Paul Rivière alias Marquis alias Galvani ; arrivée du saboteur Louis Franzini alias Caravel ; départs : Professeur Edmond Vermeil, François Maurin alias Forestier, Olivier d'André alias Berthier, Armand Philippe alias Khodja alias Galvani A, Guy Fassiaux alias Charrue, Antoine de Graff alias Ludovic, Roland Setruk alias Stickleback alias Luc A et sergent Patterson, membre rescapé de l'équipage du Halifax II, serial DK-119, code MA-U, du  161 Squadron qui s'est écrasé lors de l'opération Mistral 3 de parachutage à Saint Sauvier dans l'Allier.

 

aout 1943, le réalisateur Jean Gremillon tourne sur l'aéroport de Bron le film 'Le Ciel est à vous' avec Charles Vanel et Madeleine Renaud. Un film inspiré du record en mai 1938 de l'aviatrice française Andrée Dupeyron.

 

été 1943, l'Allemagne pour se prémunir des bombardements aglais entreprend, au cours de l'été 1942,  la construction de stations de détection radar des côtes de Norvège au Golfe de Gascogne. En novembre 1942, à la suite du débarquement américain en Afrique du Nord, puis de l'occupation de l'Italie du Sud à l'automne 1943, l'aviation américaine débute la construction d'aérodromes d'où leurs bombardiers seront en mesure d'atteidre l'Europe occidentale. Aussi, l'armée allemande pour se prémunir contre cette nouvelle offensive de bombardements entreprend, au cours de l'été 1943, la construction de stations de détection radar sur le sol français.

Dans notre région, de part et d'autre de l'axe Saône-Rhône débute la construction de ces stations.

            en rive droite :  station n°342 Bernhardiner, au col des Ecorbans sur la commune de Ranchal (Rhône) ; station n°344, Falter, sur la commune de Chazelles sur lyon (Loire) ; station n°346, Tapir sur la commune de Devesset (Ardèche) ; station n°348 Aligator sur les communes de Bidon et Saint Remèze.

            en rive gauche: station n°343 Leguan, au quartier du Mollard à Décines, dans la banlieue est de Lyon (Rhône) ; station n°345 Basilisk sur le plateau de Chambarrand (Isère) ; station n°347 Mungo, au sud de Crest (Drôme.

Ces stations sont reliées à un centre de coordination et de contrôle construit à proximité du château de Saint Priest, dans la banlieue est de Lyon (Rhône).

Aucune de ces stations n'a été opérationnelle, mis à part Falter qui a seulement débuté. A la Libération, l'armée allemande a dynamité l'ensemble de ces infrastructures.

Conjointement à ces installations, l'armée allemande installe l'Etat-major de la Flak (défense anti-aérienne allemande) du sud de la France sur la commune d'Ecully (Rhône).

 

15 septembre 1943, aux environs de Lyon dans le Rhône, pour le compte du SOE, opération Chorister, parachutage à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par F/Sgt Hodges ; arrivée du Lieutenant Jean-Henri Coleman alias Chorister alias Victor pour rejoindre le réseau Acolyte.

 

16 septembre 1943, à 9 kilomètres au sud-ouest de Saint Etienne, le long de la route nationale N88, au nord de Firminy, sur DZ Teresa dans la Loire, dans le cadre de l'opération Monica, parachutage à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la Royal Air force piloté par W/Cdr Speare ; arrivée du radio Andrzej Tecza pseudo André Lejeune alias Jedrek Muster.

 

nuit du 16 au 17 septembre 1943, bombardement par la Royal Air Force de la gare de Modane (Savoie) sur la ligne du tunnel du Fréjus. 340 appareils des 3, 4, 6 et 8 Group de la RAF participent à cette mission dont :170 Halifax, 127 Stirling et 43 Lancaster.  5 B 17 de l’aviation américaine sont également présents. La mission est considérée comme bonne, bien que l’objectif soit situé dans une vallée profonde. 2 Halifax et 1 Stirling sont portés manquants.

 

nuit du 16 au 17 septembre 1943, le Halifax II, serial JN-904, code NP-K, du 158 Squadron de la Royal Air Force décolle du terrain de Lissett pour une mission de bombardement sur Modane. L’appareil s’écrase au sol, au lieudit « Le Bois du Revoireau » sur la commune de Saint Georges d’Espéranche (Isère). Les sept membres d’équipage trouvent la mort 

 

21 septembre 1943, à 3 kilomètres à l'ouest-nord-ouest d'Arbigny, sur LZ Junot dans l'Ain, message 'Moïse dormira sur les bords du Nil, L'Ange rompra le sceau de cire rouge', pour le compte du SOE, dans le cadre de l'opération Peashooter/Musc, atterrissage d'un Hudson du 161 Squadron de la Royal air Force avec pour équipage W/Cdr Hugh Verity, Capitaine Livry-Level et Sgt Shine, à la réception Paul Rivière alias Marquis alias Galvani et Pierre-Henri Rateau alias Pape. Par suite de nuages bas, l'appareil atterrit  seulement à sa troisième approche ; arrivées de Richard H. Heslop alias Xavier (du réseau Marksman) et de Jean Rosenthal alias Cantinier alias Apotheme qui font partie de la première mission interalliée dit 'Les Montagnards' ou Musc qui se rend en Haute-Savoie et de François Michel alias Jacques alias Dispenser qui gagne le Vercors, et de Roger Longepierre alias alias Patrice Coste, et de nombreux colis et 43 postes de radio ; départ : Marc Rucart, Michel Dumesnil, de Grammont, Charles Laurent, Henri Guillermin alias Pachsa alias Alain, Eugène Boisson alias Pech Gamma alias Jean-Paul, radio  André Montaut alias Chrysler, Jacques Brunschwig alias Bordier alias Perigny et François Morin-Forestier. 

 

16 octobre 1943, report de l'opération du 8 octobre. à 3 kilomètres au nord-ouest de Manziat et à 9,5 kilomètres au nord-est de Macon dans l'Ain, sur LZ Aigle, codée B 24 7 F 144L, message 'De Carnaval à Mardi Gras', pour le compte  SOE RF/BCRA, opération Shield, atterrissages d'agents, à partir d'un Hudson du Squadron 161 de la Royal Air Force avec pour équipage : Sqn. Ldr. Hugh Verity, Philippe Livry-Level, Affleck et Bradbury, à la réception Paul Rivière alias Marquis ; arrivées :  Cpt Emile Laffon   alias Lachaud alias Guizo, Jacques Maillet alias Mirabeau, Armand Philippe ex Armand Khodja alias Pompadour alias Chaland, Michel Cailliau alias Charrette alias Vergennes (Réseau Charrette) et Henri Deschamps alias Garnier ; départs : Jean de Lattre de Tassigny alias Charles Dequenne, Gérard Hennebert  alias Baron alias Frit B alias Lapoule, Eugène Petit alias Claudius, Richard F H.Helsop alias Xavier, J.Rosenthal alias Cantinier alias Apotheme, député F. Froment, Roger Gerard (Phratrie/Margot) et Mme Berger avec son bébé de retour en GB. 

 

20 octobre 1943, en cours d’après-midi, un avion allemand, qui vole très bas, en direction du sud, heurte le câble du bac à traille qui traversait le Rhône entre Cruas (Ardèche) et La Coucourde. L’avion, de type non connu, a explosé en vol, avant de disparaître dans le fleuve. Tous les occupants, dont le nombre et l’identité sont inconnus, ont péri noyés.

 

23 octobre 1943, au  Col de la Lance, près de Montjoux, à 10 kilomètres au sud-est de Dieulefit dans la Drôme, sur DZ Frene, message 'Pour une blague, c'est une bague (c'est deux blagues)', pour le compte du SOE RF/BCRA, parachutage à partir d'un Halifax du 624 Squadron de la Royal Air Force piloté par P/O EW.Garnett, à la réception Emile Pougnon alias Poirier Emile alias Edouard ; arrivées du Capitaine Gabriel Mazier alias Capitaine François et du radio Joseph Cabot alias Marius  en vue d'organiser un maquis dans la région de Puget-Théniers (Alpes Maritimes).

 

nuit du 3 au 4 novembre 1943, le Handley Page Halifax Mk II, de la royal Air Force, serial DT-726, code NF-H, du 138 Squadron, décolle du terrain de Tempsford à 19 h 20 pour une mission de parachutage à la Résistance (Opération JOHN 13). L’appareil heurte un éperon rocheux au lieudit « Les Rochers de Bourboulas » à la crête des Quatre Vios, sur la commune de Marcols les Eaux (Ardèche). Le seul rescapé s’évade, Sgt John Brough mais sept membres d’équipage trouvent la mort. Le Sgt John Brough confié aux responsables régionaux de la Section Atterrissage-Parachutage de la Résistance sera rapatrié en Angleterre, dans la nuit du 8 au 9 février 1944, à partir du terrain d’atterrissage « Orion ». Le vol se fera à partir d’un Hudson à bord duquel Lucie et Raymond Auubrac ont pris place.  Le Sgt Brough décède en septembre 1994, ses cendres sont dispersées près de ses camarades qui reposent dans le cimetière de Marcols les Eaux. 

 

nuit du 10 au 11 novembre 1943, la Royal Air Force est de retour sur la gare de Modane (Savoie) . 313 Lancaster des 5 et 8 Group de la RAF participent à cette mission. Les Pathfinders éclairent la cible et de sérieux dégâts sont infligés aux installations ferroviaires. Les 313 Lancaster approchent quand l’alerte est transmise à 0 heure 42.  Transmise mais non donnée, car une panne de l’appareil de télécommande empêche de déclencher les sirènes. Mais dès le bourdonnement des escadrilles, un employé des chemins de fer, à Fourneaux, sonne le tocsin ; ce qui reste de la population, échaudée, court rejoindre ceux qui ont choisi, après le dernier raid, de vivre la nuit dans les abris naturels, constitués par les galeries de mines de charbon à flanc de montagne, voire dans un train garé sous le tunnel, ou vers des casemates désaffectées, ce qui déplaira fortement aux Allemands qui en interdiront désormais l’accès. Au cours de ces deux bombardements, on relève 58 victimes civiles.  Les bombardements de la gare de Modane (Savoie) dans la nuit du 16 au 17 septembre et du 10 au 11 novembre 1943, ont pour but de détruire les infrastructures ferroviaires afin d'empêcher les convois ferroviaires d’emprunter le tunnel du Mont Cenis. La liaison ferroviaire par la Vallée de la Maurienne et la voie côtière du sud de la France étant les seuls axes permettant à l'armée allemande d’acheminer des renforts et des approvisionnements de France vers l'Italie

 

11 novembre 1943, c'est la deuxième fois que les bombardiers de la 15ème USAAF (United States Army Air Force). Interviennent sur la France depuis leur base dans le Sud de l'Italie.  Bombardement du site industriel SNR à Annecy (Haute-Savoie).  Lors du voyage aller, au-dessus des Alpes, un appareil fait demi-tour à la suite d'ennuis techniques. Il est attaqué par des chasseurs allemands dans la région de Cunéo (Italie), et s'écrase au sol. Quelques membres d'équipages indemnes sont récupérés par les Partisans italiens. Lors du vol retour, les appareils bombardent, sans succès, le viaduc ferroviaire d'Anthéor sur la ligne de Marseille à Nice, près de Mandelieu (Alpes Maritimes).

 

19 novembre 1943, un avion allemand, de type Ju 88 s’écrase, entre 15 h 30 et 16 h, à proximité   du hameau de la Malgoutte à Saint Bonnet des Quarts (Loire). Quatre corps sont récupérés par les soldats allemands.

 

25 novembre 1943, au lieu-dit Garde-Lit, à 7,6 kilomètres au sud de Châtillon sur Chalaronne dans l'Ain, sur la DZ  Bugeaud / Ruche (46° 03’ 07’’ N - 04 56’ 58’’ E), pour le compte du SOE RF/BCRA, opération John 36/Pelle/Fleau/Mine et Joe 36/, mission Patchouli, afin de détruire, dans le cadre de la mission Patchouli, des usines de roulements à billes dans la région parisienne (SKF, Timken, Malicet et Blin), participation de deux Halifax du 138 Squadron de la Royal Air Force pilotés par F/L Bartter et W/O Pick, à la réception André Boulloche, Délégué Militaire Régional pour Paris ; arrivées : saboteurs Marcel Suarès alias Fléau et Pierre Briout alias Pelle, et d'Ernest Gimpel alias Charles Beauchamps alias Gendarme.

 

3 décembre 1943, vers 14 heures, le monomoteur Dewoitine 520, n°610, aux couleurs allemandes, s’écrase au sol, par très mauvais temps, à proximité de la localité des Sauvages (Rhône). Le pilote, qui effectue une mission de convoyage des régions de l’Est vers le Midi de la France, appartient au 1er Groupe de la 107ième Escadre de Chasse de la Luftwaffe. Le Feldwebell Erich Dennhorf a trouvé la mort dans cet accident.

 

5 décembre 1943, entre Comps et Dieulefit dans la Drôme, sur DZ Framboise, pour le compte du BCRA, à partir d'un appareil du 624 Squadron de la Royal Air Force, à la réception le responsable SAP Drôme-Sud ; parachutages des radios : arrivées du Sous-lieutenant Roger Labrid alias Richard Lasalle et sous-Lieutenant André Angel alias Bernard.

 

14 décembre 1943, un Heinkel 111, appartenant à la 10ième escadrille du 4ième groupe de la 55ième escadre de bombardement de la Luftwaffe, basé sur le terrain de Dijon-Longvic, s’écrase au lieudit « Fond Grimaud » (à proximité de l’héliport de la base aérienne du Mont Verdun) sur la commune de Poleymieux au Mont d’Or (Rhône). L’appareil a brulé dès qu’il a percuté le sol. Tous les membres d’équipage ont péri dans cet accident.

 

20 décembre 1943, aux environs de Châtillon sur Chalaronne dans l'Ain, sur la DZ Massenet, pour le compte du SOE RF/BCRA, opération Bob 66, à partir d'un appareil du 138 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/O Bailey ; parachutages : arrivées : François Fouquat alias Cisailles, Lieutenant René Deshayes alias Maurice Juillet alias Connetable alias Barbare et Yves Léger alias Bernard Laporte alias Eveque.

 

22 décembre 1943, vers 15 heures 30, un avion trimoteur (sous réserve) allemand s’écrase au sol en brûlant, entre le quartier de « La Charrière » et celui du « Mont » sur la commune de Saint Germain sur l’Arbresle (Rhône). De l’appareil en vol sautent en parachute six aviateurs.

 

1943, un planeur allemand, transport de troupe, se pose à la suite d’ennuis techniques, près de l’étang Monnet en bordure de la route de Bagé le Chatel à Chevroux (Ain)

 

6 janvier 1944, à 1, 9 kilomètre au sud-est de Montrevel et à 10, 5 kilomètres au sud de La Tour du Pin dans l'Isère, sur la DZ Zoska (45° 28’ 25’’ N – 05° 25’ 30’’ E ??), pour le compte du SOE, dans le cadre des opérations Colony/John 11/POWN-organisation polonaise d'action armée/Monica, parachutages à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par P/O Cole, à la réception Capitaine Zygmunt Brzosko alias Burek et de Léon Zapala alias René Lefèvre ; arrivées : radio Caporal Bronislaw Wieterski pseudo Jean-Bernard Fourquin alias Bob et du radio Stefan Lewandowski alias Alamant pseudo Serge Liénard et de 9 postes radio et d'un   S-phone.

 

6 janvier 1944, à Eymeux dans la Drôme, sur la DZ Agonie, pour le compte du SOE RF, dans le cadre de la mission John Union 38, à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par F/L Pick, parachutage d'une mission interalliée de trois hommes ; arrivées : Capitaine Henry Thackthwaite (SOE) alias Procureur, du radio Camille Monnier (BCRA) alias Mayar alias Léon, Jean-Pierre Ortiz (OSS) alias Chambellan.

 

6 janvier 1944, à Izernore, à 7 kilomètres au nord-ouest de Nantua dans l'Ain, sur la DZ d'Izernore, pour le compte du SOE, opération Marskman, parachutage, à partir d'un Halifax du Squadron 138 piloté par F/LT Bailey, à la réception Richard Harry Heslop (opération Marskman) ; arrivée : Ernest Van Maurik alias Patterson (opération Marskman)

 

6 janvier 1944, dans la forêt de Planbois, entre Perrignier et Sciez en Haute-Savoie, sur la DZ Pâquerette, message 'Le Crepy est un vin blanc sec', pour le compte du BCRA, opération Hercule, parachutage d’agents, à la réception Louis Bertand ; arrivées : Marcel Sobra alias Hercule, Alfred Venner alias Guy, du radio François Cart alias Alfred et Jacques Bugaud alias Nicolas alias claude X alias Modeste et du radio Y alias Octave.

 

6 janvier 1944, aux environs de Dieulefit dans la Drôme, sur la DZ Philippe, pour le compte du BCRA, parachutages d'agents ; arrivées : Antoine Budynec alias Georges, Michel Uriarte alias Octave, Lieutenant Maurice Seignon de Possel Deydier alias Noël, Jacques Carreras alias Maurice et le radio Félix Rebecchi alis Paon.

 

29 janvier 1944, à Saint Uze dans la Drôme, sur DZ Ajusteur, message 'Nous monterons sur la dune avec quatre amis', pour le compte du SOE RF/BCRA, dans le cadre de l'opération John 25 action/Circonférence, parachutages d'agents, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la Royal Air Force piloté par W/C Spear, à la réception SAP ; arrivées : Marguerite Petitjean alias Binette alias Michelle Pradier, d'Yvon Morandat alias Arnolphe alias Léo, de René Obadia alias Pioche et d'Eugène Déchelette alias Ellipse Cette opération qui s'est effectuée dans le but de l'organisation du sabotage autour de Chalons sur Saône et d'attaquer le trafic routier et ferroviaire allemand. 

 

4 février 1944, deux Fw 190 A 7 de la JagdGeschwader Richthofen Nr 2 (Escadre de chasse n° 2     « Richthofen ») sont portés manquants suite à une mission de liaison entre Dijon et Aix en Provence. Les pilotes, Unteroffizier Hans Pusch et Unteroffizier Werner Edelman appartiennent au 1er Groupe de cette unité. C’est au printemps 1944, qu’un ouvrier des mines de charbon de L’Herpie qui descendait à skis par le bas du Glacier de Sarennes, sur la commune d'Huez (Isère) à découvert des débris d’avion. A la fonte des neiges, des restes humains furent découverts et identifiés. Les débris des appareils sont dispersés sur une grande étendue. On peut supposer qu’il y a eu une collision dans les nuages entre les deux appareils.

 

nuit du 4 au 5 février 1944, dans la nuit, le Short Stirling Mk 111, code ZO-N, serial EJ 110, du squadron 196 th de la Royal Air Force qui a décollé d’Angleterre pour une mission de parachutage au maquis s’écrase au lieu-dit «Bois de Valorse» sur la commune d’Hauteville (Ain), probablement en raison d’une forte tempête de neige. Les sept membres d’équipage ont péri 

 

5 février 1944, à 1,5 kilomètre à l'ouest de Saint Symphorien sur Coise et à 9,3 kilomètres au sud-ouest de Duerne dans le Rhône, sur la DZ Jan 2, dans le cadre de l'opération Batch 1/John 52 POWN  (POWN, organisation polonaise d'action armée Monika militaire), parachutages d'agents, à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par P/O Pick, à la réception Capitaine Zygmunt Brzosko alias Burek Jan  Grudziac pseudo Jean Dumont ; arrivées : radio caporal Ludwik Raszka pseudo Ludwik Nowak alias Krogulec et radio Jan Grudziak pseudo Jean Dumont alias Nikanor.

 

5 février 1944, proche d'Heyrieux dans l'Isère, à 12 kilomètres au sud-est de Lyon, parachutages d'agents pour le compte du NKVD-Services secrets soviétiques, dans le cadre de l'opération Apache, à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par F/O Ashley ; arrivées : Marko Simonov alias Marcel Simon et Livanov alias Antoine Laurier.

 

6 février 1944, à Polliat, à 6 kilomètres au nord-ouest de Bourg en Bresse dans l'Ain, pour le compte du   SOE F, dans le cadre de l'opération Pimento 54/John 52, parachutages d'agents, à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par F/L Perrins ; arrivée : radio Roger Caza alias Emmanuel alias Prelate alias Braces (Réseau Pimento).

 

7 février 1944, proche de Mantailles, à 9 kilomètres d'Andacette dans la Drôme, pour le compte du SOE, dans le cadre de l'opération Jockey 15, le Halifax Mk II serial LW 275, code NF-O , du 138 Squadron de la Royal Air Force piloté par T.C.S Cooke, navigateur R.W. Lewis, radio J.S. Reed, mécanicien L.J. Gornall, bombardier O.E. Bell, mitrailleurs A.B. Wthecombe et R.L. Beattle, a pour mission de parachuter l'agent Francis Cammaerts alias Roger alias Jockey sur une DZ dans la région de Marseille. L'appareil pour une raison inconnue (givrage ou atteint par la Flak) fait demi-tour sur la Vallée du Rhône. L'équipage saute en parachute et l'appareil s'écrase au sol.

 

nuit du 7 au 8 février 1944, le Halifax II, serial LL-114, code NF-P, du 138 Squadron de la Royal Air Force, décolle de Tempsford  pour une mission de parachutage à la Résistance (Opération John 35). L’appareil s’écrase au sol au lieudit « Le Bec de l’Orient » sur la commune d’Autrans (Isère). Les sept membres d’équipage trouvent la mort. Les corps seront cachés par les Résistants locaux dans une grotte avant d'être inhumés dans le cimetière d'Autrans à la Libération.

 

nuit du 7 au 8 février 1944, le Halifax, serial LL-114, codé NF-O, du 138 Squadron de la Royal Air Force, décolle du terrain de Tempsford à 19 h 30 pour une mission de parachutage à la Résistance  (Opération Jockey5). A la suite d’ennuis en vol, l’appareil est abandonné par son équipage et s’écrase au sol à proximité de Mantailles (Drôme). L’équipage qui a sauté en parachute, entre Chateauneuf de Galaure et Mantailles se pose au sol indemne. A bord de l’appareil, se trouvait le Major Francis Cammaerts du SOE qui devait être parachuté.

 

10 février 1944, à Beaulieu, proche de Roche La Molière, à 6 kilomètres au sud-ouest de Saint Etienne dans la Loire, pour le compte de POWN (organisation polonaise d'action armée), parachutages d'agents, arrivées par le train depuis Perpignan : Lieutenant Tadeusz Werla pseudo Tadeuz Skarp alias Lysy et du radio Zygmunt Nowak alias Selim (ces deux personnes n'ont pas été parachutées, mais sont arrivées via Gibrlatar, passage de la frontière espagnole à pieds, puis train à Perpignan).

 

28 février 1944, un Ju 86 E de la LN 4 de Bron s'écrase, près de Chabeuil (Drôme).

 

février 1944, un planeur allemand s’est posé entre Priay et Château-Gaillard (Ain), il faisait partie d’un groupe d’une vingtaine de planeurs qui étaient remorqués en direction du Nord.

 

3 mars 1944, proche du barrage de la Tache, à 4 kilomètres à l'ouest de Renaison et à 15 kilomètres de Roanne dans la Loire, message 'Maréchal nous voilà', pour le compte du SOE F, dans le cadre de l'opération Acolyte 5, parachutages de 2 agents, de 7colis et 15 containers à partir d'un appareil d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par W/Cdr Corby, à la réception Robert Lyon alias Acolyte alias Adrian ; arrivées : Jean-Marie Régnier alias Porthos alias Mason et le radio Marcel Jaurant-Singer alias Flavian alias Shareholder alias Tailcoat pseudo Louis-Marie Jaubert. L'opération a pour but de mettre en place le nouveau réseau de Jean-Marie Régnier parachuté à 3 kilomètres de la DZ et dont ses bagages sont tombés ans l'eau du barrage. Le réseau de Régnier a pour but l'organisation du sabotage autour de Chalon-sur-Saône et d’attaquer le trafic routier et ferroviaire allemand.

 

3 mars 1944, à 1, 5 kilomètres à l'ouest de Saint Symphorien sur Coise et à 9, 3 kilomètres dans le sud-ouest de Duerne dans le Rhône, pour le compte du SOE, opération Batch 1/John 22 POWN -organisation polonaise d'action armée, parachutages d'agents, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la Royal Air Force ; arrivées : Eugenjusz Billinski pseudo Stefan Domin alias Lis et Marian Kijewski alias Cwancygier pseudo Edmond Luesco alias Murat.

 

4 mars 1944, bombardement de sites industriels dans la région de Saint Etienne (Loire) par la Royal Air Force. Pour cette mission, 16 Lancaster du 617 squadron décollent de la base aérienne de Woodhall Spa en Angleterre avec pour mission de bombarder la région de Saint Etienne (usine Nadella à La Ricamarie). Un appareil est de retour prématurément. Le temps est couvert à l’arrivée des appareils sur la cible, ceux-ci rentrent à leur base sans avoir largué leurs bombes.

 

8 mars 1944, premier survol du plateau des Glières (Haute-Savoie) par un avion d’observation allemand.

 

nuit du 10 au 11 mars 1944, bombardement par la Royal Air Force de l'usine Nadella à La Ricamarie (Loire). Pour cette mission, 16 Lancaster du 617  squadron, serial DV 380, DV 391, DV 403, ME 557; ME 559, JB 139, ME 560, DV 394, EE 146, ME 557, ME 559, JB 139, ME 560, DV 394, EE 146, ME 555, DV 385, DV 246, ME 561, DV 393, ME 562; EE 131, décollent de la base de Woodhall Spa vers 19 heures 45 (heure anglaise), avec pour mission de bombarder des installations industrielles dans la région de Saint Etienne. Les bombardiers sont sur la cible vers 23 heures 45 et sont de retour à leur base, le lendemain matin vers 3 heures 30. Le temps était couvert sur la cible avec une visibilité modérée. De très nombreuses bombes de 1000 lb sont larguées, ainsi que des bombes incendiaires. La mission semble être un succès moyen.

 

12 mars 1944, début du bombardement du plateau des Glières par l'aviation allemande, 3 He 111 larguent 110 bombes de 50 kg, 2 chalets détruits.

 

16 mars 1944, proche de La Croix Régis, commune d'Echalas dans le Rhône, à 12 kilomètres à l'ouest de Vienne, sur DZ Ski, pour le compte du BCRA, dans le cadre de l'opération Framboise, parachutages d'un agent, à partir d'un Halifax du 624 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/Sgt C/P. Atkin ; arrivée :  Bennes alias Bob alias Robert Suchet et 2 containers. La mission a pour but de fournir un radio au maquis du Vercors et de remplacer le responsable SAP de R 1 Alfred. Deux Halifax décollent de Blida en Algérie pour parachuter deux agents sur la DZ Ski. L'appareil piloté par le F/Sgt Paulden avec à son bord l'opérateur-radio Juste Winant, alias Olivier, fait demi-tour avant le parachutage à la suite d'une panne moteur.  Juste Winant aurait été parachuté dur DZ Ski dans la nuit du 18 mars 1944

 

17 mars 1944, un appareil allemand bombarde le col des Auges, à proximité du plateau des Glières

 

22 mars 1944, sur le plateau de Lanas (actuel aérodrome d'Aubenas), à 5 kilomètres au sud d'Aubenas dans l'Ardèche, sur DZ Acier, message 'La fumée noircit la façade', pour le compte du BCRA, parachutage d'agent ; arrivée : radio Jean-Noël Cabouat alias Courbe alias Cardiode.

 

23 mars 1944, au plateau des Glières, attaque aérienne allemande sur les crêtes est (Les Auges) et sud-ouest (Dran), 4 FW 190 mitraillent le plateau de Dran (4 maquisards blessés, 1 mortellement et 1 autre gravement, 1 chalet incendié.

 

nuit du 25 au 26 mars 1944, bombardement par la Royal Air Force de l'usine de la Société Industrielle Générale de Moteurs d'avions (SIGMA) à Vénissieux (Rhône).. Pour cette mission, 22 quadrimoteurs décollent de leurs bases anglaises vers 19 heures 30 (heure anglaise) :  6 appareils du 106 squadron de la base de Metheringham : Lancaster, serial ND 339, ND   583, JB 663, ND 332, JB 601, JB 663 ; 16 appareils du 617 squadron de la base de Woodhall Spa :Lancaster, serial DV 380, XXX, ME 559, ME 557, JB 139, DV 394, DV 402, EE 146, DV 391, EE 131, ED 763, DV 385, ME 555, ME 561, DV 393, ME 554

 

25 mars 1944, bombardement allemand sur le plateau des Glières. (Haute Savoie).

 

26 mars 1944, à 9 heures, le temps est clair, l’aviation allemande mitraille en rase-motte une dizaine de chalets du plateau des Glières (Haute Savoie) qui sont incendiés ainsi que le dépôt de munitions, à 12 heures, bombardement aérien par 3 Heinkel 111 au début, puis par 4 Fw 190.

 

nuit du 29 au 30 mars  1944, bombardement par la Royal Air Force de l'usine de la Société Industrielle Générale de Moteurs d'avions (SIGMA) à Vénissieux (Rhône). Pour cette mission, 19 quadrimoteurs Lancaster  décollent de leurs bases anglaises vers 19 heures 30 (heure anglaise) :            4 appareils du 106 squadron de la base de Metheringham : Lancaster, serial ND 682, ND 332, JB 601, JB 664 ; 15 appareils du 617 squadron de la base de Woodhall Spa : Lancaster, serial DV 380, ME 557, ME 560, JB 139, DV 391, DV 402, EE 131, DV 246, DV 385, ME 562, ME 561, ME 559, DV 394, ME 554, DV 403. Vers 0 heure 30 (heure française), l’usine SIGMA est entièrement détruite au cours de ce bombardement.

 

30 mars 1944, un Caudron C 445-1 de LN 4 se pose sur le ventre à Bron.

 

mars 1944, le Dornier 217 N 1, Weknummer 1475, de la 6ème escadrille de l’Escadre de chasse de nuit NJG4 avec trois personnes à bord s’écrase sur la commune de Curciat-Dangalon (Ain). L’équipage est composé de : Fw. Gunther Konzack pilote; Uff. Wamter Schumacher radio ; Ogerfr.Alfred Elster radariste ; le premier et troisième sont blessés, le second décède le lendemain. Il pourrait avoir été abattu par un appareil «intruder» de la Royal Air Force.

 

mars 1944, le Messerschmitt BF 110 F 4, Werk Nummer 4792, de la 4ème escadrille de l’Escadre de chasse de nuit NJG4, basé à Dijon, s’écrase vers 22 heures au lieu-dit « La Presinière » sur la commune d’Ordonnaz (Ain).  Les trois membres d'équipage trouvent la mort.

 

de mars à août 1944, des éléments de la  6/Flugsucherungs-Regimet-West (6ème compagnie) étaient stationnés sur l'aéroport de Bron. Cette unité avait pour mission d'orienter les avions allemands à partir de radio-phares (funk-feuer) et de systèmes radio-goniométriques.

 

3 avril 1944, aux environs de Chavanay dans la Loire, message 'L'éléphant aime les carottes', pour le compte du BCRA, opération SFU 4, parachutages d'agents, à la réception Robert Bennes ; arrivée : Capitaine Pierre Casanova alias Marcel et le radio le lieutenant Henri Rozan alias Mandoine alias René (Plan Ignition).

 

5 avril 1944, dans la matinée, le Caudron Goéland 445 A 1, n°976, aux couleurs allemandes et codé TC+KW, est abattu par un chasseur allié au-dessus de l'aéroport de Bron. Le Feldwebell Herbert Rose, pilote, ainsi que le radio et trois élèves-radio trouvent la mort. 

ce même jour, et probablement le même chasseur allié abat le Junkers 86 E 8, Werk Nummer 3077, codé CU+NJ, sur l'aéroport de Bron. L’Unteroffizier Franz Wolf, pilote, ainsi que le radio, le mécanicien et quatre élèves-radio trouvent la mort. 

 

10 avril 1944, à Eymeux dans la Drôme, sur DZ Agonie, pour le compte du SOE RF/BCRA, opération John 38 A Union mission 1, parachutages d’agents, à partir d'un Halifax du 138 Squadron de la Royal Air Force piloté par F/Sgt Hayman ; arrivées : radio Jean-François Paris alias Egyptien, radio Henri Benhamou alias Andalou, saboteur Roger Olive alias Hache et saboteur Jacques David alias Jacques Renaud alias Tombereau.

 

nuit du 10 au 11 avril 1944, le Short Stirling Mk III, de la Royal Air Force,  code OJ-G, serial EF-502, du 149th squadron, décolle du terrain de Lakenheath à 21 h 12, pour une mission de parachutage à la Résistance. L’appareil s’écrase au sol à proximité du Château de Varey sur la commune de Saint Jean le Vieux (Ain). Deux aviateurs qui ont sauté en parachute s’évadent, mais cinq corps carbonisés sont retirés des débris de l’appareil. Les deux évadés sont rapatriés en Angleterre par le Dakota C 47 américain du Colonel Heflin qui s’est posé, le 8 juillet 1944, à Izernore (Ain). 

 

21 avril 1944, à Eymeux dans la Drôme, sur DZ Agonie, pour le compte du SOE RF/BCRA, opération John 25 A Union mission Musc, parachutage d'agent, à partir d'un Halifax du 138 squadron de la Royal Air Force piloté par F/Lt Baker, réception COPA ; arrivée : Emile Loison pseudo Raymond Henaff alias Versoir.

 

27 avril 1944, au lieudit 'Pont du Loup', sur la commune de Saint Cyr de Valorges dans la Loire, sur la DZ Timbale (45° 57'N, 04°22'E), lors de l'opération Lackey 3 A, suite à une approche à trop basse altitude lors du largage de l'armement, le B 24 Liberator, serial 42-40997,'The Worry Bird' appartenant au 801st Bomb Group de USAAF (Carpetbagger), basé sur le terrain d'Harrington  en Angleterre, s'écrase au sol au cours de la nuit du 27 au 28, vers 2 h 10. Cinq membres d’équipage trouvent la mort : 1st Lt George W. Ambrose pilote, 2 nd Lt Robert H. Redhair copilote, 2nd Lt Arthur B. Pope navigateur, 2nd Lt Peter Roccia bombardier, S/Sgt Charles M. Wilsob mécanicien. Deux membres d’équipages indemnes s’évadent : S/Sgt James J. Heffson radio et Sgt Georges W. Henderson mitrailleur. Ils seront récupérés par un Hudson de la Royal Air Force dans le cadre de l'opération Machette du 7 août 1944. Le Sgt James C. Mooney, éjecté de l’avion et sérieusement blessé est fait prisonnier.  Deux monuments, à proximité de l’accident honorent la mémoire des disparus.

 

30 avril 1944, dans la matinée, le Ju 86 E, Wnr 0245, de la Ln. Sch 4 de Bron est abattu lors de son approche de Bron. Il est mitraillé par trois P 51 américains du 4th Fighter Group de la 8th Air Force (la victoire est attribuée aux pilotes : Lt Leo Long, Lt Monroe Sherlton et Major Waclaw « Mike » Sobanski du 334th Fighter Squadron). L’appareil s’écrase, au quartier de « Saint Martin » à Miribel (Ain), sur une maison d’habitation. On retire six corps carbonisés et un blessé grave qui appartiennent à l'équipage, pas de victimes civiles.

 

30 avril 1944, 240 B 17 (forteresses volantes) de la 8ème USAAF bombardent le terrain d'aviation de Bron : de nombreux appareils allemands sont endommagés ou détruits (12 Ju 86-E, 1 He 72 D ,       1 Fw 44 J, 2 Fw 58 C, 2 Caudron C 445 sont détruits, seuls 3 Ju 86 sont intacts), mais la base aérienne est en grande partie détruite. Des chasseurs-bombardiers d'accompagnement mitraillent et coulent des hydravions aux couleurs d'Air France qui étaient garés sur le plan d'eau du Grand Large à Décines. Les installations aéroportuaires civiles ne sont que peu endommagées.

 

30 avril 1944, vers 11h 30, le P 51 Mustang, piloté par le 2nd Lt Frederick Glover, appartenant au 336th Fighter Squadron du 4th Fighter Group de la 8th USAAF, est touché par les tirs de la Flak, lors de son attaque du terrain d’aviation de Valence-La Trésorerie. Le pilote qui s’est parachuté se pose à proximité du crash de son appareil sur la commune de Beaumont Monteux (Drôme). Recueilli par les habitants du voisinage, il est caché avant d’être confié aux réseaux d’évasion de la Résistance qui lui font traverser les Pyrénées afin de gagner l’Espagne. Il est de retour dans son unité en Angleterre, fin mai.

 

nuit du 1er au 2 mai 1944, bombardement des usines Berliet à Vénissieux (Rhône). La mission de ces appareils de la Royal Air Force est le bombardement de l’usine de constructions automobiles Berliet à Vénissieux, près de Lyon. Excellent temps sur le trajet et la cible. Le trajet suivi par les appareils est le suivant : de leur bases, Reading, Selsey Bill, Cabourg, coordonnées 4735/0121, 4720/0252, 4537/0508, Vénissieux, 4540/0440, 4735/0121, Cabourg, Selsey Bill, Reading, et leurs bases. Aucun chasseur ennemi ou Flak au cours de la mission. Les 5 appareils du 100 squadron illuminent la cible qui est reconnaissable visuellement. Le bombardement, entre 1 heure et 1 heure 15, se fait dans d’excellentes conditions depuis une altitude comprise entre 8.000 et 10.000 pieds. Les dernières vagues de bombardiers sont gênées dans leur visée par une épaisse fumée noire qui se dégage des incendies. Tous les appareils sont de retour à leurs bases le lendemain matin vers 4 heures 30. Pour cette mission, 68 quadrimoteurs Lancaster de la Royal Air Force décollent de leurs bases anglaises aux environs de 21 heures 30 (heure anglaise) 

 

3 mai 1944, entre Manziat et Asnières sur Saône dans l'Ain, et à 9,5 kilomètres au nord-est de Macon, sur LZ Aigle dans l'Ain, message 'Le rapace verra clair' 'Il possède un œil d'aigle', pour le compte du SOE RF, opération Halberd, atterrissages d'agents, à partir d'un Hudson du Squadron 161 de la Royal Air Force piloté par F/L John Affleck, à la réception Paul Rivière alias Galvani ; arrivées : radio Marcelle Somers alias Albanais, Commandant Maurice Barthélémy alias Bernard Barat alias Hauteur, Col Pierre Hanneton alias Haasluis alias Ligne, Jacques Davout d’Auerstaerdt alias Ovale, Michel Dequaire alias Symetrie, Docteur Limousin et les saboteurs Auguste Chevalier alias Aiguillon alias Lt Bernard et Charles Mengin alias Batteuse ; départs : Mme Fleury avec bébé,   M Bourges-Monoury alias Polygone, Francis Closon, Jean Rosenthal alias Cantinier, Cdt Henry Thackthwaite alias Procureur et  Paul Rivière alias Marquis. Paul Rivière sera de retour en France, parachuté dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, au-dessus de la DZ Métacarpe en Saône et Loire, où il est accueilli par sa secrétaire Geneviève Fassin.

 

5 mai 1944, sur le plateau de Soulier, à 3 kilomètres au nord-ouest d'Allex dans la Drôme et à 4,5 kilomètres de Livron dans la Drôme, sur DZ (44° 47' 22" N - 4° 53' 51" E), message 'un riche visiteur visitera le temple 3 fois', pour le compte du SOE RF/BCRA, opération John 111 USAAF Carpetbaggers, parachutage d'agent, à partir de B 24 Liberator de l'USAAF ; arrivée du radio Cendral alias Lombert, afin de rejoindre l'équipe des radios installée dans la laiterie Revol, quartier de la Britière à Saint Agnan dans le Vercors.

 

nuit du 5 au 6 mai 1944, le B 24 Liberator, serial  42-63798, du 858th Bomb Squadron appartenant au 801st Bomb Group de la 8th USAAF, basé sur le terrain de Harrington en Angleterre, s’écrase au sol, vers  00 h 32, au «Bois de Brate» sur la commune de Mably (Loire). L’appareil qui participait à une mission de parachutage à la Résistance est touché par les tirs de Flak, sur voie ferrée, près de Gilly sur Loire. L’équipage, qui a sauté en parachute, près de Chenay le Châtel, a réussi à s'échapper, à l’exception de Dumesnil qui est fait prisonnier. Certains se retrouveront au maquis du Mont Mouchet.         

 

nuit du 9 au 10 mai 1944, la mission de ces appareils est le bombardement par la Royal Air force d’une usine de fabrication de roulements à billes, l’usine SRO à Annecy (Haute-Savoie). L'objectif est une usine qui produit des roulements à billes, usine située en pleine ville. Le bombardement a lieu vers 2 heures du matin, depuis une altitude d'environ 7.0000 pieds. Il est estimé que 300 bombes, soit 120 tonnes, ont été larguées sur la cible. Les appareils sont de retour à leurs bases en Angleterre aux environs de 6 heures dans la matinée du 10 mai. Pour cette mission, 38 quadrimoteurs Lancaster décollent de leurs bases anglaises aux environs de 21 heures (heure anglaise) dans la soirée du 9 mai 

 

nuit du 9 au 10 mai 1944, entre 3 heure et 3 heure 20, des bombardiers de la Royal Air Force décollent d'une base, située dans le sud de l'Italie, pour bombarder les installations ferroviaires et un site industriel à Portes les Valence (Drôme). On déplore 6 morts et quelques blessés. Après le bombardement, les appareils sont de retour dans une base en Angleterre. Un bombardier s'écrase au sol, suite à un problème technique, le Vickers Wellington, codé BL, serial LP-180, du 40 squadron de la Royal Air Force, s’écrase au lieu-dit ‘Les bois de Chavron’ sur la commune de Simiane la Rotonde (Alpes de Haute-Provence). 

 

12 mai 1944, vers 10 heures, un avion de transport aux couleurs allemandes s’écrase au sol sur la commune de Genas (Rhône). Les troupes d’occupation retirent de nombreuses victimes des débris de l’appareil.

 

14 mai 1944, un Bloch 152, aux couleurs allemandes, s’écrase par temps de brouillard, dans la montagne de Larps, située sur la commune de Saint Laurent en Royans (Drôme). Le pilote allemand qui effectuait un vol de liaison, sera enterré sur place par les résistants locaux. Son corps sera retrouvé et identifié par Joseph La Picirella (historien et grand Résistant), en novembre 1971. Il s’agit du pilote Kreitz..

 

25 mai 1944, ce jour-là, la 15th US Air Force, depuis les terrains d'aviation situés dans le sud de l'Italie, déploie 575 appareils pour les bombardements des installations ferroviaires de Lyon-Vénissieux, de Toulon, de Carnoules, d'Ambérieu en Bugey, de Givors-Badan. Simultanément sont bombardés les dépôts de carburant de Porto Marghera, le port et les chantiers navals de Monfalcone et le terrain d'aviation de Piacenza en Italie. Un total de 1180 tonnes de bombes de gros calibre et des bombes à fragmentation de 20 lb sont déversées sur les objectifs. Les installations ferroviaires (dépôts de matériels roulants et de locomotives, ateliers d'entretien et de réparation, gares de triage), situées dans le sud de la France, et utilisées par l'ennemi, sont bombardées. Il s'agit d'interdire temporairement le trafic ferroviaire vers l'Italie à travers le tunnel du Mont Cenis ou la ligne du bord de mer. A leur retour de mission, les bombardiers sont interceptés par des avions de chasse allemands dans la basse Vallée du Rhône, et lors des combats aériens des appareils allemands sont abattus. Au moment où les bombardiers s'apprêtent à quitter le continent, les batteries de Flak côtière entrent en action et leurs tirs abattent trois B 24 du 464 Bomber Group : le premier s'écrase dans la banlieue de Cannes (Alpes Maritimes). MACR n° 5415 ; le deuxième, au large de Cannes (Alpes Maritimes). MACR n° 5054 ; le troisième, au nord-est d'Agay (Var). MACR n° 5055

            Bombardement des installations ferroviaires de Vénissieux (Rhône). La première formation, avec seulement 63 appareils, bombarde la cible aux environs de 13 h 10 avec des bombes de 1000 lb; la deuxième formation, avec 61 appareils, bombarde la cible à 13 h 02 avec des bombes de 500 lb. Les altitudes de bombardement se situent entre 21.000 et 24.000 pieds (7.000/8.000 mètres). Les ateliers de réparation de matériels roulants et le dépôt de locomotives sont atteints, l'usine SOMUA, qui fabrique et répare les matériels roulants ferroviaires et divers types d'engins motorisés, est également touchée, ainsi que d'autres établissements situés dans le périmètre du bombardement. On dénombre une cinquantaine de morts et près de cent blessés dans la banlieue sud de Lyon.

            Bombardement des installations ferroviaires d'Ambérieu en Bugey (Ain). 51 appareils bombardent la cible, vers 13 h 20, depuis une altitude comprise entre 21.500 et 22.000 pieds, larguant des bombes de 500 lb. La ligne ferroviaire Lyon-Chambéry est coupée, de nombreux équipements ferroviaires sont touchés, et un grand nombre de wagons de marchandises détruits.

            Bombardement des installations ferroviaires de Givors-Badan (Rhône). 65 appareils bombardent la cible, vers 12 h 45, depuis une altitude comprise 20.000 et 22.000 pieds, larguent 115 tonnes de bombes de 500 lb.  En dehors des installations ferroviaires durement touchées, des sites industriels voisins sont atteints, des liaisons ferroviaires coupées, mais aussi des quartiers proches de la cible. On compte 38 morts, dont six employés de la SNCF à Grigny, et 99 blessés, une cinquantaine d'habitations sont atteintes.

 

26 mai 1944, ce jour-là, la 15° USAAF qui poursuit ses bombardements sur le système ferroviaire dans le sud de la France déploie, depuis les terrains d'aviation situés dans le sud de l’Italie, 932 appareils : 153 B 17 « Forteresses Volantes » sur 160 prévus ; 509 B 24 « Liberators» sur 547 prévus ; 114 P 38  « Lightnings » sur 130 prévus ; 76 P 51  « Mustangs » sur 95 prévus.  Un total de 1587 tonnes de bombes de 500 livres sont larguées : 407 tonnes par les B 17, 1180 tonnes par les B 24, sur les installations ferroviaires de Saint Etienne, Lyon-La Mouche, Lyon-Vaise, Chambéry et Grenoble et Nice, ainsi que sur le pont ferroviaire sur le Var.

 L’objectif de ces bombardements est de rendre temporairement inutilisable le réseau ferroviaire dans le sud de la France, et tout particulièrement les liaisons vers l’Italie, par le tunnel du Mont Cenis et par la voie du littoral méditerranéen. Le pont ferroviaire sur le Var est d’une importance stratégique. Les cibles d’opportunité sont le viaduc ferroviaire d’Anthéor et les ponts sur le Var.

La Luftwaffe disposait dans le sud de la France d’environ 125/150 chasseurs. La Flak est pratiquement inexistante autour de ces installations ferroviaires, sauf pour Nice et le pont sur le Var qui sont défendus par 17 canons antiaérien de gros calibre.

            Bombardement du site ferroviaire de Saint Etienne (Loire). Seuls 153 appareils bombardent la cible, à 10 h 15, depuis une altitude d'environ 20.500/23.500 pieds et larguent 440 tonnes de bombes explosives et incendiaires de 500 lb.  Les installations ferroviaires ne sont que partiellement atteintes, mais la population civile compte de nombreux morts. Il y aurait eu environ 870 morts et 1500 blessés parmi la population civile, dont tous les élèves de l'école primaire de Tardy et un grand nombre de sinistrés.

            Bombardement du site ferroviaire de Lyon-Vaise (Rhône). Les 105 B 24 «Liberator» qui larguent 246 tonnes de bombes sont escortés par des chasseurs P 51 du 52° Fighter Group.  Ce sont donc 248 tonnes de bombes qui sont larguées. La gare de voyageurs de Vaise est rasée, le dépôt des autorails et l'autorail sanitaire S.I.P.E.G (Service interministériel de protection pour les événements de guerre) en partie détruits, la liaison ferroviaire Paris-Lyon coupée en dix points, les docks et magasins généraux ainsi que de nombreuses usines sont touchés, de même que six péniches en bordure de Saône et des immeubles situés quai de Serin en rive gauche de la Saône. On compte de très nombreuses victimes parmi la population civile demeurant à proximité.

            Bombardement du site ferroviaire de Lyon-La Mouche (Rhône). Les 127 B 24 «Liberator» qui larguent 247 tonnes de bombes sont escortés par 40 P 38 et P 51 du 306° Fighter Wing..  Si les installations ferroviaires de Lyon-La Mouche (Vénissieux, Montagny et Moulin à Vent) et Lyon-Guillotière sont endommagées, de nombreuses bombes touchent les quartiers périphériques de la zone (7ème arrondissement), causant de très nombreuses victimes parmi la population civile. Le fort vent du sud soufflant sur la région lyonnaise, ce jour-là, serait à l'origine d'une mauvaise visée.  En effet, les fumées provenant du premier bombardement sur les installations de Lyon-La Mouche poussées par le vent se sont répandues sur les installations de Lyon-Guillotière, bombardées en dernier, et ont donc gêné l'appareil de tête chargé d'effectuer la visée. Le ciel bleu qui régnait sur la ville de Lyon est obscurci par les fumées qui s'élèvent au sud et au nord de la ville. Durant ce quart d'heure que durera le bombardement de ces deux sites, lorsque survient la fin de l'alerte à 11 h 15, les quartiers du Moulin à Vent, du Grand Trou, de la Mouche, de Gerland, de la place Jean-Macé, de l'avenue Berthelot, ainsi que de Vaise sont dévastés. 180 immeubles sont réduits en poussière et plus d’un millier gravement endommagé. On estime à 1500 environ le nombre de bombes incendiaires et explosives larguées au cours du bombardement de l'agglomération lyonnaise. Ces bombardements auraient occasionné environ 700 morts et 1100 blessés graves. 20.000 lyonnais sont sinistrés. De nombreuses victimes de ce bombardement furent inhumées au cimetière de Loyasse, dans un carré réservé. 

            Bombardements des sites ferroviaires de Grenoble (Isère) et Chambéry (Savoie). L’ordre d’opération n°137 du 26 mai 1944 a pour mission le bombardement des installations ferroviaires de Chambéry et de Grenoble. Pour cette mission, le 304 Combat Wing, qui dispose de 147 B 24 Liberator, sera divisé en deux formations. Il faut entendre par installations ferroviaires de Grenoble, la gare de triage de La Buisseratte située sur la commune de Saint Martin le Vinoux, à environ 10 kilomètres au nord-ouest de la ville de Grenoble.

 

1er juin 1944, un bimoteur Dornier 217 Polk de la Luftwaffe fait un atterrissage forcé au quartier de La Cigniane, lieudit « Les Quatre Chemins » sur la commune de Suze la Rousse (Drôme). Parmi les six membres d’équipage, trois sont légèrement blessés. D’après les déclarations d’un membre d’équipage, l’appareil aurait été attaqué en vol.

 

3 juin 1944 un LeO 451, codé G6+DZ, s'est abattu à 9 h 30, à 2 km au sud du village de Propières (Rhône), 50 kilomètres au nord-ouest de Lyon. Cet appareil appartenait à la                                    15 Staffel/Transportfliegergeschwader 4. A bord de l'appareil, les quatre membres d'équipage trouvent la mort.  

 

4 juin 1944, à 2 kilomètres au nord-ouest de Saint Vulbas dans l'Ain, sur LZ Figue (45° 51’ N - 05° 17’ E), dans le cadre de l'opération Thicket 1, atterrissages d'agents à partir de deux Lysander (V 9499 S et V 9615 C) du Squadron 138 de la Royal Air force pilotés par Cpt Vaughan-Fowler et F/Lt Attenborrow, à la réception Geneviève Rivière alias Sénateur alias Jannick et Emile Barbachou ; arrivées : radio Lieutenant Hubert Gominet alias Alouette, Marie-André Bauer alias Soutane et le préfet Eugène Chavant alias Clément ; départs : Docteur Tibor Revesz-Long alias Henri Thibaud de Sainte-Marie alias Créole alias Latin, les radios Perret alias Marcel et Bineau alias Louis, Clouet des Perruches alias Galilée, Albert Toubas alias Seigneur et Michel Pichard alias Pic, qui partent pour Calvi en Corse.

                                Monument en hommage aux Passeurs du Clair de Lune

 Passeurs du claur de lune.jpg

8 juin 1944, à 1,7 kilomètre de Moissieu sur Dolon, 2,5 kilomètres au nord-ouest de Pact, et  7 kilomètres au nord-ouest de Beaurepaire, sur DZ Tanit (45°22'23"N – 04°58'37"E), dans l'Isère, opération Veganine/Tanit, parachutage du Team Jedburgh Veganine à 2h 15 le 9 juin, à partir du Halifax codé JP-238, de la Royal Air Force, piloté par F/Lt. C.A. Hynd, à la réception Berruyer du réseau Jockey ; arrivées : Maj. Neil Marten alias Cuthbert, Cpt. Gaston Vuchot alias Claude Noir alias Derek et radio Sgt Dennis Gardner alias Ernest. Ce dernier trouve la mort, son parachute ne s'étant pas ouvert. Le but de cette équipe est l'organisation de détruire les communications allemandes sur la rive gauche du Rhône et les voies ferrées Lyon-Marseille, les routes et connections ferroviaires Lyon-Grenoble et Grenoble-Valence & ValenceVienne. 

 

8 juin 1944, aux environs de Chalan, à 2 kilomètres au sud-ouest de Beauvène, à 7 kilomètres au sud-est du Cheylard et à 8,5 kilomètres au nord-ouest de Saint Sauveur de Montagut, sur DZ Cabriolet/Acanthe (44°51’59’'N – 04°29’41’’E) dans l'Ardèche, pour le compte du BCRA, mission 3, parachutage d'un agent, à partir d'un Halifax du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Sgt Atkin ; arrivée : saboteur François Aucourt alias Yole pseudo Francis Augagneur.

 

14 juin 1944, aux environs de Chalan, à 2 kilomètres au sud-ouest de Beauvène, à 7 kilomètres au sud-est du Cheylard et à 8,5 kilomètres au nord-ouest de Saint Sauveur de Montagut, sur DZ Cabriolet/Acanthe (44°51’59’’N - 04°29’41’’E), message 'Le circuit est fermé x fois » « La vaseline est mentholée', pour le compte du SOE RF/BCRA, opération Pectoral, à la réception Pierre Cazanova alias Marcel et Henri Rozan alias Mandoline alias René,  parachutages d'agents ; arrivées : Commandant Jean-Paul Vaucher alias Pectoral, Major Chasset alias Transept, saboteur William Massey alias Surplis pseudo Roland Macé et radio André Lucaire alias Jolie-Coeur alias Tourterelle.

 

15 juin 1944, le P 38 Lightning du Lt William L.McClain, appartenant au 14th Fighter Group de l’US Air Force, fait un atterrissage forcé sur la commune de Montbrison le Lez (Drôme). Le pilote est recueilli par la Résistance locale, il participait à une attaque du terrain d’aviation d’Orange-Caritat.

 

17 juin 1944, vers 7 heures, un avion aux couleurs allemandes s’écrase au sol, par temps de brouillard dans les bois d’Ajoux, à trois kilomètres au nord de la localité de Chansaye (Rhône). Des débris de l’appareil, sept corps sont retirés.

 

17 juin 1944, en cours de journée, le Junkers 86 E, serial 0124, s’écrase à proximité du quartier de «Azieu» sur la commune de Genas (Rhône). Le pilote, l’Oberfeldwebell Rudolph Ponitzer, le radio, l’observateur, le mécanicien, le mitrailleur et deux élèves-radio trouvent la mort.

 

22 juin 1944, vers 12 heures, engagement de 14 appareils du III/S.G 4 contre les positions occupées par le maquis de Combovin dans le Vercors. Le mitraillage de la commune de Combovin oblige les habitants à se réfugier. Les avions allemands, venant du sud-est par groupe de trois, bombardent pendant 25 minutes. Dix-huit habitants sont tués et dix blessés. Plusieurs maisons sont détruites. Beaufort sur Gervanne et Plan de Baix, à quelques kilomètres, sont aussi bombardés vers 13 h 30 par une dizaine d’appareils. A Plan de Baix, sept morts et deux blessés. 6 Junkers 88, venant de Clermont-Ferrand, bombardent avec précision les positions occupées par le maquis de Combovin.

 

23 juin 1944, Daniel Decotdans son ouvrage « Pilotes français sur la vallée du Rhône » relate : « un bimoteur allemand s’écrasa de nuit, près d’Issanlas (Ardèche), le 23 juin 1944. Décrit par les témoins, il pourrait s’agir d’un Dornier 217, d’autant que parmi les débris éparpillés, on retrouva une torpille et un canot pneumatique. Or, des Dornier 217 furent affectés à l’attaque des convois maritimes alliés en Méditerranée. L’équipage de quatre hommes se parachuta-t-il avant l’écrasement de l’appareil ? car aucun corps ne fut retrouvé ».

 

24 juin 1944, à 1,7 kilomètre au sud-ouest de Moissieu sur Dolon, 2,5 kilomètres au nord-ouest de Pact, et 7 kilomètres au nord-ouest de Beaurepaire, sur DZ Tanit (45°22'23"N–04°58'37"E), opération Dodge/Tanit/Mountain, parachutages d'agents le 25 juin à 12h 30, à partir d'un Halifax du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par Sgt J. Paulden, à la réception Jed Veganin et Jockey ; arrivées ; L'équipe Jedburgh Dodge composée du Major Cyrius E. Manierre Jr alias Rupert et radio Sgt L. Durocher alias Oswald se doit de renforcer Jed Veganin pour harceler les communications allemandes sur la rive gauche du Rhône : les voies ferrées et les routes sur l'axe Lyon-Vienne.

 

nuit du 24 au 25  juin 1944, le Halifax Mk II, codé JP-240 P,  du Squadron 624 de la Royal Air Force, décolle de la base de Blida (Algérie), dans la soirée du 24 juin, pour une mission de parachutages sur la DZ Adjoint/Cabriolet, proche du Gerbier de Jonc. Dans la nuit l’appareil tourne longuement au-dessus de la région de Cruas/ Saint Vincent de Barrès. L'appareil, qui aurait pu être touché par les tirs de la Flak de l'aérodrome de Montélimar-Ancône situé à proximité, s'écrase en feu au sol vers 1h du matin, le 25 juin, au lieudit 'Pierre noire' à l'est de la commune de Saint Vincent de Barrès. L'équipage : W/O McDermid, pilote, Sgt. Whitelam, mitrailleur, W/O Burnside, navigateur, Sgt Ellis, mécanicien, F/Sgt. Corbette F/O Smeath bombardier et F/Sgt. Coady, mitrailleur (ces cinq derniers membres d’équipage sont d’origine canadienne), et un passager américain, le Capitaine Brian George Dalziel. A l'origine, tous les corps sont inhumés dans le cimetière de la localité de Saint Vincent de Barrès avant d'être exhumé pour transfert au cimetière de Mazargues à Marseille, à l'exception du Capitaine Brian George Dalziel. Une plaque placée sur le Monument aux Morts situé dans le cimetière communal rend hommage à cet équipage. Le but de la mission était probablement le parachutage du Capitaine Dalziel sur la DZ Adjoint

 

 

25 juin 1944, le Halifax II, serial JP-206, code F, du 624 Squadron de la Royal Air Force, s’écrase au sol lors d’une mission de parachutage à la Résistance, au lieudit « Tachay » sur la commune de Gilhoc sur Ormèze.(Ardèche). En début de nuit, l’appareil survole le terrain clandestin de parachutage « Camion », situé à proximité du Col de Sivas. A son troisième passage, à très basse altitude, alors qu’un vent violent s’est levé, l’appareil accroche la cime des arbres et explose au sol en brûlant. Les sept membres d’équipage trouvent la mort. 

 

28 juin 1944, vers 9 h 15, 4 Focke Wulf 190 du III./SG. 4 font une opération contre les partisans dans la région de Valence. Une colonne ennemie venant de Valence et qui se dirige en direction de La Rochette sur Crest est survolée par un appareil de la Luftwaffe. Appuyé par des Junkers mitraillant les patriotes et les habitants de Beaufort sur Gervanne, l’ennemi lança son assaut. Un avion lâchait 3 bombes sur les positions françaises, mais elles ne firent aucune victime. Les patriotes étaient paralysés par l’appareil les survolant et les mitraillant sans arrêt. Lors de cet accrochage un bimoteur Ju 88 s’est écrasé, vers 11 heures, contre la falaise qui domine le hameau de La Rivière sur la commune de Gigors et Lauzeron. Les Résistants locaux affirment l’avoir abattu au FM ? Mais, a-t-il été victime des vents rabattants ? Cinq corps sont retirés des débris de l’appareil. Oberfelswebel Dommasch, Unteroffizier Fey, Unteroffizier Hasorsky, Major Zandt et Festine.

D’après des archives allemandes, un autre Ju 88 se serait écrasé à proximité d’Ourches (à proximité du précédent Ju 88, mais nous n’avons jamais localisé et identifié ce crash). Cinq corps auraient été retirés des débris de l’appareil : Obergefreiter Gaudigs, Obergefreiter Henker, Obergefreiter Hlein, Unteroffizier Henneck, Oberleutnant Ulbricht ou Ulrich.

Des Junkers interviennent en mitraillant les maquisards et le village de Beaufort sur Gervanne. Devant faire face aux mitraillages aériens, les maquisards décrochent sur Cobonne, bombardé également. Vers 8 h, treize avions prennent pour cible Beaufort sur Gervanne, de nombreux immeubles sont détruits, mais aucun mort, ni blessé. A Plan de Baix, quatre avions lâchent leurs bombes, pas de pertes en vie humaine. Cobonne reçoit la visite de six avions, Le Chaffal de huit, et à Gigors, quatre appareils larguent leurs bombes. Ourches et La Rochette sont mitraillés.

 

28 juin 1944, pour un parachutage à Vassieux en Vercors, un premier départ a lieu le 20 juin, mais par suite d'une panne de moteur de l'appareil au-dessus des Baléares, celui-ci retourne à sa base. Le 28, parachutage, sur DZ Taille-Crayon/Gabin, pour le compte du SOE F, dans le cadre de l'opération Eucalyptus (1èrepartie) de la mission 11, parachutages d'agents en provenance d'Alger, à partir du Halifax, codé JP-178, du Squadron 624 de la Royal  Air Force piloté par W/O J.L. Povey, à la réception le Commandant Geyer alias Thivollet ; arrivées : deux britanniques, Major Desmond Longe alias Refraction, Capitaine John Houseman alias Reflexion, les opérateurs-radios OSS André Pecquet alias Paray alias Bavarois, Sous-Lieutenant Yves Croix alias Delpech alias Pingouin.  Cette mission a pour but d'évaluer dans le Vercors la situation des maquis, instruire les maquisards au maniement des armes parachutées et le combat non conventionnel de type guérilla.

 

28 juin 1944, à Devesset, à 6 kilomètres au nord de Saint Agrève, sur DZ Tandem (45°04'N  04°22'E), parachutage de l'équipe Jedburghs Willys de la Mission 2 Willys Ditch venant de Blida en Algérie, par un Halifax du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Lt A.H. Mawer ; arrivées : Capitaine Georges Marchal alias PJ. Granier alias Simon, Capitaine John C. Montague alias Honan et radio Sgt FA Cornick alias Chansi. Le but de la mission est de suivre la mission Pectoral en Ardèche.

 

28 juin 1944, à Devesset, à 6 kilomètres au nord de Saint Agrève, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), parachutage d'agents provenant d'Algérie,  pour le compte du SOE RF/BCRA, de la mission 2, à partir du Halifax, codé JP-253, du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Lt AH Mawer ; arrivées : saboteurs Henri Holstein alias Youyou et de Roger Sautereau alias Brigantine alias François Lucas, mis à disposition de Jean-Paul Vaucheret alias Pectoral.

 

28 juin 1944, à Vassieux en Vercors dans la Drôme, sur DZ Taille-Crayon/Gabin, pour le compte de OSS/OG, opération Justine Mission 1, parachutages de 15 hommes en provenance de Blida en Algérie, à partir du Halifax JP-242 de la Royal Air Force piloté par W/Cmdr C. Stunbury ; arrivées : Lieutenants V.G. Hoppers et C.L. Myers, les sergents F.J. DeFrane, R.J. Vanasse, R.J. Brochu et H.J. Harp, les caporaux L.W. LaBreck et J.W. Murray, T/4 N.L. Richman, T/5 D. Calvert, H.O. Flake, P.E. LaFlame, M. Levine, G.J. Paquette et G.J. Picard , afin d'assister le maquis du Vercors.

 

28 juin 1944, un bimoteur Ju 88 de la Luftwaffe qui participait aux bombardements sur les villages du Vercors s’écrase, vers 11 heures, contre la falaise qui domine le hameau de La Rivière, sur la commune de Gigors et Lozeron (Drôme). Les Résistants affirment l’avoir abattu ? Mais, peut-être a-t-il été victime des vents rabattants ? Cinq corps sont retrouvés dans les débris de l’appareil : Oberfeldwebel Dommasch, Unteroffizier Fey, Unteroffizier Hasorsky, Major Zandt et Festine.

 

28 juin 1944, un bimoteur Ju 88 de la Luftwaffe s’est écrasé au lieudit « La Côte Blanche » sur la commune d’Ourches (Drôme). Cinq corps auraient été retirés des débris de l’appareil : Obergefreiter Gaudigs, Obergefreiter Henker, Obergefreiter Hlein, Unteroffizier Hennecke, Oberleutnant Ulbrichu ou Ulrich. Nous n’avons jamais localisé et identifié cet accident, nos renseignements proviennent des archives allemandes.

 

29 juin 1944, les Allemands utilisent leur aviation pour appuyer des opérations terrestres conduites contre la Résistance dans l'Ardèche. C’est ainsi qu’ils ont bombardé et mitraillé Les Ollières, Saint Vincent de Durfort, Le Chambon de Bavas, puis Mézilhac, Sardiges, Le Cheylard, Saint Agrève, Lamastre, provoquant partout pertes humaines et destructions. Vers 8 h , une quinzaine de Me 109  de la base de Valence, selon toute vraisemblance, ont mitraillé et bombardé le village de Saint Vincent de Durfort, des Ollières, du Chambon et de Pranles, où l’on compte un tué et plusieurs blessés parmi la population.

 

29 juin 1944, le III./S.G.4 fait deux missions et 24 sorties contre les partisans dans la région de Valence. Après la seconde mission, ils se posent sur le terrain de Valence, suite au mauvais temps.

Au total, le III./S.G. 4 a exécuté 4 missions et 59 sorties contre la Résistance. Il a bombardé les villages suivants : Beaufort, Plan de Baix, La Chapelle en Vercors, La Vacherie, Lozeron, La Rochette, Saint Nazaire en Royans, Saint Jean en Royans, Pont en Royans et deux autres localités. 

Vers 20 heures, l’aviation allemande effectua un raid sur les localités du Royans. A Saint Nazaire en Royans, 12 appareils venus du terrain de Chabeuil larguèrent 5 bombes de gros calibre dont 2 tombèrent au nord sur l’ancienne usine de tissage, une sur le café de l’est et 2 au sud. A Pont en Royans, le bombardement fit de nombreuses victimes civiles. A Saint Nazaire en Royans, 12 maisons sont détruites et 130 endommagées. Douze avions larguent leurs bombes sur Saint Nazaire en Royans faisant deux morts, trois blessés et de nombreuses maisons détruites. Au même moment, le bombardement par une dizaine d’appareils fait dix morts et quinze blessés à Saint Jean en Royans

 

29 juin 1944, dans la plaine de Poët-Laval, à proximité de Dieulefit dans la Drôme, sur la   DZ Peuplier, pour le compte du SOE F, message 'Ernest vole le tabac des copains'  parachutage de l'équipe Jedburghs Team Chloroform en provenance d'Alger, à partir du Halifax, codé JP-221 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par P/O W.Fairey ; arrivées : Capitaine Jacques Martin alias Jacques Martino alias Joshua, Lieutenant Henry McIntosch alias Lionel et du radio Lieutenant Jean Sassi alias Jean Nicole alias Latiner. Le but de la mission est de rétablir la Résistance dans la Drôme et les Hautes-Alpes après l'attaque du Vercors.

 

30 juin 1944, la III./SG 4 a effectué cinq missions et 59 sorties contre la Résistance.. Les bombes ont été larguées sur les localités suivantes : Beaufort, Plan de Baix, La Chapelle en Vercors, La Vacherie, Lozeron, La Rochette, Vincent, Saint Nazaire en Royans, Saint Jean en Royans et deux autres localités. Sur Saou, à 13 h 40, dix avions larguent des bombes de 250 kg. On dénombre 15 morts dont 4 résistants, une vingtaine de blessés, 20 maisons sont détruites. Ce bilan sera le plus lourd des bombardements allemands dans la Drôme. Ordre de transfert du III./ SG 4 vers Jakobstadt en Allemagne.

 

un dimanche de juin 1944, en début d’après-midi, un bimoteur allemand fait un atterrissage forcé, sans gravité, au lieudit «Le Brut» sur la commune de Jardin (Isère), près de Vienne. Quatre hommes en sortent légèrement contusionnés. Un témoin précisera qu’il s’agissait d’un Caudron 445 Goéland aux couleurs allemandes.

 

2 juillet 1944, le Mosquito NF XIII, serial HK-399, codé JT- ?, du 256th Squadron de la Royal Air Force, basé à Alghero en Sardaigne, mais détaché à Oran-La Sénia, s’écrase au sol entre Bourg Saint-Christophe et Faramans (Ain). Le navigateur, W/O Rex Frederick Cottrell 416214 RNZAF trouve la mort. Le pilote, W/O T.D de Renzy, très sérieusement blessé, est fait prisonnier par les Allemands. Il sera soigné dans un hôpital de Lyon, et rejoindra le Royaume Uni, le 27 mai 1945.

 

5 juillet 1944, deux appareils de reconnaissance allemands survolent plusieurs fois Le Cheylard (Ardèche) dans la matinée. Vers 11 h, les appareils reviennent et mitraillent la population durant près d’une heure. L’après-midi, quatre ou cinq avions assaillent les Résistants.

 

6 juillet 1944, par deux fois, quatre appareils allemands selon les uns, huit selon les autres, bombardent et mitraillent Lamastre (Ardèche), tuant Madame Santos. L'ordre est donné d'évacuer Lamastre. Nouveaux bombardements de Lamastre, les 10 et 22 juillet, 20 août, et surtout le 12 juillet plusieurs maisons sont détruites et 7 civils tués.

 

6 juillet 1944, à Izernore, à 7 kilomètres au nord-ouest de Nantua dans l'Ain, pour le comte de l'USAAF Carpetbaggers, dans le cadre de la mission Eucalyptus (2ème partie) /Scholar/Auditor, à partir du C 47 A-15-DK, n° série 42-92840, code Q, piloté par équipage : FO Col. Clifford J. Heflin, Co-pilot Cpt Wilmer L Stapel, Navigateur Maj Edward C Tresemer, Bombardier Maj Charles ATeer et Radio Sgt. Albert L Krasevac, à la réception Capitaine Montréal-Perrotot et SOE F Owen Denis Johnson alias Gael alias Cpt Paul alias Poet ; arrivées : 2 agents du SOE F (Scholar) : Lieutenant Raymond Aubin alias Alfred Lajoie alias Auditor et le radio le Lieutenant Louis Nonni alias Nicolas : 3 agents du SOE F (Marksman) : Lieutenant Gordon Nornable alias Bayard instructeur de sabotage, le radio le Lieutenant Marcel Veilleux alias Yvello et le Chirurgien Colonel Geoffrey E. Parker alias Parsifal; 6 agent du BCRA (mission Eucalyptus) : Capitaine Adrien Conus alias Volume, radio Lieutenant. Philippe Gaillard alias Touareg alias Pierre, Instructeurs sabotage Capitaine Gaston Pellat alias Louison Modot alias Homographie, Max Stern pseudo Maurice Sigaud alias alias Vierne alias Plan, Colonel Dulac, Henri Bourgeois alias Colonel Louis Dupont alias Maximum (pour ce dernier ?)

Cette mission a pour but : de réorganiser le réseau Scholar / Lucien et remplacer Scholar (M de St Genies) ; réorganiser la résistance avec Gilbert Hirsch-Ollendorff alias Gilbert Grandval alias Planète, et arrivée d’un chirurgien pour l’hôpital du maquis.

Cet appareil resté 48 heures au sol (soustrait à la vue) est reparti le 8 juillet à 23h 15 ; départs, 10 passagers : F/Lt. Col Richard Heslop alias Xavier du SOE ; Marie-Rose Miguet alias Loulette du BCRA ; d'aviateurs abattus (Lt. Murrsylj. Simon & Lt. French M Russell (801st B.G USAAF, B-24 abattu près Mably (Loire)), Sgt. Donald E. Cadge & Sgt. Norman C. H. Pilgrim (149 Squadron RAF, Stirling abattu près St-Jean-le Vieux (Ain)); Sgt. Albert Spencer alias Canada (Whitley abattu près Orléans (Loiret)) avec 2 Hindous de l’Armée Britannique.

 

6 juillet 1944, à Vassieux en Vercors dans la Drôme, sur la DZ Taille-Crayon/Gabin, pour le compte du SOE RF/BCRA, mission 2 Taille-Crayon, parachutages d'agents, à partir du Halifax JP-178 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par W/O J.L. Povey : arrivées : Capitaine Jean Tournissa alias Paquebot, Lieutenant Morineau alis Bateau, Lieutenant Paul Scherrer pseudo Paul Sauvage alias Pirogue, Lieutenant Francis Billon alias Tartane et X alias Yacht. Cette mission a pour but de construire un terrain d'atterrissage pour Dakota sur DZ Fiacre. Le Lieutenant Billon se casse la jambe à l'atterrissage.

 

6 juillet 1944, à Vassieux en Vercors dans la Drôme, sur DZ Taille-Crayon/Gabin, pour le compte de SOE F, mission 11, parachutage d'agent, à partir d'un Halifax du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Lt CA Hynd ; à l'arrivée : Krystyna Skarbek alias Christine Granville alias Pauline Arnaud (Réseau Jockey). Elle est destinée à remplacer Cécile Lefort alias Teacher ; le 13 août 1944, elle organise l'évasion de Francis Cammaerts alias Roger ; elle a été assassinée à Londres en 1952.

 

7 juillet 1944, à Vassieux en Vercors dans la Drôme, sur DZ Taille-Crayon. /Gabin, pour le compte du SOE RF/BCRA, mission 7, parachutage de 3 agents venant d'Alger, à partir du Halifax BB-440 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Lt AH Mawer ; arrivée : 3 agents.

 

8 juillet 1944, il est demandé à la Geschwader Bongart d’intervenir rapidement sur Vassieux en Vercors.

 

9 juillet 1944, 9 Reggiane 2002 de la Geschwader Bongart réalisent en soirée une mission contre la Résistance. L’unité a réalisé 11 sorties ce jour-là. La 2. Flieger.Division intervient dans les combats du Vercors.

 

9 juillet 1944, à 1, 5 kilomètre à l'ouest de Saint Symphorien sur Coise et à 9,3 kilomètres au sud-ouest de Duerne dans le Rhône, sur DZ Saphir, message 'Cinq amis visiteront ce soir la perruque de Xénophon', pour le compte du SOE RF/BCRA, dans le cadre de l'opération John 22 Gingembre, parachutages d'agents, à partir d'un Halifax du Squadron 161 de la Royal Air Force piloté par F/Cpt Piltingsrug ; arrivées : Raymond Basset  alias Gourmette alias Mary, Pierre 'Daniel' Boutoule alias Etrivière alias Sif b, Marcel Réveilloux alias Piege alias Bonhomme, Dominique Zanini alias Scarificateur et le radio Michel Castets alias Caffre. Cette opération a pour but, l'organisation et l'armement des maquis à l'ouest de Lyon, et la coordination des activités des réseaux avec les SAS.

 

11 juillet 1944, au lieudit ‘Curebourse’, à 2,5 kilomètres au nord-ouest de Saint Vulbas dans l'Ain, sur la LZ Figue, dans le cadre de l'opération Thicket 2, atterrissages d'agents, à partir de deux Lysander III A du Squadron 148 de la Royal Air Force pilotés par F/Lt Libert sur le 2040 et F/Lt Cordier sur le 9134, à la réception Geneviève Rivière alias Sénateur alias Jannick, de 'Diacre',  famille Barbachou, d'Albert Marin et d'amis; arrivées d'Algérie via Brindisi : Pierre Dard, Harold Rovella alias Jeannot pseudo Rouvier, radio Louis Leclerc alias Fichet, Gatelier, Radio Jean Le Morillon et X alias Rossignol, ainsi que 13 colis. Le pilote du Lysander III A 2040 ayant calé le moteur de son appareil n'a pu redécoller, son pilote a été embarqué à bord de l'autre appareil piloté par F/Lt Cordier.

 

11 juillet 1944, entre 18 et 19 heures, pendant 45 minutes, des avions allemands survolant à basse altitude bombardent le préventorium de Villereversure (Ain), on déplore la mort d'une surveillante et d'un petit pensionnaire âgé de huit ans, ainsi que plus de 20 blessés graves et de 50 blessés légers.

 

12 juillet 1944, un avion allemand décollant de Chabeuil vint vers 20 heures effectuer un raid au-dessus de La Chapelle en Vercors. Le pilote repérant les villageois qui tentaient de se dissimuler, en se plaquant contre un mur, largua une bombe qui ne fit aucune victime. A son second passage, le pilote visa l’école et largua une seconde bombe. L’appareil après s’être éloigné revint en rase-motte en mitraillant l’école et les villageois causant de nombreuses pertes en vies humaines. On déplore deux morts et deux blessés.

 

12 et 13 juillet 1944, bombardement d'Oyonnax (Ain) par des avions allemands : l'Ecole Professionnelle et l'église sont gravement endommagées, 1 mort et 1 blessé. Ce même jour, vers midi, un avion survolant la localité de Dortan à basse altitude lance des bombes incendiaires sur des hameaux isolés et mitraille les réfugiés dans les bois, ainsi que dans la région de Nantua, des avions mitraillent des convois de résistants.  Denis Johnson, correspondant allée de la Résistance, demande l'intervention de la RAF afin de soulager les Résistants des attaques aériennes allemandes. Le 16 juillet 1944, six avions de la RAF larguent quelques bombes au-dessus des hangars et de la piste de l'aérodrome d'Ambérieu en Bugey où sont posés 42 Messerschmitt qui ont été employés au cours de l’opération «Treffenfeld.

 

13 juillet 1944, l’aviation allemande décollant de Chabeuil vint effectuer un raid de bombardement sur La Chapelle en Vercors et Vassieux. La première bombe lâchée sur Vassieux fit 5 victimes et une quinzaine de blessés : vers 19 heures, une dizaine de bombes, dont 2 tombèrent en plein cœur du village ; un nouveau bombardement, vers 20 heures, fut plus terrifiant, mais ne fit heureusement aucune victime. A La Chapelle en Vercors, la DCA des patriotes réussit malgré son armement, une mitrailleuse légère et 2 FM, à mettre un appareil ennemi en difficulté. Une grosse bombe larguée par un avion faisant du rase-mottes tomba, à plat, laboura le terrain, près du cimetière sans éclater.

Vers 19 heures, des appareils allemands bombardent Vassieux et La Chapelle en Vercors, faisant 5 morts et une quinzaine de blessés. Une heure plus tard, les appareils reviennent sur Vassieux, il n’y a pas de nouvelles victimes.

En fin d'après-midi, une embuscade est préparée au virage des Cadorats sur la Route Nationale 75, à proximité de Monestier de Clermont. La route minée bloque un convoi qui est mitraillé. On compte un mort et plusieurs blessés du côté allemand. En représailles, l'ennemi incendie la ferme des Cadorats. Pour poursuivre ces représailles, l'aviation allemande bombarde, vers 21h 20, la localité de Monestier de Clermont. Après avoir survolé le village à très basse altitude, du sud au nord, deux avions font demi-tour. En volant parallèlement de chaque côté de la route nationale, ils larguent chacun deux bombes de 250 Kg, tout en mitraillant. Celui de gauche, largue une première bombe dans un jardin en faisant un cratère de dix mètres de profondeur et de vingt mètres de diamètre, la deuxième tombe au lieudit « La Guinguette » où Monsieur Félix Riondet qui passait en vélo est tué et Madame Bertille Jacob gravement blessée. L'autre appareil prend pour cible le petit quartier appelé « l'autre côté du ruisseau » où plusieurs maisons subissent des dégâts considérables, et plusieurs habitants blessés.»

 

14 juillet 1944, ce jour-là a lieu sur le Vercors l’« Opération Cadillac ».72 B 17 de la 8thUSAAF larguent, aux environs de 9 heures,  872 containers sur le terrain de Vassieux en Vercors. Vers 9 h 30, un combat aérien s’engage, au-dessus de la région comprise entre Romans, Hauterives, Saint Vallier et Tain l’Hermitage, entre les chasseurs d’accompagnement des bombardiers alliés et les chasseurs de la Luftwaffe. Aucune perte alliée, mais trois appareils allemands sont abattus :

 Bf 109 de la 1ère Staffel de la JG 200, piloté par Unteroffizier Walter Coster, qui s’écrase près de Chateauneuf de Galaure (Drôme). Le pilote qui a sauté en parachute, se pose à Mureils et sera fait prisonnier par la Résistance ;

Bf 109 de la JG 200, piloté par Unteroffizier Ernest Mrick, qui trouve la mort à l’est de Valence (Drôme) ;

 Bf 109 de la 2ème Staffel de la JG 200, piloté par Unteroffizier Horst Droese qui trouve la mort au Nord de Valence (Drôme).

 

14 juillet 1944, la Luftwaffe survole Aubenas (Ardèche).

                           

14 juillet 1944, la Geschwader Bongart et 2. Flieger-Division exécutent 27 sorties contre les partisans.

Vers 9 h 30, 36 B 17 de l'USAAF larguent 432 containers sur le terrain de parachutage de Vassieux. Vers 10 h, le dernier appareil fut attaqué par l’aviation de chasse ennemie. Un combat aérien se déroula au-dessus du nord du département de la Drôme entre les chasseurs d’accompagnement des bombardiers alliés et les chasseurs de la Luftwaffe. Trois Bf 109 de la JG 200 sont abattus aux environs de Romans. Alors que les patriotes ramassaient les containers, deux avions de chasse ennemis piquèrent   vers le sol en mitraillant avec des balles explosives et quelques obus de 20 mm. De nombreux patriotes sont blessés.

Les mitrailleuses lourdes des Résistants répliquant aux attaques en piqué, dissuadèrent l’ennemi de poursuivre son attaque. Mais le bombardement reprit de plus belle sur Vassieux. Après les bombes, les avions larguèrent des containers qui en s’ouvrant au cours de leur descente libéraient une centaine de grenades. Vassieux était en feu. La ronde des chasseurs et des bombardiers était permanente. Vers 18 h, les avions allemands commencèrent le bombardement de La Chapelle en Vercors et de Saint Martin. Commencé avec des bombes de 150 à 200 kg, le bombardement se termina par le largage de 4 bombes de 800 kg. De très nombreuses victimes civiles et des dégâts aux immeubles. Cependant 10 minutes ou un quart d’heure après leur disparition deux chasseurs allemands de couleur sombre venant du sud, font un premier passage sans tirer, tournent au-dessus de Vassieux et reviennent en mitraillant et bombardant les équipes de ramassage. Le harcèlement commence. Les maquisards ripostent bientôt avec quelques mitrailleuses, mais se trouvent isolés sur le plateau. Les pilotes allemands s’acharnent sur tout : bétail, routes, maisons, populations. A 15 h 30, l’église de Vassieux est détruite. Des bombes incendiaires tombent un peu partout sur le village. Vers 18 h, La Chapelle en Vercors est bombardée, des blessés sont à déplorer. Sur le plateau, il faudra attendre l’obscurité des nuits suivantes pour ramasser les containers, car durant une semaine il fut impossible de se montrer à découvert.

A l'issue du parachutage sur le Vercors, un combat aérien se déroula, au-dessus du nord du département de la Drôme, entre les chasseurs chargés de l’escorte des B 17 et la chasse allemande. Trois appareils allemands sont abattus :  Bf 109 de la 1ère Staffel de la JG 200 piloté par Unteroffizier Walter Coster s’écrase près de Chateauneuf de Galaure, le pilote est fait prisonnier par la Résistance locale ; Bf 109 de la JG 200, piloté par Unteroffizier Ernest Mrick qui trouve la mort à l’est de Valence ; Bf 109 de la 2ème Staffel de la JG 200 piloté par Unteroffizier Horst Drpesequi trouve la mort au nord de Valence.

Les avions de la Geschwader Bongart, renforcés par les Junkers 88 du II/KG 26 basés sur le terrain de Valence-La Trésorerie, empêchent les maquisards de récupérer les containers et détruisent tous les véhicules circulant sur le plateau du Vercors. Malgré leurs lourdes pertes, les maquisards équipés d'armes automatiques ripostent. Sur les 36 Junker 88 engagés, 19 avaient été touchés et nécessitaient des réparations à la fin de la journée.

 

15 juillet 1944, Geschwader Bongart mitraille et bombarde la Résistance dans la région de Vassieux en Vercors.  Les environs immédiats de Pont en Royans et de Saint Jean en Royans sont encore mitraillés.

 

16 juillet 1944, de 10 h 30 à 11 h, quatre avions allemands bombardent Lamastre (Ardèche).

 

16 juillet 1944, le B 17 G, serial 42-107153, du 369th Bomber Squadron appartenant au 306th Bomber Group de la 8th USAAF décolle de la base aérienne de Thurleigh en Angleterre pour une mission de bombardement sur Munich. Touché à plusieurs reprises par la Flak, l’appareil cherche à gagner le territoire suisse, mais il fait un atterrissage forcé dans la matinée, près de La Chapelle de Champeilland, sur la commune de Féternes (Haute Savoie), dans les environs d’Evian.   Les neuf membres d’équipage indemnes sont recueillis par la Résistance locale et conduits en Suisse toute proche. 

L’inauguration d’une plaque commémorative à l’emplacement de l’accident à lieu, le 17 juillet 2004, en présence d’importantes délégations françaises et américaines. Chuck Yeager, premier pilote américain à avoir passé le mur du son, a dévoilé la plaque.

 

17 juillet 1944, la Gestapo procède à l'arrestation de treize agents du Service des transmissions aériennes sur leur lieu de travail. Ceux-ci, membres de la Résistance action PTT effectuaient des écoutes sur les fréquences allemandes Dix d'entre eux ne sont pas revenus des camps de déportation. Une plaque déposée au cimetière de Bron rappelle leur mémoire. 

 

17 juillet 1944, l’aviation allemande intervient sans discontinuer dans la région centrale de l’Ardèche. Saint Pierreville reçoit trois grosses bombes vers 11 h. Il y a des morts et la maison Lascombe est détruite. Au lever du jour, le terrain de parachutage « Brouette » (entre Saint Pierreville et Gluiras) est mitraillé. Il vient de recevoir tardivement les cargaisons de trois avions dont containers, colis et parachutes n’ont pas encore été enlevés. Marcel Jean Michel et Camille Michel, de l’équipe de parachutage d’Alger qui viennent d’assurer signalisation et contrôle de l’opération, sont mitraillés à la sortie du Cheylard vers 12 h par deux avions allemands. Ils sont indemnes ; leur moto est démolie par une bombe. Le Cheylard est à nouveau bombardé de petites bombes anti-personnel et mitraillée. A deux reprises dans la journée vers 12 h 45 et 19 h, Gluiras est bombardée, puis mitraillée par deux avions. Il en est de même pour Saint Vincent de Durfort et Saint Julien du Gua.

 

17 juillet 1944, dans la plaine de Poët-Laval, à proximité de Dieulefit dans la Drôme, sur la DZ Peuplier, pour le compte du BCRA, mission Peuplier, parachutages d'agents en provenance de Blida (Algérie), à partir du Halifax JP-244 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par W/O A. Kendall ; arrivées : Lieutenant François Chatelin alias Luciani alias Palanque, Etienne Schricke alias Savard, Philippe Lemaire alias Deville, Roger Reverchon alias Raynal, Albert Palle alias Falbert,  Marcel Bouche alias Beauclaire, Lieutenant André Battut alias Lieutenant Beaumont et Hubert Cruse alias Chaulieu alias Bertrand.

 

17 juillet 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur la DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte de l'OSS/OG Louise, dans le cadre de l'opération Tandem, parachutages d'agents en provenance de Blida (Algérie) à 23h le 17 juillet, à partir du Halifax JP-221 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par P/O W.Fairey ; arrivées :  Lieutenant. W. H. McKenzie III et Lieutenant. R. K. Rickerson, Sgt. J. F. Kinder, L. N. Sylvester, R. Pelletier et R. R. Boucher, T/5 J. F. Gallant, R. A. Landry, F. Laureta, A. W. Bilodeau, A. E. Gagnon, J. G. Hamel, H. D. Collette, D. E. Dozois, G. Fontenot et H. B. Morse. Le but de l'opération est la reconnaissance et l'aide aux partisans.  A. W. Bilodeau se cassa plusieurs os à l'atterrissage.

 

17 juillet 1944, la 2. Flieger-Division exécute 3 sorties et l’escadre Bongart 17 contre les partisans.

 

18 juillet 1944, en début d’après-midi, un monomoteur aux couleurs allemandes s’est posé à proximité du terrain d’aviation de Marcilloles (Isère). Le pilote a demandé de téléphoner à sa base pour se faire récupérer. Avant d’abandonner son appareil, il l’a saboté. Un témoin et une photo confirment qu’il s’agissait d’un avion de fabrication italienne, du type Reggiane 2002.

                                                                                 

18 juillet 1944, dès 5 h 10, dans l'Ardèche, Gluiras est à nouveau bombardée par 4 avions allemands, Mézilhac et Laviolle, en début d’après-midi, sont les objectifs. Pour ces deux dernières localités les bombes tombent très loin de leur objectif sans faire de victime ni de dégât.

 

été 1944, un ballon d’observation allemand s’est échoué au lieudit « Le Révollet » sur la commune d’Artas (Isère). Les habitants du voisinage se sont précipités pour récupérer la toile du ballon et le matériel qui se trouvait dans la nacelle. Les autorités allemandes sont rapidement intervenues auprès du Maire pour récupérer le matériel. D’où venait ce ballon ?

 

19 juillet 1944, à midi, quatre Fw 190 allemands bombardent et mitraillent Le Monastier et Vanosc. (Ardèche). Au Monastier, il y a une fillette tuée et un Résistant.

 

19 juillet 1944, l’aviation de reconnaissance allemande, malgré le temps couvert, surveille toute la journée les activités sur le plateau du Vercors.

 

21 juillet 1944, un avion allemand en feu fait un atterrissage d’urgence à Poncins (Loire).

 

21 juillet 1944, l’ensemble des unités aériennes allemandes disponibles participent au soutien des forces terrestres engagées dans la bataille du Vercors lors du largage des planeurs à Vassieux en Vercors. Les chasseurs bombardiers Reggiane 2002 de la Geschwader Bongart et les autres appareils allemands larguent 7,5 tonnes de bombes sur le Vercors. 14 appareils de la Jagdfliegerführer Süd participent également aux missions et la Geschawer Bongart contribue à 44 sorties.

Vers 8 h 30, à Vassieux en Vercors, protégés par des Fw 190 mitraillant le terrain et des He 111 larguant des bombes de 50 kg, des DO 17 larguent une première vague de 7 planeurs DFS 230 ayant à leur bord des chasseurs parachutistes de la KG 200. Les combats se poursuivent au sol sous le harcèlement des appareils ennemis lâchant des containers de grenades  Au PC ennemi du Commandant en chef du secteur ouest, le journal de marche relate les opérations de la journée :…avec 22 avions pour appuyer une action de la 157e D I de Réserve contre les terroristes de la région sud de Grenoble pour le soutien de ces forces déployées concentriquement s’ensuit l’attaque de BAW par l’escadre Bongart qui répond de l’exécution des parachutages sur les lieux difficilement accessibles. Pendant les combats, des Fieseler Storch se sont posés pour évacuer les blessés, et ont survolé (mouchards) constamment la région. Vers 7 h 30, 22 planeurs DFS 230 remorqués par des Dornier 17 décollent de Bron avec 10 hommes à bord et se posent à Vassieux.  Ils appartiennent à la I./LLG1 (1er Groupe de la Luftlandgeschwader). Entre 9 h et 9 h 30, se pose une vingtaine de planeurs remorqués par des Dornier, alors que des Heinkel bombardent les abords et que des chasseurs assurent la protection de l’ensemble. Pendant ce temps, d’autres avions mitraillent le plateau. Les habitants qui réussissent à s’enfuir sont vite repérés et attaqués par la Luftwaffe.

                   Stèle en hommage au Lieutenant GRIMAUD AS de Guerre 39/40

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Ce même jour, l’ensemble des unités aériennes allemandes disponibles participent au soutien des forces terrestres engagées dans la bataille du Vercors lors du largage des planeurs à Vassieux en Vercors. Les chasseurs bombardiers Reggiane 2002 de la Geschwader Bongart et les autres appareils allemands larguent 7,5 tonnes de bombes sur le Vercors. 14 appareils de la Jagdfliegerführer Süd participent aux missions et la Geschawer Bongart contribue à 44 sorties.      C'est le Fallschuren Kampfgruppe Schafer (Groupe de combat parachutiste) composé de parachutistes mais aussi de sapeurs spécialistes des explosifs, dépendant de KG 200 (donc des forces spéciales de la Luftwaffe) d'un effectif d'environ 160 à 180 hommes qui débarquent des 22 planeurs DFS 230. L'atterrissage ne se passe pas sans casse et au moins un planeur est détruit, près du hameau de La Mure, causant la mort de ses 8 occupants. L'effet de surprise passé, les maquisards réagissent et la réception est chaude, car 46 Allemands (dont 4 pilotes de planeurs) sont tués ce jour-là.

 

22 juillet 1944, c’est encore 7,5 tonnes de bombes qui sont larguées sur le Vercors. Les appareils de la Luftwaffe participent à l’approvisionnement des troupes au sol La Geschwader Bongart fait 68 sorties et la Jafü Süd 17 sorties au profit de la 157 Reserve Division engagées dans les combats du Vercors. C’est ainsi que le 22 juillet, l’escadre est disséminée sur les terrains d’Avord, Toulouse, Valence et Lyon, mais aussi à Nancy pour la 9ème escadrille, à Aix en Provence-Lenfant pour la 10ème escadrille, à Bourges pour les 7 et 8ème escadrille, à Lissay-Lochy (au sud de Bourges) pour la 13ème escadrille, et à Clermont Ferrand-Aulnat pour l’Etat Major du 4ème Groupe avec les 11 et 12ème escadrille.

Un appareil ennemi largua deux bombes sur Saint Julien (Drôme) faisant des victimes civiles. La ville de Die (Drôme) est bombardée. Un mort. 7,5 tonnes de bombes furent lâchées sur les Résistants du Vercors, les appareils de la Luftwaffe apportant leur appui aux troupes au sol. La route, huit kilomètres au nord de Die, fut bloquée par trois coups au but. Le temps est couvert. L’aviation ennemie est encore là. Elle mitraille tout mouvement au sol. D’autres planeurs arrivent, alors que des parachutistes sont lancés. Des avions de transport ennemis amènent des soldats et des munitions à Vassieux.

 

22 juillet et jusqu’au 6 août 1944, il y a un répit dans les bombardements allemands dans   l’Ardèche.

 

23 juillet 1944, 10 tonnes de bombes de forte puissance sont larguées sur le Vercors. Ce même jour, la Geschwader Bongart exécute 63 sorties contre les partisans et la Jafü Süd 6.

Les patriotes sont toujours harcelés par une aviation très active. Le Commandant en chef ennemi des forces de l’ouest rend compte : 2 escadrilles de l’escadre de combat 200 (transport et parachutage) l’escadre Bongart attaque Saint Julien, Saint Martin, La Chapelle en Vercors 10 tonnes de bombes de forts calibres sont larguées sur le Vercors. 21 planeurs DFS 230 et 2 Gotha 242 remorqués par des Dornier 17 décollent du terrain de Valence-La Trésorerie pour se poser à proximité de Vassieux en Vercors. A bord, une compagnie de Brandenburg Legionar Lehr Bataillon ou Bataillon d''Instruction de Légionnaire composé de Russes, Ukrainiens, Caucasiens recrutés parmi les prisonniers du Front de l'Est, appelés couramment «Mongols», et une fraction de la 8ème Compagnie du 3ème Régiment «Brandenburg» (Forces spéciales de la Wehrmacht) composée de Français spécialistes de la lutte anti-maquis en zone sud (ce qui explique que les maquisards aient entendu certains assaillants parlant parfaitement le français). Leur effectif est d'environ 200 hommes. Trois planeurs n'atteindront pas leur but : l'un casse son câble de remorquage, et une aile arrachée par les courants rabattants, il s'écrase à Montjoux, tuant tous ses occupants. Un autre fait un atterrissage forcé à Marignac en Diois.

 

24 juillet 1944, l’action continue contre les partisans du Vercors. La Geschwader Bongart exécute 20 sorties, 16 contre les partisans et quatre pour des approvisionnements des troupes ou l’évacuation des blessés. Le Commandant en chef ennemi des forces de l’ouest rend compte : attaque de la Luftwaffe dans la région de Saint Julien en Quint et Die, 1 Gotha 242 débarque un canon de 20 mm qui permet d'emporter la décision sur les maquisards.

L’activité aérienne se poursuit contre la Résistance française sur le plateau du Vercors. A 12 h 30, les bombardiers de la 15 Air Force attaquent les terrains d’aviation de Valence et de Saint Martin de Crau. Les voies de circulation, les positions de défense antiaériennes et les appareils sont touchés, 24 appareils sont gravement endommagés ou détruits, les dépôts de carburant et de munitions sont atteints.  18 appareils de la JG 200 interceptent le raid américain sans suite. Dans la nuit du 24 au 25 juillet, des bombes de fort calibre sont lâchées sur le terrain d’aviation de Valence touchant les voies de circulation, les lignes téléphoniques et d’alimentation électrique.

Au soir du 24 juillet 1944, l’aviation alliée effectuait un raid contre l’aérodrome de Chabeuil détruisant une trentaine d’appareils ennemis

 

24 juillet 1944, Lamastre (Ardèche) est à nouveau bombardée.

 

24 juillet 1944, bombardement par l'USAAF du terrain d'aviation de Valence-La Trésorerie (Drôme). Entre 11 h 42 et 11 h 50, 91 B 24 des 460, 465 et 485 Bomb Groups larguent 17.994 bombes à fragmentation de 20 lb sur le terrain d'aviation occupé par la Luftwaffe. Ces bombardiers sont escortés par 46 P 51 du 325 Fighter Group. En dehors du terrain d'aviation, on déplore de gros dégâts aux habitations et des victimes civiles dans les localités voisines : 14 tués et 10 blessés à Chabeuil,14 tués et 25 blessés à Malissard, 25 tués et 65 blessés à Valence.

 

nuit du 24 au 25 juillet 1944, bombardement par la Royal Air Force du terrain d'aviation de Valence-La Trésorerie (Drôme) Entre 23 h 30 et 23 h 59, 22 Liberator du 2 et 240 Wing et 7 Halifax du 614 Squadron du 205 Group de la Royal Air Force larguent 262 bombes de 500 lb sur le terrain d'aviation. On déplore 10 blessés parmi les habitants de Chabeuil.

 

25 juillet 1944, sur le plateau de Soulier, à 3 kilomètres au nord-ouest d'Allex dans la Drôme, sur la DZ Temple (44°47'22"N - 04°53'51"E), pour le compte du BCRA d'Alger, parachutage du radio Louis Mason alias Sibellius pour assurer les liaisons radios avec Alger.

 

25 juillet 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur la DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte de l'OSS/OG Betsy, dans le cadre de l'opération Tandem, parachutages d'agents en provenance de Blida (Algérie) à 1h 15 le 26 juillet, à partir d'un Halifax du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par P/O W. Fairey ; arrivées : Lieutenants. P. E. Boudreau et L. E. Barner, Sgt. A. E. Lynch, H. R. Linnel et C. A. Barnabe, T/4 J. R. Rondeau, T/5 H. A. Guidroz, P. Saint-Sauveur, R. Bisson, J. Bernier et J. A. Spencer, Pvt S. J. Crough et J. Orgeron. Le but de l'opération est de se regrouper avec OSS/OG Louise afin de saboter les ponts stratégiques, d’attaquer des voies de communication et les installations de l'ennemi.

 

25 juillet 1944, malgré le bombardement du terrain d’aviation de Valence, la Geschwader Bongart effectue 32 sorties contre les partisans.  Outre les Fieseler Storch, 2 trimoteurs Ju 52 se posent sur la piste d'atterrissage de Vassieux en Vercors pour évaquer les blessés allemands. Les pertes allemandes sont évaluées à environ 80 tués.

 

26 juillet 1944, 18 sorties sont réalisées par la Geschwader Bongart contre les partisans du Vercors et le soutien des troupes terrestres. Le terrain d’aviation de Valence est à nouveau attaqué par l’aviation alliée. Retrait des unités ayant donné l'assaut, après avoir incendié tous les planeurs, et début de la répression conduite par le sinistre SS Obersturmfûrer et Doktor Knnabb, Chef du SIPO/SD basé avenue Berthelot à Lyon, et par la 157 Reserve Division du Général Pflaum, jusqu'au 15 août.  Le terrain d’aviation de Valence est à nouveau bombardé, cinq Ju 88 et un Do 17 sont détruits.

 

26 juillet 1944, une embuscade coûte une vingtaine de morts aux troupes d’occupation dans la région de Beaujeu (Rhône). Des représailles s’ensuivent, sur le village d’Ouroux, à une dizaine de kilomètres au nord de Beaujeu. Ce soir-là, entre 19 h et 19 h 30, six appareils allemands du genre    « reconnaissance légère » venus, pense-t-on de Lyon-Bron passent au-dessus du village, font demi-tour et reviennent en piqué à deux ou trois cent mètres d’altitude. Ils effectuent   plusieurs passages en larguant des bombes explosives ou d’autres petites bombes incendiaires. Heureusement les points d’impact les plus nombreux se situent dans les bois et les prés environnants. Toutefois l’une d’entre elles tomba sur des habitations à l’est de la localité. Des décombres on retira cinq morts. Trois semaines plus tard, en manipulant une bombe non explosée, une fillette fut la sixième victime.

 

26 juillet 1944, dans l’après-midi, les P 47 Thunderbot du 79th Fighter Group mitraillent le terrain d’aviation de Valence-La Trésorie. L’appareil du 1st Lt George Vacarro est atteint par les tirs de la Flak. Son P 47 s’écrase au lieudit « Fond Chambonne » sur la commune de Malissard (Drôme). Ce pilote effectuait sa 130ème mission de guerre.

 

nuit du 26 au 27 juillet 1944, bombardement par la Royal Air Force des installations ferroviaires de Badan, Grigny, Givors (Rhône). Pour cette mission, 134 quadrimoteurs Lancaster décollent de leurs bases du Lincolnshire, dans le nord-est de l’Angleterre, aux environs de 21 heures (heure anglaise) dans la soirée du 26 juillet 1944. A mi-chemin sur la France, les appareils trouvent une situation orageuse. A leur arrivée sur la cible, un violent orage éclate avec de forts éclairs et tonnerre, pluie intense avec grêle réduisant la visibilité, fort givrage. Les quelques Mosquitos présents ont du mal à repérer la cible et leurs fusées éclairantes rouges et vertes se dispersent avec les coups de vent. Les bombardiers cerclent, un certain temps autour de la cible, avant d’obtenir l’autorisation de larguer leurs bombes entre 2 h15 et 2 h30. La visibilité restreinte augmente d’une part le danger de collision entre les appareils, et d’autre part réduit l’identification de la cible. Les altitudes de largage des bombes se situent entre 6000 et 10000 pieds. Trois Lancaster ne sont pas rentrés à leur base  

Un chasseiur d'accompagnement Mosquito, codé AZ-N, serial DZ-636 du 627 squadron de la Royal Air Force, s’écrase au sol, dans la forêt de Brou, au lieudit ”Mont Chatard” sur la commune de Ternand (Rhône). Les deux membres d’équipage trouvent la mort : F/O Denis Flaherty, pilote et du F/O John Christie, navigateur. Ils sont inhumés au cimetière de Letra (Rhône).

 

27 juillet 1944, trois sorties sont effectuées par la Geschwader Bongart sur la région de Beaujeu (Rhône), à 50 kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Lyon.

 

27 juillet 1944, à Saint Agnan (Drôme), le pilote de l’avion ennemi d’observation survolant le plateau signala, à ses camarades par une fusée éclairante, le va et vient des patriotes se rendant de la route à la grotte de La Luire. A 16 h, un détachement allemand se rendit aussitôt à la grotte où étaient regroupés, sous le drapeau de la Croix Rouge, les blessés civils et militaires rescapés des combats. Ce fut un sanglant massacre.

 

27 juillet 1944, Albert Chambonnet, chef régional de l'Armée Secrète est exécuté en représailles sur la place Bellecour à Lyon. Son nom aété donné à la Base aérienne 278 d'Ambérieu en Bugey (Ain). Dès 1942, Capitaine de l'Armée de l'Air au sein de la base de stockage de Bron, il milite dans la Résistance et sera arrêté le 10 juin1944.

 

dans les jours qui suivirent, et jusqu’au débarquement des troupes alliées sur les côtes de Provence, le 15 août, la chasse aux patriotes se poursuit sur le plateau du Vercors et ses abords avec l’aide permanente du «mouchard» d’observation.

 

31 juillet 1944, à Comps, près de Dieulefit (Drôme), sur la DZ Framboise, parachutages de 15 commandos du Bataillon de choc, stick Shocking, à partir du Halifax JP-242 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par P/O W. Fairey ; arrivées : Capitaine Dominique Hepp alias Hennequin, Lieutenant  Corley, Sgt Villanova, Cpl Bordeu, Cabalque, Cazalis, Costa, Godard, Lorilleux, Martin, Obrazzoff, Panchenko, Peralba, Pottier et  Gérard Verquain. Lors de sa réception, suite à un vent très fort, le Lieutenant Corley s'assomma et resta dans le coma.

 

31 juillet 1944, à Comps, près de Dieulefit dans la Drôme, sur la DZ Framboise, pour le compte du BCRA, parachutages d'agents en provenance de Blida (Algérie), à partir du Halifax JP-250 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Lt C.A. Hynd ; arrivées :  Sous-Lieutenant Gérard Bonduel alias Blondel, Robert Milland, Jean Runel alias Rive, Marcel Max alias Mognet, Laporte alias Lafeuch et Runel alias Rives.

 

31 juillet 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte du SOE, opération Pallium, parachutage du Capitaine Alastair MacDonald, Officier de liaison de Guy Vivier alias Isotherme, délégué militaire zone Sud/Sud-Ouest, et des diverses missions alliées.

 

31 juillet, la Jafü Süd effectue 11 sorties contre la Résistance et la Geschwader Bongart seulement 2.

 

aucune mission de la Geschwader Bongart n'est connue pour le mois d’août

 

1er août, 1944, l'USAAF procède à un important parachutage sur le plateau des Glières (Haute-Savoie.  A 13 h 30, 72 appareils escortés par 63 chasseurs larguent en six vagues de 12 appareils, 162,5 tonnes d'armement en containers. C'est probablement en représailles que l'aviation allemande bombarde deux localités proches du parachutage.

 

1er août 1944, à Comps, près de Dieulefit dans la Drôme, sur la DZ Framboise, parachutages de 15 commandos du Bataillon de choc, stick Savage, à partir du Halifax JP-242 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par P/O W. Fairey ; arrivées : Lieutenant Raymond Muelle, Sgt Pierre Masson, Abily, Anciaux, Barrat, Branchu, Buhr, Fresique, Gauvin, Le Disloquer, Palomba, Paul Pallot, Sgt Michel Poniatowski, Philippe Poniatowski et Sauli. Le but de l'opération est d'encadrer les FFI.

 

1er août 1944, au Col des Saisies, sur la commune d'Hauteluce en Savoie, sur la DZ Ebonite, pour le compte de OSS/OG, dans le cadre de l'opération Union II,  en cours de journée, parachutages d'agents provenant d'Algérie, à partir d'un B 17 du 388th Heavy Bomber Group de l'USAAF, à la réception SAP de Savoie Guy Fournie ; arrivées : Major Peter Ortiz alias Chambellan, Capitaine Francis L Coolidge alias Aimant, Sgt Robert La Salle, Sgt Charles Perry, Sgt John P. Bodner, Sgt Frederick J. Brunner et Sgt Jack R. Risler et 1 FFI Joseph Arcelin. Cette opération a pour but d'assister la Résistance en Savoie et dans l'Isère, effectuer des sabotages, s'emparer des installations clefs afin d'éviter leurs destructions lors de la retraite des troupes allemandes. Ces agents ont été parachutés au cours d'une mission de parachutages de 899 containers d'armes et de munitions pour la Résistance à partir de 78 bombardiers B 17 de l'USAAF escortés de chasseurs P 38. Au cours du parachutage, le sergent instructeur des US Marines Corps Charles R. Perry a trouvé la mort, son parachute ne s'étant pas ouvert.

 

2 août 1944, bombardement par l'USAAF du dépôt d'essence du Pouzin.(Ardèche). A 11 h 03, 24   B 17 du 301 Bomb Group larguent 480 bombes de 1250 lb. Parmi la population civile, on déplore : 1 tué au Pouzin, 2 à Saulce et 1 à Loriol ; bombardement d'un site industriel à Portes les Valence (Drôme). A 11 h 07, 28 B 17 du 483 Bomb Group larguent 827 bombes de 250 lb. Le site est atteint, mais aussi les maisons du voisinage ; bombardement des installations ferroviaires de Portes les Valence (Drôme.)  A 11 h 12, 84 B 17 des 2, 97 et 99 Bomb Groups larguent 1.472 bombes (972 explosives et 500 à grande puissance).  La gare et les installations ferroviaires sont détruites. Ce jour-là, on déplore parmi la population civile : 10 tués et 25 blessés.

 

2 août 1944, dans la matinée, des quadrimoteurs B 24 Liberator, appartenant au 727ième Bomber Squadron du 451ième Bomber Group de la 15ième Air Force, décollent du terrain de Castellucio, dans le sud de l’Italie. Leur mission est le bombardement d’un dépôt de carburant au Pontet, à proximité d’Avignon (Vaucluse). Probablement touché par les tirs de la Flak, et un moteur en feu, l’appareil est abandonné en vol, vers 13 heures 30, par son équipage, à la verticale de Vanosc (Ardèche). Le premier à avoir sauté est le Sgt. Dandrew, photographe, mais son parachute ne s’ouvre pas, et son corps s’écrase au sol. Les autres membres d’équipage se retrouvent indemnes au sol, L’appareil s’est écrasé au sol, à proximité du hameau des Setoux, sur la commune de Riotord (Haute Loire).

 

3 août 1944, à 18 heures, bombardement de Thônes (Haute Savoie) par l'aviation allemande.  

 

3 août 1944, à Dieulefit dans la Drôme, sur DZ Framboise, parachutages d'officiers français pour l'encadrement du maquis, à partir d'un Stirling du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/O Driscoll ; 'arrivées : André Batut alias Beaumont, Alain Guyot de Boismenu alias Alain Bourmont alias Trocadero, Hubert Cruze alias Chaulieu, Gerard Lepoutre, François Lucciani.

 

nuit du 3 au 4 août 1944, bombardement par la Royal Air Force de la gare de triage de Portes les Valence (Drôme). Entre 23 h 40 et 23 h 55, 55 Wellington des 236, 321 et 330 du 330 squadrons et 8 Halifax du 614 squadron du 205 Group de la Royal Air Force, et 23 B 24 « Liberator » du 2 et 240 Wing de US Air Force larguent 3 bombes de 4000 lb, 159 bombes de 1000 lb; 230 bombes MCTD de 500 lb, 40 bombes GPTD de 500 lb et 42 bombes de 250 lb. Deux Wellington sont portés manquants. On déplore 3 blessés parmi la population.

 

4 août 1944, trois avions allemands survolent Villards sur Thônes (Haute Savoie) et larguent leurs bombes tuant deux personnes (une femme de 35 ans et sa fille de 1 an), puis bombardent à nouveau Thônes. Au cours de ces deux bombardements, on relève 14 morts et 26 blessés.

 

à l'approche du débarquement allié sur les côtes de Provence débute les bombardements des ponts routiers et ferroviaires dans la Vallée du Rhône.

             

6 août 1944, bombardements d’objectifs industriels divers par les bombardiers B 17 et B 24 de l'USAAF dans la Région lyonnaise et dans la Vallée du Rhône.

Par un temps magnifique, cette journée, avec celle du 15 août, sera marquée par un grand nombre d’alertes et de bombardements : environ 1.000 sorties de l’aviation alliée.

            Dans la région lyonnaise, on n'observe que deux missions de bombardement :  11 h 23, 35 B 24 du 455 Bomber Group larguent 333 bombes de 500 lb, depuis 21 .000 pieds, sur le dépôt d’essence du port Edouard Herriot à Lyon. Plusieurs réservoirs sont touchés, mais des bombes tombent de l’autre côté du Rhône, en faisant des victimes à Oullins ; 11 h 25, 41 B 24 du 456 Bomber Group larguent 359 bombes de 500 lb sur le dépôt d’essence de Saint Rambert l’Ile-Barbe (une seule bombe serait tombée sur le dépôt). Le quartier de Saint Rambert est gravement touché, mais de nombreuses bombes tombent à Saint Didier au Mont d'Or, mais aussi de l’autre côté de la Saône, sur la commune de Caluire. On compte 36 victimes parmi la population civile. Ces missions sont escortées par des P 51 Mustang du 31 Fighter Group.

            Dans la Vallée du Rhône : 10 h, 18 B 25 du 340 Bomb Group larguent 64 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à La Voulte (Ardèche) ; 10 h 47, 29 B 17 du 463 Bomb Group larguent 320 bombes de 500 lb sur les installations ferroviaires du Pouzin (Ardèche) ;       10 h 50, 131 B 17 des 97, 99, 301 et 483 Bomb Groups larguent 1455 bombes de 500 lb sur  la gare de triage de Portes les Valence (Drôme). La commune est sinistrée à 80 % : 80 maisons détruites, les écoles démolies, la route nationale truffée de trous, la gare et les installations ferroviaires détruites, mais dans le faisceau de triage, c'est une vision apocalyptique. On ne compte que 2 morts et 35 blessés, car la population avait été évacuée ; 11 h 15, 28 B 17 du 2 Bomb Group larguent 560 bombes de 250 lb sur le dépôt d'essence du Pouzin (Ardèche). A la suite du bombardement de    10h 50 et  de celui-ci, on déplore parmi la population civile : 36 morts et 4 blessés graves, ainsi que la destruction de 250 maisons et édifices publics ; 11 h 28, 36 B 24 du 459 Bomb Group larguent 458 bombes de 500 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à Givors (Rhône). Le pont est sérieusement endommagé, mais on déplore 6 morts et 14 blessés et des dommages à une quinzaine de maisons ; 11 h 32, 37 B 24 du 454 Bomb Group larguent 339 bombes de 500 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à Saint Rambert d'Albon. Aucune bombe n'a touché le pont, mais des bâtiments et des wagons de chemin de fer situés à l'ouest du pont sont touchés. On déplore dans le voisinage : 1 mort, 1 blessé et 4 immeubles détruits.

 

6 août 1944, vers 10 heures, au hameau des Gaboureaux » sur la commune de Saint Vulbas (Ain), un de Havilland « Mosquito » PR. XVI, code ?, serial NS 504, du 544th squadron de la Royal Air Force, basé en Angleterre, s’écrase au sol,  lors d’une mission de reconnaissance. Les deux membres d’équipage : F/Lt. J.S. Towsey pilote et F/O R.J. Kingham, navigateur sont tués. Ils sont inhumés au cimetière de la Doua. L’appareil aurait été abattu « par erreur » par des chasseurs américains en mission dans la région.

 

6 août 1944, des chasseurs bombardiers allemands Bf 109 s’en prennent au repaire de maquisards qu’était la vallée d’Abondance (Haute Savoie) et par erreur attaquèrent aussi Morgins en Suisse. Ils larguèrent deux bombes et mitraillèrent les parages, faisant une dizaine de blessés dont deux hommes de la Cie III/20 et la gérante du Foyer du Soldat. Les dégâts furent évalués en FrS 169’ 497

 

6 août 1944, à Dieulefit dans la Drôme, sur DZ Framboise, pour le compte de OSS/OG Alice, opération Framboise, parachutages de 15 agents du Team Alice, à partir du Halifax JP-242 de la Royal Air Force piloté par P/O E.W. Garnett ; arrivées : Lieutenants. R. N. Barnard et Lt. D. J. Meeks, Sgt. R. H. Bilodeau, P. Barb et D. C. Poulton, T/3 D. G. R. Linman, T/5 F. G. Coleman, R. S. Condon, C. H. Desmaretz, E. J. Kocis, A. LaPointe et E. J. Ross, Pfc.L. J. Dubuc, Pvt. K. P. Carson et R. Leroux.

 

7 août 1944, à 1,7 kilomètre de Moissieu sur Dolon dans l'Isère, et à 7 kilomètres de Beaurepaire, sur DZ Tanit (45°22'23"N - 04°58'37"E), parachutages de 3 instructeurs pour équipe Jedburgh Veganin et Dodge.

 

7 août 1944, à 3 kilomètres au nord-ouest de Manziat dans l'Ain et à 10 kilomètres au nord-est de Mâcon, sur la LZ Aigle dans l'Ain, pour le compte du SOE RF/BCRA opération Machette, atterrissages d'agents à partir d'un Hudson du Squadron 161 de la Royal Air Force piloté par Cpt. Wilkinson, à la réception Paul rivière alias Galvani ; arrivées : Andre Dammaw, saboteurs Marcel Andre alias Marcel Lades alias Galop alias Echevin, René Dolmaire alias Tribart et Roger Mallard alias Alfred Daliphard alias Cavecon ; départs : Jacques Chaban Delmas alias Arc, Paul Leistenschneider  alias Carre, Emilienne Moreau-Evrard alias Jeanne Poirier, radio Claude Wolf alias Buick alias Indien, André Blumel, André Jarrot alias Pommeau, Ernest Pruvost alias Potard, Yves Flouriot, deux aviateurs USAAF (James Heddleson et George W Henderson, rescapés du B 24 qui s'est écrasé à Saint Cyr de Valorges dans la Loire, le 27 avril 1944), et trois britanniques (Warson, John Trapp & John Troll) et George Broussine (Bourgogne).

 

7 août 1944, l’Ardèche est à nouveau visée par l’aviation allemande. Marcols les Eaux, Albon d’Ardèche et Saint Pierreville sont les objectifs des avions allemands. A Marcols les Eaux, il y a trois tués, l’hôpital est sérieusement endommagé. Saint Pierreville est particulièrement maltraitée en représailles suite à la mésaventure de la colonne allemande au Cheylard. Saint Pierreville est attaquée par l’aviation à trois reprises dans la journée. Au premier assaut, les avions bombardent avec des engins anti-personnels ; ensuite des bombes incendiaires provoquent 38 foyers d’incendie dans la basse-ville. Enfin la population est mitraillée quand elle lutte contre le feu. Il y a encore des morts et des blessés. Le presbytère est entièrement détruit et d’autres maisons sont endommagées.

 

7 août 1944, 9 h 29, 18 B 25 du 340 Bomb Group de l'US AAF larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à La Voulte (Ardèche. Le pont est impraticable. On déplore dans le voisinage : 6 tués et de nombreux blessés ; 9 h 35, 18 B 25 du 340 Bomb Group larguent 72 bombes de 1000 lb sur le pont ferroviaire franchissant la Drôme à Livron (Drôme)

 

8 août, vers 8h 15, cinq avions allemands bombardent la commune de Nivollet-Montgriffon (Ain), 24 bâtiments sont détruits ou endommagés et 9 corps sont retirés des décombres.

 

8 au 18 août 1944, l'Opération « Hochsommer » est conduite par la 157ème Division de réserve de la Wehrmacht contre les Résistants dans le Massif de l'Oisans (Isère), avec appui d'artillerie et de l'aviation. De violents combats opposent les forces en présence.

 

8 août 1944, un Seafire du Squadron 879 de la Fleet Air Arm, (Aéronavale britannique) embarqué sur le porte-avions Attacker, effectue une mission de reconnaissance en avant d’une formation de bombardiers américains qui doivent bombarder le pont routier de Pont Saint Esprit. Vers 8 heures, le pilote de l’appareil, Sub/Lt George Calder, est blessé par les tirs de la Flak. Il réussit à poser son appareil. à proximité du quartier « Les Rouergues », sur la commune de Clansayes (Drôme). Il rejoint rapidement les résistants locaux et retrouve les troupes alliées à la Libération.

 

10 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), parachutage d'un agent, à partir d'un Halifax du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par P/P Einsenhauer.

 

10 août 1944, lors de l'attaque du maquis de l'Oisans (Isère), des maquisards sont mitraillés par l'aviation allemande sur les massifs montagneux au-dessus de l'Alpe d'Huez.

 

10 août 1944, un peu avant 15 heures, qu'apparurent dans le ciel, au-dessus de la montagne de « La Saulce » volant en formation, trois avions dont les croix noires très apparentes sur le fuselage et les ailes nous indiquèrent rapidement l'identité. Ils tournaient à assez basse altitude au-dessus du village de Séderon (Drôme), afin de se repérer. Puis les bombes explosaient (paquets de petites bombes à ailettes larguées depuis un container) et le bruit de leurs mitrailleuses (douilles de 22 mm retrouvées au sol). On compte six victimes civiles et un Résistant, ainsi que trois blessés graves civils et deux Résistants, et plusieurs blessés.

 

10 août, 1944, Le Monastier et Vanosc (Ardèche) reçoivent à nouveau la visite des avions allemands. Le premier bombardement suivi de mitraillages à Vanosc vers 10 heures avec des bombes anti-personnels tue le jeune Raymond Ponson, 14 ans, et blesse grièvement le sergent de l’équipe américaine « Louise », Camille Barnabé ; il meurt à l’hôpital de Saint Agrève, le même jour. A midi, c’est à nouveau Le Monastier qui reçoit plusieurs grosses bombes. Deux religieuses sont tuées. Le Monastier, la plus petite commune du canton d’Annonay, est totalement sinistrée. A 16 heures, Vanosc reçoit des chapelets de petites bombes qui font 18 blessés dans la population civile, dont 5 ou 6 graves. L’école laïque, l’église, l’abattoir et plusieurs maisons sont endommagés.

 

11 août 1944, le B 24 J « Liberator », serial 44-10492, codé T 8, du 853th Bomb Squadron appartenant au 491th Bomb Group de la 8th US Air Force, touché par la Flak lors d’un bombardement sur l’Allemagne, se pose aux abords du village de Port (Ain). L’équipage est récupéré sain et sauf par le maquis d’Hauteville. L'équipage retrouvera les troupes américaines à Annecy le 4 septembre 1944.

 

11 août 1944, en fin d’après-midi, un avion allemand lance des engins incendiaires sur différents quartiers d’Aubenas (Ardèche). Le château où sont les services de la mairie est atteint et sa toiture brûle, ainsi que la maison familiale Vigne-Cheyron, route de Pont d’Aubenas, partiellement détruite par l’incendie. Dix-sept engins incendiaires tombent sur l’Airette. Le quartier de la gare est mitraillé. Au cours de la même opération, la région de Vesseaux est aussi mitraillée sans perte notable. Villeneuve de Berg est bombardée vers 11 heures, puis vers 20 heures ; quatre            bombes tombent parallèlement à la RN 102 du cimetière à l’hôpital au quartier Saint Jean. Il y a un mort FFI, et de nombreuses maisons sont endommagées. En fin d’après-midi, un appareil isolé lance des bombes incendiaires sur Aubenas et mitraille le quartier de la gare.

                                       

11 août 1944, entre Beaurepaire et Péage de Roussillon dans l'Isère, sur DZ Ange Gardien/ As de Pique, pour le compte du SOE, opération Jockey 33, parachutage pour les Réseaux d'Ombres, à partir d'un Halifax du Squadron 138 de la Royal Air Force piloté par F/L Kidd ; arrivée : Mario Morpurgo alias Michelange pour apporter soutien à Francis Cammaerts.

 

11 août 1944, Claveisolles (Rhône), un village du Beaujolais est bombardé par l'aviation allemande : Vers 17 h, deux avions allemands de type léger et ancien s’en prennent au hameau de Douzette, à proximité de Claveisolles. Ils lâchent plusieurs bombes qui détruisent des maisons et font six tués.

 

nuit du 11 au 12 août 1944, bombardement par la Royal Air Force des installations ferroviaires de Grigny (Rhône) et de Chasse (Isère).  Pour cette mission,179 Lancaster et 10 Mosquito des Groupes 1 et 5 de la Royal Air Force décollent de leurs bases anglaises, au nord de Londres, entre 19 h 30 et 21 h, et vers 1 h 15 larguent 2907 bombes sur les installations ferroviaires de Chasse (rive gauche du Rhône) et de Grigny (rive droite).  Des bombes tombent sur les localités de Ternay et Bans détruisant des habitations, mais sans victimes. Dans le dépôt ferroviaire de Badan sur la commune de Grigny, les matériels roulants et les installations sont durement touchés. A Chasse, où un abri a été atteint, on dénombre une centaine de victimes et soixante-cinq habitations touchées. 

             

12 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte du BCRA/SOE RF, opération Tandem Mission 4, parachutages d'agents, à partir du Halifax LX-272 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par F/Sgt T.J. Kirk ; arrivées : Saboteurs Jean-Robert Lefevre alias Plate, Capitaine Elie Benchetrit alias Picard alias Remorqueur et Lieutenant Denis alias Goelette

 

12 août 1944, proche des Jasseries de Garnier, à 6 kilomètres au sud-est de Pierre sur Haute dans la Loire, sur DZ Eliezer (45°38'05''N - 03°53'05''E), pour le compte du BCRA, parachutages des 'Merlinettes' (opératrices radios du Corps Féminin des Transmissions d'Afrique du Nord), opération Bebe II, à partir du B 24 'Dallas Lady', serial 42-78246, du 885th Heavy Bomb Group de l'USAAF piloté par Lieutenant Richard A. Yoder ; arrivées :  Jean Bazinet pseudo Jean Bourdonnais, radio Sgt Suzanne Combelas alias Perle (Mission Bebe II) et Denise Colin.

 

12 août 1944, des avions allemands survolent l'Oisans (Isère) en début d'après-midi. Un avion lâche trois bombes entre le village d'Huez et la station de ski de l'Alpe d'Huez. C'est un tir d'intimidation, l'ennemi sait qu'Huez est le refuge d'une infirmerie clandestine. Vers 17h 30, après un tour d'observation, un avion en piqué lâche deux bombes de 250 kg sur le centre de Bourg d'Oisans ; Les dégâts matériels sont importants : quatre immeubles sont détruits, mais il n'y a aucun tué ou blessé à déplorer. Dans la soirée, un autre avion bombarde Allemond dans la vallée de l’Eau d' Olle. Une bombe tombe dans un champ au hameau de la Fonderie, près de la maison Prédourat, une autre, au quartier des Faures à Allemont village. Une femme est blessée, et on constate que de légers dégâts. Un bombardement sans dégâts est signalé à Livet et à Oz en Oisans. D'après la description des avions, il s'agirait de Junkers 88.

                                                                                                                                           

13 août 1944, des cantonnements de maquisards sont bombardés et mitraillés par l'aviation allemande au Cirque de Saint Même, dans le Massif de la Chartreuse (Isère)..

 

13 août 1944, dans la littérature régionale, on peut lire : « à Dieulefit sur DZ Franboise, parachutage du Capitaine Fred B. Agee de l'OSS qui doit assister la Résistance locale dans le domaine médical. Il est le dernier agent parachuté dans la Drôme avant la Libération, le 1er septembre » En fait, à cette date-là, il s'agit d'un parachutage sur la DZ Framboise en Haute-Vienne.

 

13 août 1944, un bimoteur allemand en flammes s’écrase, dans la matinée, à proximité du quartier de La Poulette sur la commune d’Etoile sur Rhône (Drôme). Deux membres d’équipage périssent carbonisés dans l’appareil, le troisième, un lieutenant grièvement blessé décède rapidement.

 

13 août 1944, vers 19 h 20, nouvelle attaque du terrain d’aviation de Valence-La Trésorerie par les chasseurs bombardiers alliés. Le P 38 Lightning, piloté par 2nd Lt Clarence Thompson, appartenant au 14th Fighter Group USAAF touché par la Flak, s’écrase au sol  à proximité du quartier de « Charmagnol », en bordure est de la commune de Valence (Drôme). Le pilote est mortellement blessé.

 

13 août 1944, le P 38 Lightning, piloté par 2nd Lt Elwood Howard, appartenant au 82nd Fjghter Group USAAF, touché par la Flak lors de du mitraillage du terrain d’aviation de Montélimar-Ancône, s’écrase au sol, vers 13 h 50. Le pilote, qui a sauté en parachute, se pose au lieudit « La Roberte », entre les quartiers du Pradier et de La Mourgatte, en limite sud de la commune de Montélimar. (Drôme). Brûlé et blessé, le pilote est recueilli et caché par des personnes du voisinage avant d’être remis aux résistants locaux.

 

13 août 1944, à 13 h 16, 33 B 24 du 459 Bomb Group de l'USAAF larguent 330 bombes de 500 lb sur le pont ferroviaire franchissant la Drôme à Crest (Drôme). Le pont n'est pas atteint, mais il y a beaucoup de dégâts dans le voisinage. On déplore 38 tués, 30 blessés, 26 immeubles détruits, 84 inhabitables et 373 endommagés.

 

14 août 1944, bombardement par l'USAAF de l'aérodrome de Bron (Rhône). Le bulletin météorologique indiquait que les conditions météo de base seraient mauvaises tôt le matin en s’améliorant vers 8 heures. Les conditions nuageuses devaient être claires à peu nuageuses sur la France, et deviendraient très nuageuses plus tard dans l’après-midi. A la suite de cette prévision, il fut décidé que les unités aériennes de la 8 th USAAF stationnées en Angleterre attaqueraient des objectifs sur la France et en Allemagne. Ces unités se voyaient assigner, parmi bien d'autres missions, l'attaque de l’aérodrome de Lyon-Bron avec un effectif de deux escadres, l’objectif secondaire étant le complexe industriel du Creusot. Ce Groupe de bombardement se voyait affecter pour accompagnement un groupe de P 47 Thunderbolt et deux groupes de P 51 Mustang.

Entre 11 h 43 et 11 h 51, 108 B 17 du 14 Bomber Wing (44 et 392 squadrons) et du 95 Bomber Wing (489 et 191 squadrons) de la 8th Air Force, larguent 1813 bombes de 100 lb., 494 bombes de 500 lb et 1142 bombes de 100 lb. Incendiaires sur le terrain d’aviation de Lyon-Bron. L'aérogare civile et le hangar Caquot sont gravement endommagés.

Les Allemands eurent recours à des requis civils et à des détenus politiques, extraits de la prison Montluc à Lyon, pour combler les entonnoirs causés par l’explosion des bombes. Les journées des 17, 18 et 19 août virent l’exécution sommaires de 109 patriotes détenus politiques, juifs pour la plupart, qui furent jetés dans les trous de bombes. Un monument, en bordure du Fort de Bron, commémore leur mémoire.

 

14 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22' E), parachutages d'agents, à partir du Halifax LW-272 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par W/O Kik.

 

14 août 1944, au Col de la Casse Froide, sur la commune de Marchamps dans le Rhône, sur DZ Heliotrope, dans le cadre de l'opération Jockworth 2, parachutages de l'équipe de Jedburghs Jude, à partir des Stirling n° 12, 13 et 14 du Squadron 190 de la Royal Air Force pilotés par P/O Atkinson, W/O Middleton et P/O Port ; arrivées : Capitaine William LO.Evans alias Glamorgan, Capitaine Jean Larrieu alias Jean Lavisme alias Rence et radio Sgt Alfred E.Holdham alias Guinea avec 3èm SAS stick V : Lt Yves Gayard, Sgt Jean de Laboulaye, Cpl Jean de Lipkowski, Lucien Grosse, Jacques Hucher, Jacques Marchand, Xavier Nésa, Pierre Rossini, Jean Savelli et Paul Tabet ; 3ème SAS stick VI : Aspt Claude Barrès, Sgt Toussaint Sisco, Cpl Yves Amat, Cpl Raymond Hauser, Cpl Maurice Sanders, Jacques Bébon, Georges Chaboche, André Giusti, André Tamsson et de Jeanlacloche de Vallonbrouse. Le but de cette opération est d'accompagner les SAS et la Mission Gigembre, harceler les mouvements de l'ennemi sur routes et voies ferrées Lyon-Sait Etienne, en collaboration avec Raymond Basset alias Mary.

 

15 août 1944, sur la DZ Ruche dans l'Ain, pour le compte du BCRA/SOE RF, parachutage de l'instructeur au sabotage Pierre Jouanno alias Multiple (Mission Canelle) dans le but d'encadrer les maquis de Saône et Loire.

 

15 août 1944, aux premières heures du jour, les troupes alliées débarquent sur les côtes de Provence.

 

 

15 août 1944, entre 12 h 54 et 13 h 07 :

            27 B 24 du 460 Bomb Group de l'USAAF larguent 68 tonnes de bombes de 500 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Bourg Saint Andéol (Ardèche). L'éparpillement des bombes sur la localité de Bourg Saint Andéol cause des pertes en vies humaines et de gros dégâts matériels. Le pont est intact ;

            30 B 24 du 464 Bomb Group larguent 140 bombes de 5000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Donzère (Drôme). Le pont est endommagé, mais on déplore 7 morts et 4 blessés grièvement dans le voisinage du pont ;

            24 B 24 du 465 Bomb Group larguent 135 bombes de 1000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône au Teil (Ardèche) ;

            28 B 17 du 463 Bomb Group larguent 160 bombes de 500 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Valence (Drôme). Le pont est touché, mais également les quartiers voisins et tout particulièrement la Vieille Ville. On déplore 280 morts, 200 blessés, 80 immeubles détruits, 120 inhabitables et 300 endommagés. En rive droite du Rhône, Granges les Valence et Guilherand sont touchés, on déplore : une vingtaine de morts et quatre personnes plus ou moins grièvement blessées. 

            Lors de ce bombardement, 3 B 17 sont atteints par la Flak et s'écrasent au sol : B 17, serial 44-6352, explose en vol au-dessus de Valence (Drôme). MACR n°7459 ; B 17, serial 42-31843, s'écrase au sol à Saint Marcel les Valence (Drôme). MACR n°7676 ; B 17, serial 44-6287, s'écrase au sol à Upie (Drôme). MACR n°7431.

 

15 août 1944, en fin de journée 14 août, le Liberator B 24 J, serial 44-40172, appartenant au 856ième Bomber Squadron du 492ième Bomber Group de la 8ième USSAF, décolle de la base anglaise de Harrington pour une mission de parachutage à la Résistance. Dans la nuit du 14 au 15 Août, vers 1 heure du matin, l’appareil survole le terrain de parachutage « Saphir » sur la commune de Duerne. Lors d’un passage à trop basse altitude, le B 24 accroche une colline et s’écrase au lieudit « Chemin des Croisettes-bois des Courtines » sur la commune de Duerne (Rhône). Tous les membres d’équipage sont tués dans cet accident, à l’exception du Sgt Gilliken, seulement blessé. 

 

nuit du 15 au 16 août 1944, bombardement par la Royal Air Force du terrain d'aviation de Valence-La Trésorerie (Drôme), Entre 23 h 17 et 23 h 38, 51 Wellington des 231, 236 et 330 squadron et 7 Halifax du 614 squadron du 205 Group larguent 78 bombes GPTD de 500 lb, 26 bombes MCTD de 500 lb, 37 bombes GPLD de 500 lb, 124 bombes GPTD de 250 lb et 12 bombes de 250 lb

 

16 août 1944, vers 11 h 50, douze P 38 Lightning du 1st Fighter Group attaquent le viaduc des Lussettes sur la voie ferrée, au nord de Lus la Croix Haute (Drôme). Au cours de l’attaque, l’appareil du 2nd Lt Robert Taylor touche le sol et prend feu. Le pilote trouve la mort dans cet accident. 

 

16 août 1944, 

            à 8 h 30, 17 B 25 du 340 Bomb Group de l'USAAF larguent 68 bombes de 1000 lb sur le pont ferroviaire franchissant la Drôme à Livron (Drôme) ;

            8 h 32, 18 B 25 du 340 Bomb Group larguent 68 bombes de 1000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône au Pouzin (Ardèche) ;

            8 h 55, 18 B 25 du 310 Bomb Group larguent 71 bombes de 1000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Rochemaure (Ardèche) et au Teil (Ardèche).;

            9 h 30, 18 B 25 du 321 Bomb Group larguent 72 bombes de 1000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Bourg Sait Andéol (Ardèche) ;

            9 h 40, 3 B 25 larguent 6 bombes de 1000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Donzère (Drôme) ;

            10 h 48, 28 B 17 du 97 Bomb Group larguent 154 bombes de 1000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l'Isère à Saint Pierre d'Albigny (Savoie). ;

            11h 07, 28 B 17 du 483 Bomb Group larguent 162 bombes de 1000 lb sur le pont ferroviaire et sur le pont routier franchissant l’Isère à Pont de l'Isère (Drôme). On déplore : 17 tués, 20 blessés, 13 immeubles détruits, 4 inhabitables, 25 endommagés et 167 sinistrés ;

            entre 11 h 16 et 11 h 38, 28 B 17 du 2 Bomb Group larguent 55 bombes de 2000 lb sur le pont ferroviaire dans la localité de Saint Vallier (Drôme). Le pont est intact, mais la localité de Saint Vallier est partiellement détruite. On déplore 86 tués, 248 blessés, 98 immeubles détruits, 83 inhabitables et 230 endommagés. ;

            11 h 25, 28 B 17 du 301 Bomb Group larguent 160 bombes de 1000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l’Isère au sud de Grenoble (Isère). Le pont ferroviaire appelé « Pique Pierre » est intact. Les dégâts sont considérables dans le voisinage du pont à Saint Martin le Vinoux. On déplore 25 victimes civiles et de très nombreux blessés. 49 P 51 Mustang du 31 et 325 Fighter Groups escortent les bombardiers.

 

16 août 1944, proche de la chapelle Saint Apollinaire, à Larajasse, entre Saint Symphorien sur Coise et Sainte Catherine sous Riverie dans le Rhône, sur DZ Vinaigrette (45° 35’ 0’’ N -  4° 32’ 21’’ E), dans le cadre de l'opération Jockworth 4, parachutage d'agents, à partir d'un Stirling du Squadron 196 de la Royal Air Force piloté par W/Breed ; arrivées: 3ème SAS stick VIII  :   Lt Joseph Ferchaud, Sgt Marcel Mauchaussé, Sgt Louis Fisset, Sgt Armand Lecrubier, SAS Jean Angeli, Marcel Cojocarrio, Jean Hameury, François Llavador, Marc Caillaux et Jean Mayer

 

17 août 1944, à 18 h 25, 18 B 25 du 321 Bomb Group de l'USAAF larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Bourg Saint Andéol (Ardèche). Le pont, qui reçoit une forte concentration de bombes, n'est plus praticable. Au cours des bombardements des 15, 16 et 17 août, on déplore 156 morts, 350 blessés, 2040 habitants sinistrés, 113 immeubles entièrement détruits et 295 partiellement (l'Hôtel de Ville, la Gendarmerie, le Collège moderne, le Presbytère et la Chapelle Saint Polycarpe sont détruits, l'Hôpital-Hospice, l'Eglise, deux établissements industriels et 21 locaux à usage commerciaux en partie détruits.

 

17 août 1944, au sud de Lamure sur Azergues dans le Rhône, dans le cadre de l'opération Jackworth, parachutage du 3ème SAS stick III ; arrivées : Lt René Lambert, SGT Charles Lévêque, Joseph Giovanelli, Gilbert Grécias, Eugène Halard, Larmor, Pierre Lard, Louis Levu, Henri Néri, Maurice Noyer et Pierre Simon.  

 

17, 18 et 19 août 1944, Vallon, au sud du département de l'Ardèche, est bombardée, puis mitraillée. Il y a cinq morts et des blessés dont trois grièvement et une maison détruite. En cours d’après-midi, un bimoteur allemand (Heinkel 111 ?) qui mitraille les Résistants situés sur les hauteurs dominant Mauves (Ardèche) est attaqué par une patrouille d’avions alliés. Cinq corps non identifiables sont inhumés sur place. Il aurait été abattu par des Hellcat appartenant au porte-avions USS Tulagi qui croise en Méditerranée.

 

18 août 1944, au sud de Saint Martin la Plaine et au nord de Rive de Gier dans la Loire, dans le cadre de l'opération Jackworth, parachutage du 3ème SAS stick de commandement ; arrivées :  Cpt Gilbert Paumier, Sgt André Marcel Michel, Sgt Lefèvre, Aspt Robert Lecomte, Cpl Paul Clément, Roger Berger, François Gras, Georges Guyot, Jacques Peretti, Jean Rouyer et Pierre-Jean Sasso.

 

18 août 1944, à 9 h 25, 18 B 25 du 310 Bomb Group de l’USAAF larguent 64 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Donzère (Drôme). Le pont est inutilisable ; 9 h 25, 18 B 25 du 310 Bomb Group larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Valence. (Drôme). Le pont est détruit, mais on déplore dans le voisinage : 20 tués, 6 blessés, 6 immeubles détruits, 4 inhabitables et 20 endommagés.

 

18 août 1944, dans la matinée, une formation de quatre P 51 Mustang du 111ième TRS (Tactical Reconnaissance Squadron) décolle du terrain de Borgo, en Corse, pour une mission de reconnaissance sur la vallée du Rhône. Après avoir détruit un Heinkel 111 et endommagé un Junkers 52 sur le terrain de Valence-La Trésorerie, l’appareil du Lieutenant Hornsby est touché par les tirs de la défense antiaérienne allemande. Le pilote, dans l’obligation d’abandonner son appareil en vol, saute en parachute et se pose indemne au quartier de « La Piboulette », sur la commune de Saint Martin d’Ardèche. (Ardèche) Recueilli par des habitants du voisinage, le pilote est confié à la Résistance locale. Quelques jours plus tard, il se retrouvait avec les membres d’équipage du B 24 Liberator qui s’est crashé le 2 août dans la région de Vocance/Vanosc.

 

19 août 1944, en cours d’après-midi, un bimoteur allemand est attaqué par des chasseurs alliés au-dessus de la vallée du Rhône, près de Vienne. L’appareil s’écrase au sol en explosant à proximité de la gare de Vourles. (Rhône) Plusieurs corps calcinés sont aperçus par les témoins du drame. Une patrouille de huit Hellcat du porte-avions américain « Tulagi » revendique avoir abattu, ce jour-là, un Heinkel 111 à dix kilomètres au sud de Lyon.

 

19 août 1944, en début de matinée, un bimoteur allemand s’écrase, au lieudit « les Couches », sur la commune de Tournon. (Ardèche) D’après les rapports de l’aviation américaine : Huit F 6 F Hellcat  décollent du porte-avions USS Kasaan Bay, à 6 heures 25, pour une mission de reconnaissance armée sur la vallée du Rhône. Ils attaquent le trafic routier à Viviers ; deux trains sont mitraillés à Montélimar, puis à Livron. Un bombardier de type Ju 88 repéré volant à basse altitude est abattu au nord de Valence. La patrouille commandée par le lieutenant Commodore Bass se voit attribuée la victoire. C’est la première victoire aérienne remportée par l’US Navy en Europe au cours de la Deuxième Guerre Mondiale.

 

19 août 1944, en cours d’après-midi, un bimoteur allemand, qui mitraille les Résistants situés sur les hauteurs dominant Mauves, est attaqué par une patrouille d’avions alliés. L’appareil s’écrase au sol en explosant dans le « vallon des Aurêts », au nord de la localité de Mauves (Ardèche). Cinq corps non identifiables sont inhumés sur place. D’après les rapports de l’aviation américaine :         « Huit Hellcat décollent à 17 heures 01 du porte-avions USS Tulagi pour une mission de reconnaissance armée. Près de Vienne, deux Heinkel 111 sont repérés et abattus. Un troisième repéré est abattu par le Lieutenant Sandor et l’Enseigne Robinson ». Il s’agit très probablement de l’appareil allemand de Mauves.

 

19 août 1944, à 8 h 40, 15 B 25 du 310 Bomb Group de l'USAAF larguent 32 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône au Pouzin (Ardèche) ; 8h 40, 18 B 25 du 321 Bomb Group larguent 71 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône à Rochemaure (Ardèche).

 

19 Août 1944, en cours d’après-midi, huit Hellcats de la VOF 1, aviation américaine embarquée sur le porte-avions « Tulagi » attaquent deux Heinkel 111 aux environs de Vienne. Le Heinkel 111, codé EC, Werk Nr N 110280, est abattu, et fait un atterrissage forcé, au lieudit « Saint Laurent » sur la commune de Chonas l’Amballan (Isère). Il s’agit d’un appareil appartenant au II./KG 26 (2ème Groupe de la 26ème Escadre de bombardement de la Luftwaffe). Alors que l’avant de l’avion est incendié, quatre ou cinq membres d’équipage en sortent, l’un est blessé. Ces aviateurs regagnent la route nationale n°7 toute proche où circulent des convois allemands.

 

20 août 1944 (limites Ardèche/ Haute Loire), une patrouille de huit chasseurs, du type Hellcat, qui a décollé du porte-avions USS Kassan Bay, survole la vallée du Rhône et ses abords à la recherche d’objectifs ennemis. Vers 13 heures, lors du survol de la localité de Saint Bonnet le Froid, un appareil quitte la formation et pique à mort pour s’écraser au sol en explosant, au lieu-dit « les Moulins », au nord de la localité de Saint Bonnet le Froid (limites Ardèche/Haute Loire).  La mort du pilote, le Lieutenant/ Commodore Harry Brinkley Bass, héros de la guerre dans le Pacifique, reste inexpliquée. La veille, dans la matinée, sa patrouille avait abattu un Heinkel 111, près de Tournon. Un destroyer de l’US Navy a été baptisé USS Brinkley Bass.

 

20 août 1944, 9 h, 18 B 25 du 321 Bomb Group de l'USAAF larguent 60 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhône au Pouzin (Ardèche). Au cours des bombardements du 2, 6 16 et 20 août, on déplore une quarantaine de morts, une dizaine de blessés, 160 immeubles sont détruits, dont l'école publique de garçons et l’église, 250 immeubles endommagés ; 9h 18, 36 B 25 du 340 Bomb Group larguent 3702 bombes à fragmentation de 20 lb et 8 appareils larguent 24 bombes de 1.000 lb sur le terrain d'aviation de Valence-La Trésorerie (Drôme)

 

20 août 1944, c’est à nouveau Vallon et Lamastre (Ardèche qui subissent les actions aériennes allemandes. A Lamastre, les deux bombes de gros calibre tombent dans le lit du Doux et ne font pas de victimes, ni de dégâts graves. Enfin, ce même jour, c’est Saint Georges les Bains qui reçoit la visite de Stuka, heureusement sans victime, ni graves dégâts.

Ce sont les dernières interventions de la Luftwaffe en Ardèche. Le 20 août, l’évacuation du terrain de Valence-La Trésorerie par les Allemands commence et se termine le lendemain. Au bilan des interventions aériennes allemandes sur l’Ardèche : environ 25 localités bombardées dont certaines à trois ou quatre reprises durant des journées entières. Les victimes s’élèvent à 28 morts et 48 blessés ; il y a 127 bâtiments détruits ou gravement endommagés.

 

22 août 1944, obéissant à un réflexe odieux autant que monstrueux, trois avions de la Luftwaffe, volant à basse altitude, bombardent Saint Marcellin (Isère) et lâchent cinq bombes sur la ville, puis mitraillent les habitants. Alors que les agresseurs s'apprêtent à effectuer un deuxième passage pour semer la terreur et la mort, trois chasseurs britanniques qui patrouillent dans les parages leur donnent la chasse et les forcent à s'enfuir sans gloire. Malheureusement, il y a de gros dégâts et de nombreuses victimes. Parmi les personnes atteintes, neuf succombent

 

22 août 1944, aux environs de Chalans, à 2 kilomètres au sud-ouest de Beauvène et à 7,5 kilomètres au sud-est du Cheylard dans l'Ardèche, sur DZ Acanthe, pour le compte du BCRA, parachutages de Maurice Cabot alias Carouzo et Jean Chatenet alias Cacatoes.

 

23 août 1944, à 9 h 45, 18 B 25 du 321 Bomb Group de l'USAAF larguent 60 bombes de 1.000 lb sur le pont routier franchissant le Rhöne à Rochemaure (Ardèche) ; 9h 55, 24 B 25 du 310 Bomb Group larguent 96 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à Givors (Rhône). De nombreuses bombes ont touché le pont, mais plusieurs quartiers de Givors-Canal sont presque rasés. On déplore dans les environs : 58 morts, 95 blessés et 1252 personnes sinistrées ; 10h 07, 12 B 25 du 310 Bomb Group larguent 48 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant la Varèze à Saint Alban sur Rhône (Isère).

 

25 août 1944, à 9 h 55, 18 B 25 du 321 Bomb Group de l'USAAF  larguent 62 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l'Ain à Pont d'Ain (Ain) ;  10h 03, 18 B 25 du 310 Bomb Group larguent 48 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à Culoz (Ain). ; 10 h 09, 18 B 25 du 310 Bomb Group larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant la Varèze à Saint Alban sur Rhône (Isère) ; 10 h 17, 18 B 25 du 321 Bomb Group  larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l'Ain à Villieu-Loyes (Ain)..

 

24 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte OSS/OG, dans le cadre de l'opération Lehigh, parachutage du team Lehing, à partir du Stirling LK-175 du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par Sq Cdr.Mawer ; arrivées :  Major A. T. Cox, Capt. R. Morin et J. Hamblet, Sgt. F. Delage, D. Campbell, W. Beaudoin, P. O'Lear et Cpl. A. Rockman.

 

25 août 1944,

            à 9 h 55, 18 B 25 du 321 Bomb Group de l'USAAF larguent 62 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l'Ain à Pont d'Ain (Ain) ; 

            10h 03, 18 B 25 du 310 Bomb Group larguent 48 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant le Rhône à Culoz (Ain) ;

            10 h 09, 18 B 25 du 310 Bomb Group larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant la Varèze à Saint Alban sur Rhône (Isère) ;

            10 h 17, 18 B 25 du 321 Bomb Group larguent 72 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l'Ain à Villieu-Loyes (Ain).

 

25 août 1944, nn début d’après-midi, des P 47 Thunderbolt de la 4ème Escadre de Chasse de l’Armée de l’Air décollent de leur terrain en Corse pour une mission de reconnaissance armée sur la Vallée du Rhône. Les convois allemands qui s’allongent sur la route nationale n° 7 sont la proie des chasseurs-bombardiers, malgré une Flak redoutable et efficace. Trois appareils sont abattus :           Vers 15 heures, l’appareil du Lieutenant Soubeyrat, touché par la Flak, s’écrase au lieudit « Chabannas » sur la commune de Chateauneuf du Rhône (Drôme) ;

            Quelques minutes plus tard, c’est l’appareil du Lieutenant-Colonel de La Horie qui explose en touchant le sol, au quartier de « Jarnias» , sur la commune de Malataverne (Drôme) ;

            à 16 h 45, l’appareil du sous-lieutenant Guillemard est touché de plein fouet par un obus de Flak. Le pilote qui descend en parachute est mitraillé depuis le sol par des troupes ennemies à donzère (Drôme).

 

27 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), dans le cadre de l'opération Masque/Maison Blanche, parachutage de l'équipe Jedbugh Masque, à partir d'un appareil du 885th Heavy Bomb Squadron de l'USAAF ; arrivées : Capt. Nelson E. Guillot alias Harmonieux, Lt Jacques Bouvery alias Jean René Grammont alias Succulent et radio Sgt Francis M.Poche Jr alias Ideal.

 

27 août 1944, vers 17 heures, le P 47 Thunderbolt piloté par le 2nd. Lt. William Clark appartenant au 314ième Fighter Squadron du 324ième Fighter Group de l’aviation américaine est abattu par la défense antiaérienne allemande, à proximité du quartier de « La Vialle », sur la commune de Cornas (Ardèche). Après que son appareil ait été touché par les tirs ennemis, le pilote se parachute. Au cours de sa descente, les soldats allemands l’ont pris pour cible. Blessé, il est fait prisonnier et transporté dans un hôpital de campagne allemand installé à l’Hôtel des Bains à Saint Péray. Le 2nd. Lieutenant William Clark décède le lendemain de ses blessures. Il est enterré dans la cour de l’Hôtel des Bains auprès de quatre soldats allemands.

 

28 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte du OSS/OG Helen, parachutages d'agents venant d'Algérie, à partir d'un B 24 du 885th Heavy Bomb Squadron de l'USAAF ; arrivées : Capt. L. Vanoncini, Lt. V. Ralph, Sgt. F. Alvaro, C. Turco, J. Caprioli, G. Codino et E. Sotille, Cpl. P. Francis, A. Rockman, M. Penetar, F. Marvin et P. Ouagliate, Pvt. M. Tarrantino, L. Guidarelli et W. Gaglioti.

 

28 août 1944, un appareil de type Bf 109 piloté par l’Oberleutnant Theodor Spiess appartenant à l’escadrille 5(F)/123 (FernAufklarunggruppe ou groupe de reconnaissance lointaine) est abattu, vers 10 heures, par un tir d’armes antiaériennes américaines alors qu’il attaquait un dépôt d’essence dans la vallée de la Drôme. L’appareil explose en touchant le sol au quartier de Charsac sur la commune de Mirabel et Blacons. Le corps du pilote est toujours inhumé sur le lieu du crash. 

 

28 août 1944,

            entre 8 h 59 et 9 h 13, 18 B 25 du 340 Bomb Group de l'USAAF larguent 24 bombes de 1.000 lb sur le viaduc ferroviaire traversant Tarare (Rhône). Le bombardement de ce viaduc, bien que situé en pleine ville, ne sera pas atteint et on ne déplore pas de victimes ;

            9 h 10, 18 B 25 du 321 Bomb Group larguent 35 bombes de 1.000 lb sur le pont ferroviaire franchissant l'Azergues à Anse (Rhône). Le pont ne sera que partiellement détruit et la voie ferrée coupée 24 heures. Dans le voisinage du pont, on déplore 23 morts, 15 blessés et 10 maisons détruites ;

            9 h 20, 18 B 25 du 321 Bomb Group larguent 70 bombes de 1.000 lb sur le viaduc ferroviaire de Bois Dieu à Dommartin (Rhône). Le pont est pratiquement intact et la gare de Dommartin détruite, mais on déplore 3 morts et 5 blessés.

 

28 août 1944, le mitraillage des convois allemands en retraite se poursuit dans la Vallée du Rhône, mais la Flak mobile reste toujours très efficace.

Les P 47 Thunderbolt de deux pilotes du 27th Fighter Group USAAF sont touchés :

            2nd Lt Cattanach, fait un atterrissage forcé à Grane (Drôme), le pilote rejoindra rapidement les troupes alliées ;

            2nd Lt Mosher, malgré un atterrissage brutal à Roynac (Drôme), s’en sort sans trop de mal.

Les P 47 Thunderbolt de quatre pilotes du 79th Fighter Group USAAF sont touchés :

            F/O Jennings trouve la mort, en s’écrasant au sol, près de Montbrison sur le Lez (Drôme) ;       2nd Lt Bagian se pose sans grand dommage, à proximité de La Bathie Rolland (Drôme) ;

            2nd Lt Brown, indemne, après un atterrissage dans la plaine entre Livron (Drôme) et Le Pouzin (Ardèche). Néanmoins, le pilote sera porté disparu à la fin de la guerre ;

            2nd Lt Ogden, se pose en catastrophe, sur les hauteurs de Loriol (Drôme). Il rejoint rapidement les troupes alliées.

 

28 août 1944, (sous réserve de la date exacte) un monomoteur allié s’est posé dans la plaine de Pajay, au lieudit « Les Biaisses », à proximité de Marcilloles (Isère). Les témoignages diffèrent sur les circonstances dans lesquelles s’est effectué l’atterrissage, ainsi que sur le type de l’appareil.     

 

29 août 1944, les chasseurs bombardiers alliés poursuivent leurs attaques sur le gros de l’armée allemande en retraite, au nord de Valence. Mais la Flak continue d’infliger des pertes à l’aviation alliée.

Les P 47 Thunderbolt de trois pilotes du 27th Fighter Group USAAF :

            2nd Lieutenant William Kuykendall fait un atterrissage forcé au confluent du Rhône et de l’Isère. à La Roche de Glun (Drôme). Le pilote, apparemment indemne, décèdera de blessures dans les jours qui suivent ;

            2nd Lt Nielsen pose son avion à Claveyson (Drôme) et rejoindra les rangs des résistants locaux ;          

            2nd Lt Ainsworth se parachute indemne à proximité de Chabeuil (Drôme).

Le P 47 Thunderbolt d’un pilote du 79th Fighter Group USAAF:

            2nd Lt Charpentier est retiré grièvement blessé de son appareil qui s’est écrasé dans les environs de Valence (Drôme). Blessé, il sera soigné dans un hôpital de campagne allemand, avant d’être rapidement libéré.

 

29 août 1944, Huit Spitfire du 111 Squadron de la Royal Air Force sont en reconnaissance armée, en cours d’après-midi entre Valence et Lyon. L’appareil du Sgt Parker, sous le feu d’armes légères allemandes, fait un atterrissage forcé à Proximité de Beausemblant (Drôme). Le pilote blessé est fait prisonnier, il sera soigné dans un hôpital de Lyon et délivré par la Résistance.

 

29 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte de OSS/SG, dans le cadre de l'opération Lafayette, parachutages d'agents, à partir de 3 B 24 du 885th Heavy Bomb Squadron de l'USAAF ; arrivées : 1ier Lt. O. J. Fontaine et L. L. Rinaldi, Sgt. V. Puglisi et G. Apolito, T/4 A. Terraciano, N. Tomasello, C. Civitella et A. Veneruso, T/5 J. Paiano et H. Sonagere, Pvt. D. Telloni, L. Powel, A. Cerasi et J. Iarocci.

 

29 août 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), parachutage de l'équipe Jedburgh Scion, dans le cadre de la Mission Massingham, à partir d'un appareil du 885th Heavy Bomb Group de l'USAAF ; arrivées : Major Osborne P.Grenfell alias Scintillating,     Lt Roger Gruppo alias Georges Revard alias Vif et radio Sgt Thomas Cain alias Vibrant. L'opération a pour but de contacter le Commandant Noir (Gaston Vuchot) en Isère, afin de rallier les éléments des Forces Françaises.

 

31 août 1944, un Spitfire de la Royal Air Force, en flammes, s’écrase à proximité du cimetière de Saint Marcel les Valence (Drôme). Le pilote, qui a sauté en parachute est indemne.

 

31 août 1944, à 3 kilomètres à l'ouest-nord-ouest d'Arbigny dans l'Ain, sur DZ Junot, dans le cadre de l'opération Dauntsey, atterrissages d'agents, à partir de deux Hudson du Squadron 161 de la Royal Air Force pilotés par F/Lt. Bobott et Sqn. Ldr. Wilkinson, à la réception Paul Rivière ; arrivées : 5 passagers dont Charles Béraudier (BCRA) ; au départ : 4 passagers.

 

fin août / début deptembre 1944, sur la commune de Vienne (Isère), au bois des Dimes, un P 47 Thunderbolt de l’aviation américaine s’est écrasé et a explosé en touchant le sol. Cet accident, s’est produit au moment de la Libération : l’avion a quitté sa formation en piquant droit au sol, le pilote a trouvé la mort.

 

fin août / début septembre 1944, vers 16 heures, un monomoteur aux couleurs britanniques, probablement un Spitfire, fait un atterrissage forcé au lieudit « Le Baily » sur la commune de Toussieu (Isère). Le pilote, sain et sauf, est fait prisonnier par les troupes allemandes.

 

été 1944, dans le massif, au nord du Col du Petit Saint Bernard, entre le Col des Rousses et l’Aiguille des Veis, à la côte 3023, vers le Mont Miravidi, à environ 10 kilomètres  au nord-est de Bourg Saint Maurice (Savoie), un avion allemand s’est écrasé à une date inconnue. Een septembre 1944, une patrouille militaire retrouve les débris de l’appareil et deux squelettes. Des recherches ultérieures sur le site retrouvent des éléments pouvant provenir d’un Junker 88 de type A 4.

 

1er septembre 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte de OSS/SG Williams, parachutages d'agents du Team Williams, à partir de 2 B 24 du 885th Heavy Bomb Squadron pilotés par Ogden et Hanson ; arrivées :  Lt H. L. Herres, C. P. Davis, Sgt O. A. Di Silvestro, G. W. Cote et S. R. Vavala, T/5 R. L.Gaillaguet et J. J. Picard, Pvt A. W. Brousseau, D. Medileraneo, H. C. Minutillo et P. Scinto.

 

1er septembre 1944, à Devesset dans l'Ardèche, sur DZ Tandem (45°04'N - 04°22'E), pour le compte du SOE RF/BCRA, parachutages de 6 agents dont James Chaillat (Pectoral), à partir d'un Stirling du Squadron 624 de la Royal Air Force piloté par W/O H.Neily.

 

1er septembre 1944, proche de la ferme Mathieu, à 2 kilomètres au nord-est de Montrigaud dans la Drôme, pour le compte du SOE RF/BCRA, parachutage d'agents, à partir d'un appareil du 885th Heavy Bomb Squadron de l'USAAF ; arrivées : Edmond Brunet alias Valerie, Pierre Bonnet alias Cocteau, Georges Edouard alias Voilier alias Hugo, Pierre Morruzzi alias Maurois et Maurice Decam alias Zola.  A CONFIRMER

 

2 septembre 1944, le chasseur Super Marine « Spitfire », serial PL 440, de la Royal Air Force fait un atterrissage forcé, vers 12 h, au lieu-dit « L’Etang Neuf » sur la commune de Tramoyes (Ain). L’appareil qui effectuait un vol d’essais, depuis le terrain de Sisteron-Thèze (Alpes de Haute Provence), était piloté par le P/O R.W. Allan, Royal Australian Air Force, matricule 411849, appartenant au 3rd ADU (Aircraft Delivery Unit) du 216th Trans Group (unité chargée de la réception des appareils). Suite à une météo peu clémente, le pilote s’égare et à court de carburant, pose son appareil en catastrophe. Le pilote sera récupéré par la Résistance locale

 

2 et 4 Septembre 1944, au retour de mission de mitraillage des troupes allemandes en retraite, au nord de Lyon, des Spitfires d’une unité de la Royal Air Force stationnés sur le terrain de Sisteron-Thèze ont été abandonné en vol par leur pilote au-dessus de la région. L'un, aux limites de l'Ain et de l'Isère, et l'autre probablement aux limites de l'Isère et des Hautes Alpes. Le 2 septembre, il s’agit du Sergent Griev, et le 4 septembre du Sergent Fenton.

           

3 septembre 1944, à 11 h 30, trois chasseurs allemands (Junkers 87 ?) larguèrent chacun deux bombes sur la Route Nationale 7 sur la commune de Communay (Rhône) dans le but de ralentir l'avance des troupes américaines toutes proches. Plusieurs d'entre elles tombèrent dans les champs, seules 3 ou 4 creusèrent des cratères dans la route, et une ou deux n'explosèrent pas.  Ce même jour, un avion aurait mitraillé ou bombardé un objectif au nord de Lyon.

 

dès le 3 septembre 1944, à la Libération, le Génie de l'armée américaine comble plus de mille trous de bombes sur le terrain de Bron et porte la longueur de la piste à 1830 mètres, à l'aide de plaques métalliques perforées.

 

4 septembre 1944, parachutage à l'aveugle, suite à l'absence de balisage,  proche de La Chave à 1,5 kilomètre au sud du Mont Gerbier des Joncs et à 1, 5 kilomètres de La Ceyte, à 6 kilomètres au nord-est de Sainte Eulalie dans l'Ardèche, sur la DZ (44°50’N - 04°13’E), pour le compte de l'OSS, opération  Hecker 6 A Carpetbaggers n° 1915, à la réception Virginia Hall alias Heckle ;  arrivées : saboteur Henry D.Riley alias Rafael et Paul Goillot alias Hermon.

 

4 septembre 1944, sur l'aérodrome d'Ambérieu en Bugey, à 28 kilomètres au sud-ouest de Nantua dans l'Ain, pour le compte des Carpetbaggers, opération Welder 2, livraisons de fournitures, à partir des C 47 de l'USAAF n° 13 piloté par Cl Heflin et n°14 piloté par McManus ; départs : Col Henri Romans-Petit (BCRA) et Owen Denis Johnson alias Gael alias Poet alias Paul (SOE F).

 

4 septembre 1944, à Izernore, à 7 kilomètres au nord-ouest de Nantua dans l'Ain, sur LZ Izernore, dans le cadre de l'opération Mixer 3/Gregory/Etoile, arrivée de deux C 47 Carpetbaggers de l'USAAF, le   n° 15 piloté par Mead et le n° 16 piloté par Rudolph ; arrivées : Equipe Jedburgh Gregory : Cpt Kemys D.Bennett alias Apotre, Cpt Albert P.de Schonen alias Pierre de Shonen alias Argentier et radio Sgt Ron Brierley alias Florin ; IAM Mission Etoile avec 1 jeep, L Col R Broad, Cdt Morel, Cpt Astor, Cpt Terence Kilmartin, Jean Rousseau-Portalis (CL) et Thomson ; Marcel Louison alias Loulou et Lt. Jean Vaudan alias Verduraz et Ludovic.L'opération a pour but de coordonner les actions des FFI avec le support du 2ème SAS dans les Vosges et environs de Gex.

 

5 septembre 1944, atterrissage à Bron d'un premier avion de chasse allié.

 

à la mi-septembre 1944, à Bron, ce seront les Spitfire des 324 et 339 Wing de la Royal Air Force, les P 47 Thunderbolt de la 9 er 12 USAAF , mais aussi les P 47 des Groupes de chasse  français  3/3 et 2/5, qui décolleront pour poursuivre l'ennemi en retraite.

 

10 septembre 1944, à son retour de mission, vers 16 heures, un P 47 Thunderbolt du GC ¼              « Navarre » basé à Ambérieu en Bugey (Ain) s’écrase au sol dans les bois de Pierrefeu sur la commune d’Ambronay (Ain). Le pilote, le sergent-chef Le Brun a sauté en parachute, mais ce dernier s’est mis en torche. Le pilote s’écrase au sol.

 

11 septembre 1944, le 79th Fighter Group USAAF qui participait aux missions de reconnaissance armée sur la Vallée du Rhône s’installe sur le terrain d’aviation de Chabeuil La Trésorerie (Drôme) du 1er au 21 septembre 1944. Le 11 septembre, en soirée, de retour de mission, trompés par l’obscurité, les P 47 Thunderbolt des 2nd Lt Fortune et Winschell entrent en collision. Bilan de l’accident : deux morts.

 

septembre 1944, un B 24 Liberator de l’USAAF qui participe au pont aérien, assurant le ravitaillement en carburant des troupes alliées entre Bron et le sud de l’Italie, connaît quelques difficultés à l’atterrissage sur l'aéroport de Bron ;

 

11 septembre 1944, dans les jours qui suivirent la Libération, le 27th Fighter Group (Groupe de chasse) USAAF, installe un terrain d’aviation dans la plaine de l’Ain à Loyettes (Ain), dans le but de permettre aux appareils de rester au contact des troupes allemandes en retraite. Dans la matinée du 11 septembre, en provenance de Salon de Provence, un appareil de liaison de cette unité, lors de son approche du terrain, heurte le sommet de la colline dominant le village de Leyrieu (Isère). Il s’agit d’un bimoteur Mitchell B 25 D, serial 42-87440. Aucun survivant parmi les trois membres d’équipage et douze passagers qui se trouvaient à bord de l’appareil. 

 

21 septembre 1944, le pilote d’un P 47 Thunderbolt, le sergent-chef Bourdon du Groupe de chasse ¼ « Navarre » effectue un vol d’essai. Depuis le terrain d'Ambérieu en Bugey (Ain) Son appareil s’écrase au sol à 150 mètres à l’ouest des limites du terrain d’Ambérieu. Le pilote est tué.

 

24 septembre 1944, un avion de reconnaissance de type Piper Cub de l’armée américaine fait un atterrissage forcé, à proximité du Col du Petit Saint Bernard (Savoie).

 

28 septembre 1944, un P 47 Thunderbolt du 86th Fighter Squadron appartenant au 79th Fighter Group a piqué au sol et s’est écrasé pour une cause inconnue en bordure du village de La Tanclière (Ain). Le pilote, le lieutenant Marion Zipperer a été tué. 

 

fin septembre 1944, mise en place, entre Bron et Foggia dans le sud de l'Italie, d'un pont aérien à partir de bombardiers B 24 Liberatir de l'USAAF pour le transport de carburant et de munitions.

 

1eroc octobre 1944, des personnels de l'Armée de l’Air en provenance de diverses unités des Forces Françaises de l'Intérieur sont regroupés à Albigny sur Saône (Rhône). A l'initiative du colonel Ruby, la décision ministérielle du 21 novembre 1945 n°775 : « Il est créé une force aérienne française, dite 'Aviation du secteur des alpes' destinée à assurer les missions de liaison et d'observation au profit des forces françaises de ce secteur. Cette unité commandée par le Colonel Ruby sera rattachée au Premier Corps aérien ».

 

30 octobre 1944, un B 25 Mitchell du 324th Fighter Group de la 12th US Air Force, lors d’une mission de convoyage, s’écrase entre Ambérieu en Bugey et Dôle-Tavaux, par un temps de brouillard, sur la commune de Coligny, au lieudit « Valresson » (Ain). Les six membres qui ont pris place à bord trouvent la mort. 

 

31 octobre 1944, vers 10 heures, par un épais brouillard, un Douglas C 47, codé K, serial 42-23469, appartenant au 60ième Groupe de transport de l’aviation américaine, effectue un atterrissage forcé, en brûlant partiellement, au quartier de Pierre, sur la commune de Tournon (Ardèche). Parmi les membres d’équipage et les passagers, on relève : quatre morts, trois blessés, des onze passagers, seuls quelques contusionnés sont transportés à l’Hôpital de Tournon.

 

automne 1944, un B 24 Liberator effectue un atterrissage d’urgence sur le terrain d'Andrézieux- Bouthéon (Loire).

 

1er novembre 1944, vers 11 heures, par un épais brouillard, un C 47 (Dakota DC 3) de l’USAAF fait un atterrissage forcé au lieudit « le mont Py », sur la commune de Poleymieux au Mont d’Or (Rhône). La quinzaine de personnes, équipage et passagers, qui est à bord de l’appareil, est réconfortée à la ferme « Francillon », non loin du lieu de l’accident.

 

1er novembre 1944, le C 47, serial 42-92700, du 17th Troop Carrier Squadron appartenant au 64th Transport Carrier Group de la 12th USAAF, basé sur le terrain d’Istres, assure un vol d’évacuation de blessés depuis le terrain de Luxeuil. Alors qu’il survole la Vallée du Rhône, le brouillard recouvre le Massif du Mont Pilat, et l’appareil pénètre dans cette zone de pluie et de brouillard givrant, et s’écrase vers 14 h 30, au lieudit « Le Chirat de l’Escotay », sur la commune de Doizieu (Loire). Treize corps furent dégagés par les FFI et sept autres par l’armée américaine. A bord de l’appareil, 4 membres d'équipage, 1st Lieutenant Aleda Lutz, infirmière, et 15 blessés en cours d’évacuation dont 6 prisonniers allemands.

1st Lt Aleda Lutz, avait effectué 196 missions d’évacuation sanitaire en plus de 800 heures de vol et accompagnés 3.500 soldats blessés. Elle fut la première femme officier américaine tuée en Europe lors de la Deuxième Guerre mondiale.

 

2 novembre 1944, vers 20 heures, par des conditions météorologiques très défavorables (tourmente de neige), un avion tourne au-dessus de La Ferrière d’Allevard, puis un bruit d’explosion du côté du massif de l’Arpette. Le lendemain matin, une caravane de secours fut organisée. C’est vers 1.600 mètres, dans les alpages, au lieudit « Bois du Gallet », sur la commune de La Ferrière d'Allevard (Isère) que l’épave d’un avion est retrouvée dans la neige. Il s’agit d’un bimoteur, du type Beaufighter VIF, codé 82, serial BT 287, appartenant au 41st Night Fighter Squadron de l’USAAF. L’appareil qui assurait une mission entre Dijon et Istres-Le Vallon avait pour équipage : pilote, 1st.Lt. Jesse Berryhill, radio-radariste, 2nd.Lt. Raymond Rodgers et un passager, S/Sgt.Murell Anderton. Les corps seront descendus à La Ferrière d’Allevard, puis inhumés dans un cimetière militaire américain.

 

7 novembre 1944, le C 47, serial 43-48449, appartenant au 311st Ferry Squadron du 27th Air Transport Group de l’USAAF, assure une mission de liaison entre l’Angleterre et la base aérienne d’Istres. Les conditions météorologiques sont très mauvaises sur les Alpes lorsque l’appareil s’écrase contre la montagne, vers 11 heures, au lieudit « Les Varots », dans le massif montagneux de la Tournette, à 1.950 mètres d’altitude, sur la commune de Thônes (Haute Savoie), à l’est d’Annecy. Les quatre membres d’équipage trouvent la mort. En heurtant la paroi montagneuse, l’appareil a déclenché une avalanche neigeuse qui a recouvert les corps et les débris de l’appareil, qui ne seront retrouvés qu’au cours de l’été suivant.

 

11 novembre 1944, depuis Istres, des bombardiers B 26 Marauders font mouvement vers Bron. Il s'agit des groupes de bombardement 1/22, 2/20, 1/19, 2/52, 1/32 et 2/63 de l'Armée de l'Air. Ils participeront à des missions de bombardement sur les ponts du Rhin et le sud de l'Allemagne. Dans la deuxième quinzaine de mars 1945, ils quitteront Bron pour le terrain de Saint Dizier.  Quelques semaines après l'Armistice du 8 mai 1945, certains B 26 reviendront à Bron dans le cadre d'un pont aérien mis en place entre la France et l'Algérie pour le rapatriement des militaires algériens dans un sens, et dans l'autre pour le retour des familles françaises en Métropole.

 

L’accident d’aviation qui s'est produit le 14 novembre 1944, près du Rivier d’Allemont (Isère), revêt un caractère particulier lorsqu’on sait que l’une des victimes était l’Air Chief Marshal Trafford Leigh-Mallory, le plus gradé des officiers de la Royal Air Force. En août 1944, on lui avait confié le commandement des Forces aériennes alliées en Asie du Sud-Est. C’est en regagnant son nouveau poste que son avion disparut dans les Alpes. L’avion qu’il avait choisi était un Avro-York, quadrimoteur de transport à longue distance, immatriculé MW 126 et appartenant au 511 escadron de bombardement basé à Lyneham. L’équipage était composé de huit personnes et comme passagers Sir Trafford Leigh-Mallory et Lady Doris, son épouse.

Le 14 novembre 1944, sur l’aérodrome de Northolt, près de Londres, il fait -10°C, et la météo est épouvantable. L’Avro-York décolle à 9 heures 07. A 10 heures, il croise un Dakota, à la hauteur du Cotentin, il fait un temps exécrable : neige et glace fondue de 500 à 18.000 pieds. Le plan de vol de l’avion passe à la verticale de Toulouse, Sète, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Ilbe d’Elbe, Rome et Naples-Pomigliano. A 14 heures, l’appareil aurait dû se poser. L’alerte est donnée et les recherches entreprises de chaque côté de la route prévue. Le 26 novembre, toutes les recherches sont abandonnées.

Ce même 14 novembre 1944, il est 12 heures 40, il neige abondamment et des habitants du Rivier d’Allemont et de Fond de France entendent un bruit de moteur d’avion suivi d’une explosion. Les gendarmeries sont alertées et les recherches entreprises furent abandonnées en raison des circonstances atmosphériques exceptionnellement mauvaises

Le Lundi 4 juin 1945, Seraphin Mathieu qui est monté à son chalet d’alpage découvre une aile d’avion de grande dimension et se souvient du bruit formidable du 14 novembre précédent. L’épave est retrouvée au lieudit « Clessy » à 2.260 mètres d’altitude, à deux heures trente de marche du Rivier d’Allemont. La gendarmerie et les autorités américaines sont prévenues de cette découverte. Les corps sont identifiés et descendus à dos de mulet au Rivier d’Allemont. C’est dans ce petit cimetière que sont inhumés, dans la plus stricte intimité, les dix corps, le vendredi 15 juin 1945. 

Le pourquoi d’un tel accident ? Inexpérience du pilote, erreur de navigation, choix de l’équipage, sabotage ?

 

8 décembre 1944, le Bloch 220, immatriculé F-AOHF, appartenant au Gouvernement provisoire de la République française, desservant la liaison 402 sur la ligne régulière Paris-Lyon-Marseille, avec à son bord trois membres d'équipage et 9 passagers se pose à Bron à 13 h 15. Suite à une défectuosité des freins, l'appareil accroche un DC 3 de l'USAF en stationnement. Le Bloch 220 est resté indisponible 48 heures.

 

22 décembre 1944, six P 39 du Groupe de Chasse 2/6 de l'Armée de l'Air quittent leur terrain de Sardaigne pour s’installer sur celui du Vallon, près d’Istres. Les appareils s’égarent dans la brume sèche sur le sud-est de la France. A la tombée de la nuit et à court de carburant, les appareils font des atterrissages forcés aux environs de Livron et de Loriol (Drôme). Les pilotes s’en sortent indemnes

 

année 1944, un avion de la Luftwaffe, de type Arado, s’est écrasé à proximité de Chazelles sur Lyon (Loire).

au cours de l’été, un Junker 88 A 6 de la Luftwaffe s’est également écrasé à  proximité  Chazelles sur Lyon (Loire).de la localité.

 

19 janvier 1945, à Lyon-Bron, en janvier 1945, le B 26 Marauder n°42-95995 du Groupe de Bombardement moyen 2/63 « Sénégal », est déclassé en raison des dommages occasionnés par la flak (défense antiaérienne allemande) lors du bombardement des ponts sur le Rhin. Après révision de l’appareil, le chef mécanicien Victor Schoenenberger se porte volontaire pour effectuer un vol de réception le vendredi 19 Janvier 1945. Voici son récit : « Peu après le décollage à 11 heures 21, un grand bruit… comme une explosion eut lieu du côté du moteur droit. Privé d’une partie de ses commandes, l’avion fut désemparé, mais grâce au sang-froid et à son adresse, le Lieutenant Duwernell, co-pilote, réussit à atteindre un grand champ enneigé, à proximité de SaintJust-Chaleysin (Isère), mais malheureusement bordé d’une rangée de grands peupliers que le B 26 était incapable de franchir. Au passage à travers la rangée d’arbres, la queue fut arrachée et le reste de l’appareil, train rentré continua sa course dans la neige, en perdant ses moteurs, et pris feu immédiatement !

« Comme j’avais réussi à ouvrir à l’avance, l’issue de secours, nous sommes sortis rapidement, à l’exception du pilote et du co-pilote qui, blessés étaient restés attachés sur leur siège. Nous les avons détachés et sortis le plus vite que nous avons pu, car les munitions des mitrailleuses, encore armées, sautaient dans tous les sens, pendant que la carlingue continuait de se consumer.

« Des habitants du village voisin vinrent spontanément à notre secours, pour nous aider et nous réconforter.

Le vol qui n’a duré que quelques minutes et l’équipage composé du pilote, Lieutenant Willy Pinhede, du copilote Lieutenant Duwernell, du navigateur Sous-Lieutenant Stouff du radio Adjudant Sagazan, et du mécanicien Victor Schoenberger a eu ce jour-là « la Baraka »

           

6 février 1945, à 2 heures 47, le B 24 Liberator, codé K, serial 41-29505, du 85ème Bomber Squadron appartenant au 492ième Bomber Group de la 8ème USAAF, s’écrase au lieudit « Carrière Astier » dans le quartier du Terraillon à Bron (actuellement 57, avenue Pierre Brossolette). L’appareil qui effectue un vol d’entrainement à la navigation de nuit est basé sur le terrain de Harrington en Angleterre. A la suite d’une panne de moteur, l’appareil envisage un atterrissage d’urgence, par visibilité nulle, sur le terrain de Bron. Après avoir longuement tourné au-dessus du terrain, l’appareil tente un atterrissage forcé, mais il s’écrase au sol. Un seul rescapé parmi les huit membres d'équipage.

 

21 février 1945, ce jour-là, transfert de sept P47 Thunderbolt d’un squadron du 27th Fighter Group USAAF du terrain de Pontedera en Italie vers celui de Saint Dizier, avec escale à Marignane. Lors du survol le Massif du Vercors dans les nuages, un appareil est porté manquant. Il s’agit du P 47 Thunderbolt, serial 44-20801, piloté par le Lieutenant William T. Russell.

Le 17 mars 1945, la brigade de Gendarmerie nationale de Chabeuil est informée que les débris d’un appareil de nationalité inconnue ont été retrouvé à proximité du Col des Limouches, aux limites des communes de Gigors et de Combovin (Drôme). Il est prouvé qu’il s’agit d’un appareil américain, et que les papiers retrouvés sur le cadavre du pilote sont au nom de Billy Russell.

 

28 février 1945, en début d’après-midi, le B 26 Marauder, n° 32, du Groupe Bretagne décolle du terrain de Bron pour une mission de bombardement sur le sud de l’Allemagne. Suite à un incident technique, l’appareil tente un atterrissage forcé, au nord, de la localité de Saugnieu. (Rhône). Au contact du sol, l’appareil prend feu. A bord de l’appareil, l’équipage suivant : Sous-Lieutenant Hentges, pilote ; Sergent Bourassier, co-pilote ; Sergent Pernot, navigateur ; Sous-Lieutenant Dravert, mécanicien ; Sergent Moulard, radio et le Sergent Vesan, mitrailleur. Dravert et Moulard trouvent la mort dans l’accident, les trois autres membres d’équipage sont blessés. 

 

16 mars 1945, le Junkers 52 AACI n°505, immatriculé F-BAJH, appartenant aux Transports Aériens militaires, piloté par Guillet, radio Elink, mécanicien Pradon et trois passagers, quitte l'aire d'embarquement de Bron à 15 h 17 à destination de Marseille. Sur l'espace, entre la voie de circulation et l'aérogare, il heurte deux pompes à essence situées trop proches des voies de circulation.

8 mai 1945, lors de la signature de l'armistice sur le front européen de la Seconde Guerre mondiale, l'aspect du site aéroportuaire de Bron est lamentable : les hangars d'aviation militaire sont pratiquement détruits, à l'exception d'un seul situé à proximité de l'aviation civile ; les casernements de la base aérienne sont en grande partie détruits ; l'aile droite de l'aérogare et le hangar Caquot sont gravement endommagés. La base aérienne de Bron est pratiquement rayée de l'ordre de bataille de l'Armée de l'Air, toutefois, les installations restantes prennent le nom de 'base équipée 105'.

 

 

 

 

 



27/10/2020
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